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dimanche 7 novembre 2010

Un jeu demeure un jeu!

Mon week-end ne pouvait mieux commencer! Vendredi soir au Téléjournal de Radio-Canada, il y avait un reportage sur le Maire de Québec. Je n’en avais entendu aucun écho, mais si je résume, disons que la semaine dernière, il était en forme Mon Régis. Je dis Mon Régis parce que je ne peux pas vous le cacher, Régis et Gérald sont mes maires fétiches sous l’angle du leadership. Tous mes écrits s’y rapportant se trouvent ici.

Commençons avec le juteux ou si vous préférez, les déclarations-chocs. En début de semaine, en plein conseil municipal, Mon Régis y a été d’un, « …elle est stupide ta question… » à l’endroit de la conseillère indépendante, Anne Guérette. Un peu plus tard dans la semaine, Mon Régis s’en est pris aux «fonctionnaires incompétents» qui ont travaillé sur le projet d’une voie réservée. Si ce n’est pas ça être en forme, qu’est-ce que c’est?

Évidemment, si ce n’est pas ça être en forme, ce n’est pas non plus du leadership. Du moins, ce n’est pas le comportement qu’on attend d’un leader. Pourtant, j’ai déjà dit que Régis Labeaume est un leader affectif. Ce qui peut donner l’impression au néophyte que c’est à ne rien comprendre. Vous comprenez, si Mon Régis est un leader, pourquoi ne se comporte-t-il pas comme un leader? Ou si vous préférez, il est où son problème?

Ne partons pas en peur, le problème de Régis, c’est qu’il n’a pas pris le temps de lire cette chronique-ci, et conséquemment, celle-là non plus. Je profite donc de l’occasion pour lui suggérer de me lire sur une base régulière. Je profite également de l’occasion pour inviter les Écoles de gestion qui font des études de cas à utiliser mon blogue. Elles y trouveront tout le matériel nécessaire, et bien plus, pour prémunir les futurs loups, faucons, requins et autres, contre le sentiment de puissance. Mon Régis en est l’étalon et on comprend que le sentiment de puissance est dommageable pour le leadership.

Après l’apéritif, passons au plus sérieux. Autrement dit, comme on dit, jamais deux sans trois, et Mon Régis complétait son tour du chapeau en claquant la porte de l’Union des municipalités du Québec (UMQ). Évidemment, Mon Régis a été égale à lui-même, « … Je refuse que M. Gascon parle au nom de la ville de Québec. » Précisons que Marc Gascon est le président de l’UMQ ainsi que le maire de la ville de Saint-Jérôme.

Ce qui turlupine Mon Régis, c’est que le maire de Saint-Jérôme est critiqué pour sa façon de gérer les dossiers d’acquisition de la ville. Par exemple, l’aréna et un centre de loisirs ont été loués à long terme au lieu d’être achetés en bonne et due forme. Le stratagème a permis d’éviter le processus d’appel d’offres. Quelques citoyens pensent que cela aurait permis du favoritisme et peut-être…

Avec tout ce qui se passe et c'est dit dans la dernière année concernant la gestion des fonds publics, le maire Labeaume est convaincu que le monde municipal doit être au-dessus de tout soupçon. En ce sens, il aurait aimé que le maire Gascon se retire de la présidence de l’UMQ le temps que le ministère des Affaires municipales ait complété les vérifications sur les processus de sa ville. L'idée est bonne, la façon discutable...

Dans le trop-plein de Mon Régis, il y aurait aussi le fait que l’UMQ n’a pas ouvert de bureau dans la ville de Québec comme il le demande depuis un certain temps. Mais ne nous enfargeons pas dans les fleurs du tapis, car là n’est pas le plus intéressant. Ce dernier se trouve dans la réaction des maires membres de l’UMQ.

Il est intéressant d’entendre, par exemple le premier vice-président de l’UMQ, dire que les 42 maires du conseil d’administration de l’organisme ont serré les rangs derrière M. Gascon suite à l’annonce du Maire Labeaume. Tout de même curieux, ça me fait penser aux gens de la FTQ qui sortaient dans les médias pour dire qu’on n’a pas besoin d’enquête publique sur l’industrie de la construction. À les écouter, ils n’avaient rien à se reprocher. Sans parler que tout va pour le mieux sur les chantiers au Québec. Tout de même curieux qu’au moment où on s’attendrait à du jugement et du sens critique, on a plutôt tendance à faire comme si de rien n’était…

Cela me fait penser au jeu que l’on pratiquait l’hiver dans la cour d’école. C’était bien avant la Guerre des tuques. Le but du jeu était d’atteindre le haut de la montagne de neige et par la suite, pousser en bas les autres qui tentent de monter. Curieux hasard, seuls ceux qui serraient les coudes pouvaient conserver leur place jusqu'à la fin de la récréation. C’est à ce moment qu’ils se sentaient puissants parmi les autres. Dommage qu’ils n’aient pas tous compris qu’un jeu demeure un jeu!

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jeudi 10 juin 2010

Comment évolue votre leadership?

Dans le monde d’aujourd’hui, un gestionnaire ne peut survivre bien longtemps s’il n’a pas de leadership. Par mes conférences et surtout mon coaching, c’est exactement en ce sens que j’interviens. J’aide les gens à devenir de meilleurs leaders. J’aide les gens à faire évoluer leur leadership dans la bonne direction. Inutile de jouer à l’autruche, il est effectivement possible que le leadership évolue dans la mauvaise direction.

Dans ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership et en coaching, je fais référence au modèle du leadership que j'ai développé, Les Forces Leaderiales. On retrouve dans ce modèle le leader affectif et le leader cognitif. Dans l’actualité, et pour nos besoins d’apprentissage, on retrouve l’un et l’autre par l’entremise des maires Régis Labeaume (affectif) et Gérald Tremblay (cognitif). Vous trouverez plus d’info sur affectif VS cognitif ici.

Cette semaine, à leur façon, Régis et Gérald nous ont montré comment le leadership peut évoluer lorsqu’on est un leader affectif ou un leader cognitif. En ce sens, cette semaine, Régis a sauté les plombs au contact de Danielle Roy-Marinelli, mairesse de Lévis. Pour sa part, Gérald a encore une fois démontré qu’il est le dernier informé avec l’histoire sur la location de policiers à la Place Dupuis.

Malgré les excuses qu’il a adressées aujourd’hui, le cas du maire Labeaume est intéressant, car plus le temps passe, plus il devient impénitent. Rien de surprenant, plus le temps passe, plus le naturel des gens s’extériorise au grand jour. Et cela est encore plus vrai lorsqu’on se sent puissant. Cliquez ici pour en savoir plus sur le phénomène de puissance.

Le leader affectif est un bon candidat au sentiment de puissance. Ceci étant donné que l’affectif est quelqu’un qui est en contact avec ses pulsions. Ce qui inclut, ses pulsions primaires. Cette semaine, le maire Labeaume nous a montré où mène le mélange, pulsion primaire VS sentiment de puissance. Ce mélange mène directement vers un dérapage ou si vous préférez, directement vers un comportement qui nuit au leadership.

Pour sa part, le maire Tremblay nous a fait une autre démonstration des obstacles que doit surmonter le leader cognitif : savoir ce qui se passe au sein de l’organisation. Rien de surprenant que le maire Tremblay n’était pas informé; le leader cognitif n’est pas le candidat idéal pour gérer les activités opérationnelles.

Personnellement, si j’avais travaillé en coaching avec le maire Labeaume, j’aurais travaillé sur ses valeurs et ses besoins d’affirmation. Le maire Labeaume, comme la majorité des affectifs, c’est quelqu’un qui a besoin d’être. C’est quelqu’un qui a besoin d’exister. Et dans le monde vivant, exister, cela se fait souvent au détriment des autres. Pour être de bons leaders, les affectifs doivent apprendre à contrôler leurs pulsions.

Pour sa part, en tant que leader cognitif, le défi du maire Tremblay est tout autre. Le défi du leader cognitif, c’est d’être en contact avec ceux qui l’entourent. Le leader cognitif a de la difficulté à communiquer sa vision des opérations. En coaching avec le maire Tremblay, j’aurais mis l’emphase sur des exercices relationnels. Le maire Tremblay doit apprendre à être plus proche de son équipe. Il doit améliorer ses contacts humains. Il doit apprendre à «connecter» avec les gens.

Et vous? Êtes-vous un leader affectif ou un leader cognitif? Et en ce sens, comment évolue votre leadership?

mardi 13 octobre 2009

Régis Labeaume lance et compte!

Ne cherchez pas à comprendre, il y a des sujets comme ça. Il y a des sujets qui sont incontournables. Incontournable en particulier ici au Québec. Incontournable plus particulièrement là-bas à Québec! D’ailleurs, l’adage le dit trop bien. Jamais deux sans trois. Quoique pour rester dans le sujet, il serait plus juste de faire référence au tour du chapeau.

Après son 400e, après son Red Bull Crash Ice, après le retour du Moulin à images, après l’arrivée du Cirque du Soleil dans sa ville, le Maire de Québec revient à la charge. Il revient à la charge, pour ne pas dire qu’il revient à fond de train. De toute façon, vaut mieux s’en tenir à la charge parce que le train, oubliez ça.

Évidemment, si vous vous intéressez au leadership, vous devez vous demander comment il fait ce Régis. Oui!, oui!, comment il fait Régis. Parce qu’entre nous, il n’a plus besoin de Labeaume pour qu’on sache qu’on parle de lui.

N’empêche! N’empêche, comment fait-il? Comment fait-il pour mener ses projets? Comment fait-il pour les mener à terme les uns après les autres? Avouez que ça commence à être intrigant!

Comment se fait-il qu’un homme plutôt ordinaire, un homme pas vraiment grand, un homme sans grande manière, un homme sans réel charisme, un homme qui ne fait pas dans la dentelle, un homme fier de ne pas faire dans la dentelle, un homme qui affirme ne pas vouloir faire de politique, un homme disons, plutôt terre-à-terre bref, comment se fait-il que Régis Labeaume accumule les succès les uns après les autres?

Évidemment, si vous êtes un fidèle lecteur, vous connaissez une partie de la réponse. À tout le moins, vous connaissez le début de la réponse. C’est tout simplement que Régis est un leader affectif.

Vous savez également que le leader affectif est celui qui s’intéresse à l’humain plus qu’aux idées. Du moins, plus à l’humain que les grandes idées. En fait, celui qui préfère l’action à la réflexion. Mais plus encore, c’est celui qui est attentif aux autres. Celui qui s’assure d’avoir été bien compris. Celui qui s’assure d’avoir bien compris.

Dernièrement, Régis nous a donné des exemples de sa méthode. En particulier lorsqu’une journaliste insistait pour en savoir plus concernant le retour des Nordiques à Québec. Et lui de répondre qu’il aurait d’autres nouvelles dans les prochains jours. Tout en ajoutant, "Est-ce que ça vous convient?" Rien de mieux que de s’assurer d’un commun accord lorsqu’on veut démontrer notre respect de l’autre.

Autre bel exemple avec l’Infoman national, Jean-René Dufort. Comme tout bon journaliste, ce dernier voulait son scoop. Et Régis de lui répondre. "Venez nous revoir la semaine prochaine. Mes amis de Québec sont là et je ne peux pas vous dire plus que ce que je leur ai dit." Une façon de faire comprendre: «Je vous aime bien mais je vous traite sur le même pied d’égalité que les autres.»

Lorsqu’on regarder aller Régis Labeaume, on comprend que le leadership, ce n’est pas nécessairement compliqué. En regardant Régis Labeaume, le leadership se résume ainsi: «Soyez vous-même, soyez direct. Pas de tataouinage faut que les choses avancent.» ou encore, «Qu’est-ce qu’il faut pour que ça fonctionne?»

Comment se fait-il que Régis Labeaume mène à terme ses projets? Rien de plus simple à comprendre en ce 30e anniversaire de l’entrée des Nordiques dans la LNH. C’est tout simplement qu’il ne s’enfarge pas à la ligne bleue. Surtout, il ne niaise pas avec le puck.

Autrement dit, Régis Labeaume mène ses projets à terme tout simplement parce qu’il lance et compte!

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mercredi 23 septembre 2009

Compteurs d'eau: fin d'un tabou

Le sujet est incontournable sous l’angle du leadership. L’annulation du contrat des compteurs d’eau à la ville de Montréal va nous permettre de revoir certaines idées préconçues sur le leadership. Je vais également profiter de l’occasion pour poursuivre le dévoilement du modèle que je présente dans la conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership (Informations et inscription aux conférences publiques).




Pour demeurer dans le thème, disons que l’eau au moulin de cette chronique provient entre autres du TVA 17 heures diffusé hier soir. Pierre Bruneau interviewait alors Gérald Tremblay sur l’Événement de la journée. Voici quelques extraits pris à la volée, je paraphrase: "J’ai posé des questions. J’ai demandé comment ça va dans le dossier. On m’a dit que ça va bien.", "Je n’ai pas eu l’information. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse?", "Lorsque j’ai des faits, j’agis."

Comme plusieurs, il est fort probable que les derniers événements à la ville de Montréal, et peut-être plus encore les réponses du maire, vous fassent douter du leadership de ce dernier. Si c’est le cas, vous faites erreur. Le problème n’est pas le leadership de monsieur Tremblay. Le problème est la compréhension fautive du leadership qui est répandu dans le monde de la gestion.

Comme erreur de compréhension, il y a l’idée préconçue qu’un leader est un visionnaire. Ce qui laisse croire qu’un visionnaire sera un leader. Ce qui n’est pas nécessairement le cas du moins, pas tout à fait le cas.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Gérald Tremblay est un visionnaire. À tout le moins, comme je l’ai déjà mentionné ici-même sur ce blogue, le maire Tremblay a une vision pour la ville de Montréal. Entre autres à ses yeux, le succès de Montréal passe par l’appropriation de la ville par les citoyens. Par exemple, si les résidants de la ville veulent une ville propre, il faudrait qu’ils cessent de jeter leurs rebuts par la fenêtre de leur voiture.

Gérald Tremblay croit à l’implication du citoyen dans son environnement. C’est sa vision de Montréal. En ce sens, il est visionnaire car la désaffection de l’individu pour le milieu dans lequel il évolue est effectivement une lacune majeure dans de nombreuses organisations. Pour autant, cela ne nous empêche pas de douter de ses réponses aux médias. Et c’est tout à fait normal. Les réponses du maire semblent dans le registre du « Qu’est-ce tu veux qu’un gars faise? »

Dans les faits et par ses réponses, le maire Tremblay démontre simplement qu’il est dépassé par les événements. Ce qui personnellement ne me surprend pas. Le maire Tremblay n’est pas quelqu’un qui est à l’aise dans les activités quotidiennes du fonctionnement d’une organisation. Et c’est là l’une des sources des problèmes de leadership dans les organisations. Trop souvent, les entreprises n’ont pas le bon profil de leader au bon endroit.

Comme je l’ai mentionné antérieurement dans d’autres chroniques, le maire Tremblay est un leader cognitif. C’est quelqu’un qui est à l’aise avec les concepts. C’est quelqu’un qui perçoit comment les choses devraient se faire. Mais à la lumière des événements des derniers mois à la ville de Montréal, on comprend que le leader cognitif n’est pas à l’aise dans l’opérationnel. En ce sens, les réponses du maire sont très révélatrices. "J’ai posé des questions. On m’a dit que ça va bien. "

Le dossier des compteurs d’eau est l’occasion idéale pour démontrer que la dyade leader VS visionnaire est erronée. Dans les faits, les chances sont grandes pour qu’un leader cognitif soit un visionnaire. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’il est fort probable qu’il n’excelle pas dans les activités courantes. Et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit visionnaire ou non. Voilà ce qu’on peut qualifier comme étant la fin d’un tabou.

Lecture suggéré : Maire Tremblay – Maire Labeaume


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jeudi 13 août 2009

Festival de la controverse

Après le festival de la guitare, du doré, de l’omelette, du cochon, de la truite, de la gigue, du bûcheux, de l’Oie blanche, d’la gibelotte, de la galette et du «western extrême (???)»… avec la canicule qui arrive au moment où on ne l’attendait plus… il nous fallait un événement pour agrémenter le mois d’août que plusieurs auraient aimé déplacer en juillet. Mais comme tous les thèmes semblent avoir été utilisé par nos créatifs compatriotes, ne restait plus que le festival de la controverse pour alimenter ce blogue dédié au leadership! Avez-vous dit leadership?

Wow! N’est-ce pas fantastique? Des gens qui gèrent des millions de dollars. Des gens qui négocient à longueur d’année. Soit pour faire venir un artiste. Soit pour remplacer l’autre qui a annulé à la dernière minute. Des gens qu’on admire pour leurs réussites là où tout le monde voyait l’échec. Des gens que l’on montre en exemple dans le but de perpétuer l’excellence.

Des gens qui finalement, sont comme vous et moi. Des gens qui font semblant de rien et tentent de damer le pion à l’autre. Des gens qui affirment vouloir collaborer pendant que les autres voient de mauvaises intentions. Des gens qui se méfient de ce qui pourrait advenir de ce qu’ils ont construit à travers le temps. Des gens qui entrent dans la mêlée une fois le bal parti.

Pendant que nos soldats jouent de la gâchette et risquent leur vie pour la démocratie, d’autres se chamaillent pour un moment de l’espace-temps. Serait-ce là l’origine de l’adage qui parle du gars qui se plaint le ventre plein?

Bien sûr que je comprends les problèmes de logistique. Je comprends tout autant l’optimisation des ressources, matérielles, humaines et financières. Je comprends également que peu importe l’échelle, les problèmes sont du pareil au même. J’espère simplement que vous ne croyez pas que votre organisation est à l’abri de ce qui se passe sous nos yeux par l’intermédiaire des médias. Je l’espère sincèrement car peu importe l’échelle, c’est bonnet blanc blanc bonnet. Seuls les acteurs changent, et l’ampleur des enjeux. Leadership! Avez-vous dit leadership?

Personnellement, j’aime bien ce nouvel épisode de l’interminable épopée Montréal Québec, ou Québec Montréal si vous préférez car loin de moi l’idée d’éveiller votre possible susceptibilité. Ce nouvel épisode permet de voir mes profils de leader à l’œuvre. D’un côté l’affectif maire Labeaume qui exprime le fond de sa pensée comme ça vient. On ne l’accusera assurément pas de parler la langue de bois. De l’autre côté, il y a le cognitif maire Tremblay qui demeure un peu mal à droit dans ce genre de circonstance. Comme toujours, il garde son air serein.

Affectif ou cognitif, j’aborde le thème plus en détail dans ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. Je la présente en formule déjeuner-conférence public au mois d’octobre prochain. Cliquez ici pour voir un extrait, plus d’information ou vous inscrire.

Il y a une semaine jour pour jour, j’abordais la limite du leadership avec le passage de Bill Clinton en Corée du Nord. Je parlais alors de gens qui refusent de voir le monde comme les autres, des gens qui veulent que les choses se fassent à leur façon ou qui ont une trop grande estime d’eux-mêmes.

Pour avoir du leadership, il est important de prendre conscience que l’histoire n’est qu’un perpétuel recommencement dans lequel les enjeux sont parfois plus, parfois moins important. Pour avoir du leadership, il faut éviter d’entrer dans ces jeux par lesquels on perd de vue l’essentiel. Pour avoir du leadership, il faut éviter de provoquer l’autre ou d’avoir peur de lui. Pour avoir du leadership, il faut également éviter de ne penser qu’à protéger nos acquis ou d’en acquérir d’autres.

Lorsqu’on regarde l’actualité, c’est là qu’on comprend que ce n’est pas compliqué le leadership. Lorsqu’on regarde l’actualité, c’est là qu’on comprend que trop souvent, on s’empêtre dans des peccadilles ou des futilités. Lorsqu’on regarde l’actualité, on comprend que la limite du leadership se trouve là où on cesse de dialoguer pour mieux collaborer. Lorsqu’on regarde l’actualité, on comprend que pour avoir du leadership, il faut éviter d’entrer de plein pied dans le festival de la controverse!

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lundi 4 mai 2009

Maire Labeaume: Leader affectif

Hier je faisais une chronique sur le maire Tremblay suite à son entrevue au 18 heures de TVA vendredi dernier. Je donnais alors des précisions sur le mode de fonctionnement d’un leader cognitif. Suite au passage du maire Labeaume hier soir à Tout le monde en parle, je vous propose aujourd’hui une chronique sur les leaders affectifs.

Je dois préciser que j’adore les maires Tremblay et Labeaume car ils sont des leaders quasi purs d’une des composantes du modèle des Forces Leaderiales soit les Forces Affectivocognitives. Ils sont d’autant plus intéressants qu’ils sont également des leaders fortement positifs – une autre caractéristique des Forces Leaderiales en l’occurrence, l’Orientation du leadership. Étant tous deux des leaders positifs, MM Tremblay et Labeaume facilitent la compréhension des Forces Affectivocognitives; c’est le principe de l’isolement des variables que préconise la démarche scientifique.

Comme je l’ai expliqué auparavant, le maire Labeaume excelle dans la gestion au quotidien – voir la section archive par thème sous Maire Tremblay – Maire Labeaume. C’est l’une des facettes qui caractérise les leaders affectifs. Ce sont des gens vifs d’esprit qui réagissent du tac au tac à ce qui se passe autour d’eux.

Ajout du 23 mai 2009 : Extrait vidéo sur You Tube






Dès le début de l’entrevue, on a pu voir la force des leaders affectifs dans le feu de l’action. J.A. Lepage demandait au maire s’il avait traité avec la Reine d’Angleterre étant donné qu’il avait signé le chanteur Sting pour l’édition 2009 du Festival d’été de Québec. Le maire répondait qu’il y a plusieurs grands artistes britanniques. À ce moment, J.A. Lepage a mentionné que Paul Potts, assis à côté du maire, était également britannique. Et le maire Labeaume de se tourner vers le ténor "Justement j’ai parlé avec son gérant et il y a peut-être quelque chose à faire. I have talk with your…" en prenant le bras de monsieur Potts. Une belle démonstration de la facilité des affectifs à interagir avec les autres.

Plus tard dans l’entrevue, J.A Lepage demandait au maire de commenter sa façon de faire dans les médias concernant une sortie à l’attention des fonctionnaires de la ville. La réponse de Monsieur Labeaume ne s’est pas fait attendre : "J’ai passé le message. J’espère qu’ils ont compris." Avec un éclat de rire pour clore la discussion.

Hier en parlant du maire Tremblay, j’expliquais que les leaders cognitifs sont souvent déconnectés de leurs équipes. C’est tout le contraire qui se passe avec les leaders affectifs. La complicité du maire Labeaume avec Daniel Gélinas en est une belle démonstration – Monsieur Gélinas est le DG du Festival d’été de Québec. C’est lui également qui a pris à pied levé la direction du 400e de Québec un mois après l’arrivée en poste du maire Labeaume.

Cette complicité a atteint un paroxysme lorsque J.A. Lepage a demandé s’il était possible d’échanger le maire de Québec pour le maire de Montréal – un clin d’œil au monde du hockey alors que Guy Carbonneau était présent. C’est Daniel Gélinas qui a pris la balle au bon : "Il faudrait qu’on négocie, c’est moi son gérant." Le maire Labeaume a poussé un éclat de rire en prenant Daniel Gélinas par l’épaule. Un geste évident de complicité.

La réplique de Monsieur Gélinas était de mise car plus tôt dans l’entrevue, J.A. Lepage avait mentionné que la semaine dernière lors de son passage à l’émission, Jean Leloup avait dit qu’il irait au Festival d’été de Québec si les organisateurs lui donnaient 400 000$ - le même montant que Paul McCartney aurait eu pour son spectacle gratuit. Régis Labeaume a alors répondu qu’il faudrait voir ça et négocier avec son gérant. À quoi J.A. Lepage a répliqué : "Négocions, c’est moi son gérant."

La complicité entre MM Labeaume et Gélinas démontre que la relation entre un leader affectif et son équipe est beaucoup plus proche, chaleureuse amicale et intime si on la compare à celle d’un leader cognitif (le maire Tremblay et les artisans des déboires de la ville de Montréal). Dans une relation mise en place par un leader affectif, on comprend qu’il devient difficile pour les membres de l’équipe de cacher des choses au leader.

Je terminerais cette chronique d’une façon similaire à celle d’hier. Pour exceller dans votre rôle de gestionnaire et pour avoir du leadership auprès des employés et collègues que vous côtoyez, vous devez bien vous connaître. En ce sens, Êtes-vous un leader cognitif ou affectif?


* Pour en savoir plus sur les concepts de leader cognitif/affectif, leader positif/négatif – des composantes du modèle que je nomme les Forces Leaderiales – je vous invite à participer à la présentation de ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. Cette conférence peut être présentée pour des événements corporatifs lors de colloque, séminaire ou en formule lunch & learn. Veuillez communiquer au 514 712-1465 pour plus de détails.

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dimanche 3 mai 2009

Maire Tremblay: Leader cognitif

Vendredi soir au 18 heures de TVA, le maire Tremblay a fait une sortie en règle contre les éditorialistes du journal La Presse. Entre autres, Monsieur le Maire dénonçait Nathalie Collard qui lui demande d’annoncer qu’il ne sollicitera pas un autre mandat afin que des candidats intéressés par la mairie puissent se préparer en vue de l’élection du 2 novembre prochain. "Ce n’est pas un éditorialiste de La Presse qui va décider qui sera le prochain maire de Montréal. C’est le rôle des Montréalaises et des Montréalais de choisir qui va les représenter."

Laissons les politiciens et les journalistes faire leur travail. Il y a mieux à faire de mon point de vue. Mieux à faire sous l’angle du leadership.

La question est pertinente, comment la situation à l’Hôtel de Ville a-t-elle pu dégénérer à ce point? Les scandales se multiplient les uns les autres et plus on creuse le dossier pour faire la lumière, plus le sol semble contaminé. Pour faire un parallèle, je dirais que ce qui se passe à la mairie de Montréal ressemble drôlement au prolongement de l’autoroute 25: tout est sous-évalué par un facteur 10! Sortons l’artillerie lourde.

Ce n’est pas la première fois que je parle du maire Tremblay. À mes yeux, c’est quelqu’un qui a de très bonnes aptitudes pour exercer du leadership. Monsieur Tremblay a à cœur le succès de sa ville. Toutefois, Monsieur le Maire a une faiblesse pour bien performer dans une dynamique leaderiale (interactions entre plusieurs leaders). Sa faiblesse est reliée aux Forces Leaderiales qui le caractérisent. Dans le modèle que j’ai développé, le maire Tremblay est un leader cognitif positif*.

Le problème des leaders cognitifs positifs (jusqu’à preuve du contraire) commence lorsqu’ils rencontrent des leaders affectifs négatifs; ce que sont probablement Zampino et les autres intervenants de la SHDM. Pour faire simple, disons que les leaders cognitifs n’arrivent pas à percevoir les intentions des leaders affectifs. Ceci étant donné que les cognitifs ne sont généralement pas aptes à déceler les intentions des gens qu’ils rencontrent. D’une certaine façon, les cognitifs n’ont pas de sixième sens pour ressentir les autres.

Est-il possible que le maire n’ait rien vu des bourbiers en gestation?
Ce n’est pas la première fois que j’observe des leaders cognitifs interagir avec des leaders affectifs. Ce n’est pas la première fois non plus que je voix des leaders cognitifs positifs et des leaders affectifs négatifs interagir dans le même environnement. En fait, cela se produit dans la majorité des organisations.

Et en ce sens, je ne suis pas surpris d’entendre Monsieur Tremblay dire qu’il ignorait ce qui se passait autour de lui ou que selon lui, tout a été fait selon les règles de l’art. Souvent, le leader cognitif est déconnecté de son équipe. Certes, il est en relation avec ses collègues pour tout ce qui touche les concepts, les idées mais dans les activités au jour le jour, les cognitifs sont souvent dans un autre monde.

Il faut comprendre que le leadership agit par l’entremise de jeux d’influence (ou de pouvoir) qui eux se produisent souvent à la limite du conscient et de l’inconscient. Il n’est donc pas inhabituel que les agissements des leaders affectifs passent inaperçus aux yeux des cognitifs. Pourquoi? Parce que les cognitifs sont trop déconnectés de leurs émotions (affectif). D’une certaine façon, les cognitifs ne sont pas en mesure d’utiliser leur instinct pour juger de ce qui se passe autour d’eux.

Pour exceller dans votre rôle de gestionnaire et pour avoir du leadership auprès des employés et collègues que vous côtoyez, vous devez bien vous connaître. En ce sens, Êtes-vous un leader positif ou négatif? Un leader affectif ou cognitif?


* Pour en savoir plus sur les concepts de leader cognitif/affectif, leader positif/négatif – des composantes du modèle que je nomme les Forces Leaderiales – je vous invite à participer à la présentation de ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. Cette conférence peut être présentée lors d’événements corporatifs tels que colloque, séminaire ou en formule lunch & learn. Veuillez communiquer au 514 712-1465 pour plus de détails.

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samedi 2 mai 2009

Tremblay VS Labeaume part III

Pour faire la promotion des activités estivales qui auront lieu à Québec, le maire Labeaume fait la tournée des grandes villes du Québec et de l’Ontario. Lors de son passage à Montréal, il en a profité pour rencontrer son ami Gérald.

- As-tu vu ma programmation pour l’été prochain?
- Non parle moi dont de ça mon Régis
- Tu sais qu’on va avoir le Cirque du Soleil pour un spectacle de 5 ans?
- Oui j’ai entendu parler de ça. C’est bien mais nous autres on a le siège social.
- Tu sais aussi que le Moulin à images va être de retour également pour 5 ans?
- Oui j’ai entendu parler de ça aussi. Mais tu sais mon Régis, avec l’environnement et la pollution, moi je préfère les moulins à vent!
- Moulin à vent… J’aime bien ton sens de l’humour mon Gérald.
- En plus Gérald, on vient de conclure une entente avec Sting. Ça ça va être presque aussi gros que McCartney l’an passé. Ça va être un gros show!
- Sting! Régis mon ami. Attention à ton français. Ce n’est pas parce que tu es à Montréal que tu peux châtier ta langue. Si tu veux mon avis Sting, y a rien là. Moi aussi je suis sur la corde raide!
- Ok ok j’ai compris ton humour mon Gérald. C’est vrai qu’elle est bonne, Sting sur la corde raide. Ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire mon Gérald.
- Ben tu vois Régis que tu comprends rien, je voulais juste que tu comprennes que moi à Montréal je vais avoir le Festival de l’humour. Tu viens ici pour me faire la leçon avec ton fla-fla de réalisations. Je ne me laisserais pas faire comme ça.
- Gérald ne soit pas susceptible STP. J’essaie juste de t’aider.
- M’aider m’aider je ne vois pas pourquoi tu penses que j’ai besoin d’aide. As-tu fini là de me parler de tes beaux succès?
- On va aussi recevoir Kiss mais là tu vas me dire que je suis grossier. Pourtant je veux juste te faire comprendre la bonne façon de gérer les choses
- Kiss! Franchement Régis, c’est un vieux groupe dépassé ça. Il n’y a rien à comprendre avec ça.
- Gérald, je ne veux pas t’insulter mais il faudrait que tu t’y mettes au plus vite. Kiss mon Gérald Kiss
- KISS! KISS! Reviens-en mon Régis. Un vieux groupe rock des années 70-80.
- Là Gérald tu me cherches. Pas dur à comprendre KISS
- Ben quoi Régis, tu veux que je commence à me déguiser pour ne pas me faire reconnaître sur la rue? Tu sauras que même si j’ai des problèmes, je n’ai pas honte de ce que je fais.
- Tu comprends pas Gérald. KISS, la méthode KISS tu connais? Keep it simple stupid
- Régis, je t’ai dit de faire attention à ta langue tout à l’heure. On parle en français à Montréal. En plus, tu sauras que je ne suis pas stupide même si tout s’écroule autour de moi.
- Je ne veux pas dire que tu es stupide mon Gérald. Mais tout le monde connaît la méthode KISS. Pourquoi tu n’essaierais pas de faire les choses plus simples à Montréal?
- Régis mon ami. Tu sais ce que le blogueur a déjà dit à notre sujet. Moi je suis un cognitif et toi un affectif.
- Ben oui je sais Gérald. Moi j’ai plus de facilité dans le day-to-day et toi t’es plus un gars de concept. Je comprends ça mais aide-toi un peu.
- Chacun ses forces mon Régis. Chacun ses forces.
- De toute façon, Lanthier m’a dit qu’il va faire sa chronique dominicale sur ma relation avec le Journal La Presse. Attendons demain pour mieux comprendre le mode de fonctionnement d’un cognitif.
- Tu peux toujours attendre mon Gérald mais je te jure qu’il faut que tu te mettes à la méthode KISS.
- Régis, reviens-en de ton Kiss. C’est bien beau ils font sauté des feux d’artifice dans leur spectacle mais tu sauras qu’à Montréal, on en a aussi des feux d’artifice avec l’international des Feux Loto-Québec.
- Ok Gérald j’abandonne. Lanthier l’a dit qu’entre un affectif et un cognitif, la communication ne passe pas. Y est hot ce gars-là. Un vrai expert du leadership.

Cliquez ici pour lire Tremblay VS Labeaume part II

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vendredi 10 avril 2009

Tremblay VS Labeaume part II

Dans mon temps mon p’tit gars… Vous souvenez-vous de la belle époque? Vous savez, celle de la rivalité Montréal - Québec? Ou Québec – Montréal si vous préférez! Je ne voudrais surtout pas éveiller votre susceptibilité. N’empêche, dans le temps, la rivalité tournait autour de notre sport national. Certains étaient Nordiques, d’autres étaient Canadien. Dorénavant, la rivalité sera Cirque du Soleil ou… ou… ou… le CHUM?... l’îlot Voyageurs?... les compteurs d’eau? Déjà Québec 3 – Montréal 0!

En janvier dernier, j’avais fait une chronique sur le leadership des maires Tremblay et Labeaume suite à leur passage à l’émission Tout le monde en parle du 31 décembre. Cette chronique était une réponse à René Hommier-Roy et Nathalie Collard qui commentaient le leadership des deux maires à C’est bien meilleur le matin. J’étais intervenu pour clarifier leur style de leadership. Ce qui m’avait amené à parler des Forces Affectivocognitives.

En résumé, le maire Tremblay fonctionne dans le registre cognitif alors que le maire Labeaume opère dans l’affectif. Cette semaine, l’actualité nous offre une autre belle démonstration de ces deux styles de leadership.

Avez-vous remarqué comment le maire Labeaume a géré le dossier du Moulin à images et le spectacle du Cirque du Soleil? Tout simplement efficace. Lundi en début de semaine, l’opposition municipale était contre l’idée de relancer le Moulin à images pour 5 ans. Le maire a ajourné la séance afin de ne pas se faire battre au vote. En fait, il avait un joker dans sa poche arrière. On connaît la suite avec le spectacle gratuit du Cirque du Soleil pour une période de 5 ans mais conditionnel à la réalisation du Moulin à images. Le tout c’est clos hier avec un vote à l’unanimité moins 1 en faveur du projet du Moulin à images. Celui du Cirque du Soleil sera annoncé la semaine prochaine.

Comme je le disais dans une autre chronique, 400e de Québec, le maire Labeaume est un gars de terrain. Il n’a pas la langue de bois. C’est un gars d’action. Il l’avait annoncé l’an passé que Québec ne tomberait pas dans l’oubli après son 400e. Pour rester dans le thème de la rivalité Montréal – Québec, disons que le maire Labeaume, y niaise pas avec le puck!

Du côté de Montréal, les projets sont un peu différents. On a les fiascos qui relèvent de Québec (CHUM et îlot Voyageurs de l’UQAM) et celui des compteurs d’eau qui n’en finit plus de finir avec les tits n’amis qui font du bateau. Passons les détails et concentrons-nous sur le point de presse du maire Tremblay alors qu’il était question de Zampino et son ami Accurso. Encore une fois, le maire s’est campé dans son style cognitif. Impossible pour lui de donner une réponse ferme sur ce qu’il pense de l’affaire. Attendons voir, etc. etc.

Le maire Tremblay a les défauts de sa qualité. Comme je le disais dans ma chronique Think positive, le maire est quelqu’un qui veut que les choses fonctionnent. Il veut instaurer un esprit d’équipe au sein de la ville. Il veut que les gens soient derrière la ville afin que tous réussissent ensemble. L’idée est bonne et c’est ce dont rêvent toutes les organisations. Toutes les entreprises veulent plus de leadership pour créer un projet commun. Mais comme on peut le voir, il faut rester vigilant. Être vigilant, c’est souvent ce que n’arrive pas à faire les cognitifs. Et encore moins lorsqu’ils ne veulent pas froisser les autres afin que tout le monde collabore.

Montréal VS Québec! N’est-ce pas une belle démonstration de leadership? Comprenez-vous pourquoi ça fonctionne à Québec et qu’à Montréal tout tombe à l’eau ou coûte 10 fois plus cher? Souvent je me moque des experts (lire universitaires cloîtrés dans leur tour d’ivoire) qui mentionnent que tout le monde peut apprendre à exercer du leadership. Leurs affirmations ne font que démontrer qu’ils ne comprennent pas le leadership. Oui on peut apprendre à exercer du leadership. Comme tout le monde peut apprendre à jouer au golf. Mais comme on le sait, ce n’est pas tout le monde qui devient un Tiger Woods.

Dans mon modèle du leadership, il y a ce que j’appelle le continuum de la Naturalité. Sur ce continuum, le maire Labeaume est un leader largement plus naturel que le maire Tremblay. C’est souvent comme ça, les leaders naturels sont des affectifs. Et les affectifs, ce sont des leaders beaucoup plus efficaces dans les activités quotidiennes. Pour autant, ça ne veut pas dire qu’un leader cognitif n’a pas sa place dans une organisation. Ils font d’excellents gestionnaires dans un département R&D ou un centre de recherche.

La prochaine fois que vous aurez à embaucher un gestionnaire, demandez-vous quel type de leader vous avez besoin : un cognitif ou un affectif? Vous aurez alors le choix : Tremblay VS Labeaume.

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dimanche 11 janvier 2009

Tremblay VS Labeaume

Comme dirait l’universitaire : Des chercheurs qui cherchent, on en trouve! Mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche! J’ai parfois l’impression que cette expression va comme un gant au leadership. Les gens qui cherchent le leadership, on en trouve. Mais des gens qui exercent du leadership, on en cherche! On veut des leaders, on cherche des leaders! Mais sait-on vraiment ce que l’on veut ou ce que l'on cherche?

La question m’a semblé encore plus pertinente vendredi de cette semaine alors que j’écoutais l’émission radio, C’est Bien Meilleur Le Matin. René Hommier-Roy y parlait politique avec Nathalie Collard. Entre autres, ils discutaient du leadership du maire Labeaume de Québec, et du non leadership du maire Tremblay de Montréal suite à leur apparition à l’émission spéciale de Tout le monde en parle le 31 décembre dernier. Ayant dernièrement vanté le leadership de l’un (400e de Québec), comme de l’autre (Think positive!), j’ai le crayon qui c’est facilement aiguisé à l’écoute des propos diffusés sur les ondes hertziennes.

À vrai dire, les propos de René Hommier-Roy et Nathalie Collard m’ont fait réaliser que la rencontre des maires Tremblay et Labeaume est une belle démonstration de deux types de leader dont je parle dans mon modèle du leadership. Un modèle dois-je préciser que je présente dans ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. Comme le dit si bien l’adage, l’occasion fait le larron. Dans les circonstances, permettez-moi cette pause publicitaire.



Plongeons maintenant dans le vif du sujet et demandons-nous, qu’est-ce qui distingue les maires Tremblay et Labeaume? La principale caractéristique qui les différencie se situe au niveau des canaux de communication; ce que je nomme dans mon modèle, les Forces Affectivocognitives. Pour cette Force Leaderiale, le maire Tremblay a un penchant pour le cognitif alors que le maire Labeaume est plus un affectif. En résumé cela veut dire, vous vous en doutez, que le maire Tremblay est beaucoup plus à l’aise avec les concepts. Pour sa part, le maire Labeaume est quelqu’un qui est plus près de ses émotions (affectif) et donc, beaucoup plus à l’aise dans une discussion à brûle-pourpoint comme c’est souvent le cas à l’émission Tout le monde en parle.

Cognitif ou affectif? Avec ce concept en tête, je vous invite à regarder l’extrait 6 de 8 de l’émission du 31 décembre de Tout le monde en parle; utiliser le lien ci-bas. En particulier, je vous invite à porter attention aux commentaires du maire Tremblay lorsqu’il parle du dossier de la F1 à Montréal ou des violences qui ont eu lieu l'été dernier à Montréal-Nord. Indéniablement, vous remarquerez la profondeur de ses propos. En comparaison, un peu plus loin dans l’entrevue, observez la façon de commenter «la pauvreté dans les villes» par le maire Labeaume. Voyez-vous la différence entre les deux orateurs? C’est l’effet du penchant cognitif. C’est l’impact du cognitif dans la structure des idées et ses effets sur l’attitude et le comportement d’un individu?

Pour voir l’effet du volet affectif, toujours dans l’extrait de Tout le monde en parle, je vous invite à porter attention aux commentaires des maires Labeaume et Tremblay après l’extrait du légendaire but refusé lors du match de hockey Canadien/Nordiques. À ce moment, remarquez-vous que la réaction du maire Labeaume est beaucoup plus affirmée que celle du maire Tremblay? Pourquoi est-ce maintenant au tour du maire Labeaume d’éclipser le maire Tremblay?

Comme mentionné précédemment, être à l’aise dans le feu de l’action, c’est la force de «l’affectif». En contrepartie, la réponse du maire Tremblay a de quoi faire sourire : "Je ne m’attendais pas à me faire poser cette question-là"! Il n’y a pas plus «cognitif» comme réponse. Le «cognitif» est souvent mal à l’aise de parler de ses impressions et de ses sentiments avec des inconnus ou dans un contexte où il ne se sent pas à l’aise. Il est clair que le maire Tremblay n'était pas dans son élément lors de l’enregistrement de l’émission.

Après avoir pris connaissance des Forces Affectivocognitives, on peut se demander si le maire Labeaume est un meilleur leader que le maire Tremblay. Est-ce que le fait d’être plus à l’aise en public fait d’un individu un meilleur leader?

Dans les faits, cela dépend de l’environnement dans lequel l’individu aura à évoluer au jour le jour. Certaines organisations ont besoin d’individus plus «affectif» alors que d’autres ont besoin d’individus plus «cognitif». Par exemple, lequel de l’affectif ou du cognitif a-t-on besoin sur un chantier de construction? Lequel des deux serait le plus approprié dans une entreprise pharmaceutique?

Ce qui est important de ne pas oublier lorsqu’il est question de leadership, c’est que les leaders ont une personnalité. Tout comme les gens qui vont être prêts à les suivre. Et selon le domaine d’activité où les uns comme les autres évoluent, il y a des Forces Leaderiales qui sont souhaitables ou non.

À C’est Bien Meilleur Le Matin, on avançait que la prestance des maires donnait l’impression que le maire Labeaume était le maire de la grande ville et le maire Tremblay celui de la petite ville. Par son tempérament, il est vrai que le maire Labeaume était le candidat idéal pour gérer les activités du 400e de Québec. Le maire Labeaume est un homme de terrain et d’action. Pour ce qui est de Montréal et ses dossiers plus complexes, le maire Tremblay a toutes les aptitudes requises pour mener à terme les défis que sa ville lui propose.

Cela n'est qu'un bref aperçu des Forces Affectivocognitives. Toutefois, une chose est sûre, on ne peut dire qu’un individu a du leadership ou non parce qu’il agit d’une façon ou d’une autre devant une caméra de télévision. Lorsque vient le temps d’évaluer le leadership d’un gestionnaire, il est important de considérer le milieu dans lequel il aura à évoluer. Ce n’est que lorsqu’on a tous les éléments en jeu que l’on peut réellement prétendre faire un duel Tremblay VS Labeaume.

Hyperliens:
C’est bien meilleur le matin : Cliquez ici et choisissez le lien pour l’entrevue à 7h50;
Tout le monde en parle : Cliquez ici. Une fois sur la page vidéo, passez directement à l’extrait 6 de 8.

dimanche 28 décembre 2008

Think positive!

Au moment où je griffonne ces lignes, il tombe une petite bruine sur Montréal. Dire que cela arrive pendant les vacances des Fêtes alors que nombreux auraient le goût d’aller digérer la dinde et les atocas en jouant dans la neige! Pour ma part, les soubresauts de Miss Météo, je les prends avec un grain de sel. Je me dis que c’est bon pour le ski de printemps!

Oui! oui!, c’est bon pour le ski de printemps! La pluie qui tombe s’imbibe dans la neige pour former un mélange qui, une fois le froid revenu, se transforme en un immense bloc de glace sur les pentes de ski. Ce bloc de glace, une fois le printemps arrivé, se transformera en «gros sel» pour le plus grand plaisir des adeptes des sports de glisse, dont l’auteur de ses lignes en tant que planchiste.

Évidemment, au moment où s’ingurgitent la dinde et les atocas, personne n’a le goût de parler de ski de printemps. Cela se comprend, tout le monde a l’esprit à la fête. D’ailleurs, certains vont probablement m’accuser de mettre la charrue devant les bœufs; parler du printemps alors que l’hiver a à peine donné un aperçu de ce qu’il est capable. Remarquez, je ne suis pas surpris qu’on m’accuse pour ma hâtive allusion au printemps. Plusieurs sont-ils à aimer parler de l’hiver.

D’ailleurs, ils en ont beaucoup à dire sur l’hiver. Et vous l’avez probablement remarqué lors de vos dernières soirées festives. Ils en ont beaucoup à dire après avoir eu la gorge caressée par quelques liquoreux verres. C’est justement à ce moment-là qu’ils aiment parler des aléas de la blanche saison. «Qu'est-ce qu'ils font avec nos taxes?», «Ça fait trois jours et la neige n’est pas encore enlevée dans ma rue.», «Ils ne savent pas planifier.», «Ils déblaient telle rue avant telle autre.», «Les trottoirs ressemblent à des patinoires.», «Ça n’a pas de bon sens.», «C’est scandaleux!», «Moi je ferais ça comme ça.», etc.

Ce qui est intéressant à mes yeux, c’est que plus les «hiverneux» parlent, plus ils semblent trouver des solutions; probablement des experts du «brainstorming»! Plus intéressant encore, c’est que toutes leurs idées, les unes meilleures que les autres à les entendre, ne semblent avoir aucun effet sur un compte de taxes. Bienvenue au royaume de la gratuité! Sur cette lancée, je vous invite à lire l’article de Stéphane Laporte que j’ai déniché au hasard, Il neige à Montréal.

Pour ma part, la neige, il n’y en aura jamais assez. Le désagrément qu’elle me cause – 10 minutes de pelletage tout au plus forme physique aidant je vous l’accorde – n’est rien comparé aux plaisirs qu’elle me procure. Par exemple, j’ai profité de la soi-disant tempête de dimanche dernier sur les pentes de ski. Et j’ai réitéré mon plaisir mercredi le 24 avec les quelques autres centimètres tombés au sol. Deux magnifiques journées comme je les aime : de la poudreuse, de la poudreuse et encore de la poudreuse fine et légère à perte de vue.

C’est d’ailleurs mercredi matin sur le chemin menant aux pentes enneigées que j’ai entendu le maire Tremblay à la radio. On le questionnait sur vous savez quoi. J’ai bien aimé sa façon de voir les choses : «Les citoyens sont exigeants et ils ont raison de l’être.», «Nous allons déblayer les rues pour les satisfaire.», «Les employés travaillent forts.», «Ce n’est pas parce qu’une personne se fait prendre avec une bière au travail que tous les employés sont comme ça.», «Les employés font de gros efforts, je crois que c’est normal qu’ils fêtent en famille comme tout le monde», «On va interrompre le chargement de la neige ce soir (le 24) et on va reprendre ça le 26». Très logique n’est-ce pas? On ne peut être contre la vertu : les employés travaillent fort et ils ont le droit de fêter en famille comme tout le monde.

Je vous parle de ça parce qu’il est difficile de trouver meilleur leçon de leadership. Monsieur Tremblay agit comme un leader doit le faire. Il va au front et encaisse les coups venant de ceux qui se délectent de l’incapacité de la ville à enlever la neige. Dans le détour, le Maire profite de l’occasion pour vanter les efforts des employés de la ville.

Personnellement, j’aime bien la façon de faire du maire Tremblay. J’aime également lorsqu’il va sur le terrain et qu’on le voit en train de ramasser un détritus dans le but de donner l’exemple à ses concitoyens. Ou encore, lorsqu’il explique que tous les citoyens doivent faire leur part pour que la ville soit plus propre et plus belle. C’est exactement ce que doit faire un leader : donner l’exemple, communiquer les valeurs et les comportements valorisés par l’organisation tout en protégeant son équipe des commentaires désobligeants des autres.

Bien sûr, plusieurs vont accuser le maire Tremblay de ne pas être dans son bureau à résoudre les problèmes lorsqu’il va sur le terrain. Ils vont également l’accuser d’être trop mou face à des employés qui ne donnent pas de résultat. Ou encore, ils vont se moquer de lui pour ses beaux discours dont la majorité se balance.

Sincèrement, je préfère ne pas imaginer à quoi doit ressembler le leadership de ces accusateurs. Le maire Tremblay a la bonne attitude pour instaurer une culture de leadership dans la ville. C’est en ayant de bons mots pour les employés, en les soutenants dans l’adversité, en communiquant clairement les attentes et en donnant l’exemple des comportements attendus que le leadership prend forme. Eh oui! C’est comme ça qu’on développe une culture du leadership. Trop simple pour être vrai!

Bien sûr, instaurer une culture du leadership au sein de la ville de Montréal ne se fera pas en criant ciseau. De mon point de vue, c’est une tâche titanesque compte tenu de l’historique des administrations passées. Et c’est ce qui rend l’attitude du Maire Tremblay d’autant plus remarquable, il agit sur tous les fronts. Il louange le travail des employés. Il parle des bonnes manières citoyennes à la population. Et il se présente dans les médias pour encaisser les coups des gérants d’estrade qui croient à la pensée magique. Le tout avec une attitude et une approche constructive.

À l’aube de la nouvelle année, je ne sais pas si vous allez prendre des résolutions concernant votre leadership. Si vous en avez le désir mais que vous ne savez trop par où commencer, le maire Tremblay est un exemple à suivre. Sa façon de faire est très simple. Elle se résume en deux mots : Think positive!

dimanche 16 novembre 2008

400e de Québec

Voilà!, la fête est finie à Québec. Le moulin à images, McCartney, notre Céline nationale, le spectacle du Cirque du Soleil et combien d’autres moins médiatisés mais tout aussi intéressants. Tout ça est fini. Ah oui, il reste, semblerait-il, la fête de fin d’année que le maire Labeaume a promis. À suivre…

Personnellement, je n’ai pas participé aux festivités alors mon but n’est pas de vous dire que c’était bien ou qu’on aurait du faire ci au lieu de ça. Non, je parle du 400e car j’ai le goût de vous parler du Maire Labeaume. À mes yeux, c’est quelqu’un qui a du leadership et je crois que plusieurs auraient avantages à le prendre en exemple.

Vous avez sûrement déjà entendu dire qu’un gestionnaire qui arrive dans de nouvelles fonctions ne doit pas prendre de grosses décisions avant 3 mois? Qu’a fait le maire Labeaume? Élu le 3 décembre 2007, il congédia le directeur général des Fêtes du 400e le 2 janvier 2008. Je ne sais pas ce que vous en pensez mais c’est ce qu’on appelle être vite sur le piton en bon québécois. J’avoue que le geste était risqué car les enjeux étaient très grands. Mais comme l’adage le dit si bien : on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs. Heureusement pour Monsieur Labeaume, la suite des choses a démontré que sa décision était la bonne. Chapeau Monsieur le Maire!

Personnellement, ce que j’aime du maire Labeaume, c’est son franc parlé. C’est quelqu’un qui n’a pas la langue de bois. Il dit ce qu’il pense et il pense ce qu’il dit. Il l’avoue lui-même, «je n’ai pas le discours des politiciens et j’espère que je n’aurais pas à l’avoir dans le futur». Pour ma part, je dirais que Monsieur Labeaume est un gars pratico-pratique. Si vous voulez mon avis, plusieurs gestionnaires devraient s’en inspirer.

Comment arrive-t-on au style pratico-pratique? Bien entendu dans un premier, il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs. De toute façon, des erreurs, on est sûr d’en faire. Ce qui est important, c’est d’avoir une bonne moyenne au bâton. Donc, plus vite on passe à l’action, plus vite on peut apprendre de nos erreurs. Conséquemment, plus vite on apprend à faire moins d’erreurs! Évidemment, il faut un minimum de compétence mais cela est une autre histoire. Tenons pour acquis qu’elle est acquise!

Pour ce qui est d’éviter la langue de bois, cela est selon moi un curieux mélange de confiance en soi et d’un grand intérêt pour l’action. Bien entendu, la confiance en soi dont je parle n’est pas celle des grands parleurs qui ont toujours de bonnes excuses ou de bonnes raisons pour justifier les oui mais, si peut-être ou en attendant le rapport.

Je parle de la confiance de ceux qui n’ont pas peur de se mettre la tête sur le billot si vous me permettez l’expression. La confiance de ceux qui prennent action ou qui n’ont pas peur de dire ce qu’ils pensent. La confiance de ceux qui savent ce dont ils sont capables de faire. La confiance de ceux qui préfèrent agir plutôt que d’endormir les autres avec leurs paroles.

Personnellement, j’ai une préférence pour les gens d’action. J’ai une préférence pour ceux qui n’ont pas besoin de 52 études et 43 rapports pour prendre une décision. J’ai une préférence pour ceux qui n’ont pas besoin de prendre deux heures pour expliquer comment faire le tour du quadrilatère. Autrement dit, j’aime bien les gens qui ont le tempérament du Maire Labeaume.

Bravo pour les fêtes du 400e!