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dimanche 3 octobre 2010

Le problème ou l'image?

Que vous soyez indépendantiste ou fédéraliste, capitaliste ou socialiste, communiste ou je-m’en-foutiste, vous en avez surement entendu parler. Selon Maclean’s, le Québec serait la province la plus corrompue du Canada. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais si ce n’est pas une façon de créer un effet bœuf, certains seront d’accord pour dire que la déclaration ne peut être plus vache.

Mais comme vous le savez, nous ne sommes pas ici pour décrypter les expressions québécoises. Sur ce blogue, c’est du sérieux. Sur ce blogue, on s’intéresse au leadership! Avez-vous dit leadership?

Avouons-le, depuis la déclaration Maclean’s, il n’y a plus de secret sur le comment mobiliser un groupe, il suffit de dire ce qu’une majorité pense et qu’une minorité cache. Mais au-delà de la mobilisation, le plus intéressant est de voir ceux qui ont le plus à cacher se porter à la défense de ceux qui ont le plus à penser. Remarquez, peut-être est-ce là une réaction inconsciente par laquelle le fautif, prit de remords, veut épargner à la majorité les conséquences des actes de la minorité?

Passons les remords qui de toute façon, ne semblent pas faire partie du vocabulaire de la minorité en question et revenons à la mobilisation. Il est important d’y revenir entre autres pour le gestionnaire qui cherche à obtenir de meilleurs résultats. Effectivement, il faut comprendre que même si la majorité d’entre eux pensaient que les travailleurs n’ont pas le cœur à l’ouvrage, il n’y aurait pas d’effet bœuf si on laissait sous-entendre que les employés se trainent les pieds. Cela dit, même en l’absence de l’effet bœuf espéré dans ce cas-ci, tous les concernés seraient d’accord pour encore une fois qualifier la déclaration de vache.

D’accord, laissons les ruminants même si le sujet Maclean’s à de quoi faire ruminer. Que voulez-vous, il y a des jours comme ça! Et ce n’est tout de même pas de ma faute si le sujet laisse croire que je me suis levé du pied droit au lieu du pied gauche, ou l’inverse. Mais c’est ça qui est ça.

N’est-ce pas surprenant de voir lui, l’autre, et son contraire crier sur tous les toits l’odieux de la chose? N’est-ce pas curieux de dénoncer l’autre qui dit ce que tout le monde pense plutôt que penser à faire ce que tout le monde dit? Par exemple, une enquête publique sur le milieu de la construction!

Tout cela laisse perplexe si on se tourne vers ceux qui cherchent à améliorer leur leadership. Perplexe de voir que pour se protéger, on tente de nier l’évidence. Pourtant, ce n’est pas en faisant ce que la majorité dénonce que l’on va la mobiliser. D’autant plus perplexe lorsqu’au lieu de regarder la réalité afin de la corriger, on préfère dénoncer celui qui met à jour ce qu’on nie par des tergiversations et une autre. Ou si vous préférez, l’infini plus un!

La morale de cette histoire amorale lorsqu’on pense leadership c’est qu’il vaut mieux chercher à régler le problème que de dénoncer l’image.

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dimanche 26 septembre 2010

Alliance ou influence?

Difficile de ne pas être à la page en parlant de la commission Bastarache. Depuis trois semaines, il en est question dans pratiquement tous les bulletins de nouvelles. Mais qu’on en parle autant, il n’y a là rien de surprenant, c’est notre système démocratique qui est ébranlé par le sujet. Et à écouter les dires de l’un, ou le contraire de l’autre, on se croirait dans l’un de ces pays où les dossiers avancent à coup de pots-de-vin, ou pour l’amour des tits-n’amis.

Le plus désolant dans la commission Bastarache, c’est que plus elle avance, plus elle semble mener nulle part. Seule exception, la tendance qui se dessine sous nos yeux : l’impatience du commissaire qui tente de démontrer qu’il a le plein contrôle des travaux. Jamais sauts d’humeur n’auront été aussi dispendieux sauf peut-être, là où justement, les dossiers avancent aux pots-de-vin, entre tits n’amis!

Après le plus désolant, le plus intéressant au cours de la dernière semaine : les témoignages. Entre autres, celui de Georges Lalande qui est venu donner un nouveau souffle aux propos de l’ancien ministre de la Justice, Marc Bellemare. Un souffle salutaire pour ce dernier après avoir été contredit tant par son ancien attaché de presse, Jacques Tétrault, que son ancien chef de cabinet, Michel Gagnon. Soulignons au passage que ces deux ex gravitent toujours dans le monde libéral.

Un autre fait saillant est le témoignage du ministre délégué aux Transports, Norman MacMillan. Il a admis être intervenu auprès de Marc Bellemare afin d’aider le fils de son organisateur politique qui voulait devenir juge. Fait saillant, ou désolant, parce que selon le ministre, si le fils en question a obtenu le poste convoité, c’est parce qu’il a fait son job de député. Il me semblait pourtant que le travail d’un député était de représenter sa communauté auprès du gouvernement…

Le mot ami serait-il un synonyme de communauté, collectivité et quoi encore! Remarquez, c’est peut-être que le monde politique n’utilise pas les mêmes dictionnaires que la population! Ce qui expliquerait le cynisme de la majorité à l’égard d’une minorité!

Sous un autre angle, peu importe lequel, excepté celui du leadership, on pourrait mentionner au ministre délégué les règles usuelles des concours organisés ici et là. En particulier, la fameuse clause qui exclut…

«...les employés, agents et représentants des organisateurs du concours, de toute compagnie, société, fiducie ou autre entité juridique contrôlée par ou liée à ceux-ci, de leurs agences de publicité et de promotion, des fournisseurs de prix, de matériel et de services liés au présent concours, ainsi que les membres de leur famille immédiate (frères, sœurs, enfants, père, mère), leur conjoint légal ou de fait et toutes les personnes avec lesquelles ces employés, représentants et agents sont domiciliés.»

Selon cette règle de bingo, on comprend que le fils d’un organisateur politique se trouve de facto exclu d’une quelconque nomination quelle qu’elle soit. Mais bon…

En temps normal, on observe le leadership lorsque lui influence l’autre afin que ce dernier s’engage. Un engagement qui se fait alors que l’autre demeure libre de ses idées. En présence d’alliances par contre, il semble que c’est l’autre qui influence lui afin qu’il engage au choix, son fils, son cousin, son voisin, etc. Par le fait même, un engagement qui exige alors que lui devienne dépendant des idées de l’autre, et ce, peu importe les idées.

Voilà donc ce que doit retenir tout gestionnaire qui désire développer une organisation par son leadership : ne pas confondre alliance et influence.

Autre texte sur les alliances, ici
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dimanche 29 août 2010

Savez-vous déléguer?

Que voulez-vous, c’est le sujet de l’heure! Je parle évidemment de la commission Bastarache et ses têtes d’affiche, l’ex-ministre Marc Bellemare et le premier ministre Jean Charest. Parlant de commission, je vous fais une confidence. En fait, c’est une primeur! Saviez-vous que le premier ministre deviendra bègue très bientôt? Eh oui! Et c’est ainsi qu’il renommera ladite commission afin que rien ne paraisse. Prochainement donc, il ne sera plus question de la commission Bastarache, mais bien de la commission basta basta Bastarache.

Évidemment, on pourrait s’amuser un peu plus encore en tenant compte que le mot rache existe bel et bien. En sylviculture, c’est le trait que l’on fait sur un arbre pour indiquer l’opération à effectuer. Ainsi donc, on pourrait aussi parler de la commission basta rache. Dans le genre, c’est assez de souligner à gros trait tout ce qui entoure les différents procédés obscurs du parti Libéral.

Autre dénomination possible, basta Bastarache. Parce qu’au train où vont les choses, les libéraux atteindront le fond, puis le bas fond du baril dans les sondages. Entre nous, rien de bon pour les partiels qui auront lieu en septembre.

Mais à bien y penser, tout cela est peut-être qu’une autre preuve que tout est dans tout? Ou encore, qu’il suffit de chercher pour trouver… quelque chose à dire! Mais dans le fond, je sais bien que ce qui vous intéresse n’est rien de moins que le leadership! Avez-vous dit leadership?

Évidemment, plusieurs remettent le leadership en question lorsque celui qui est pointé du doigt décide de tout choisir; le sujet, le mandat, le commissaire… Avouez toutefois que c’est beaucoup moins palpitant que mes trilogies entre deux superstitions!

Et le leadership tombe d’un autre cran lorsque le décideur prend la parole dès la première déclaration qui ne lui redore pas le blason. Quoique là, fallait peut-être s’y en attendre? S’en attendre non pas qu’il prenne la parole, mais que son blason soit froissé au passage…

Tout ça peut-être parce que j’ai l’esprit tordu? Pourtant, c’est bel et bien après la sortie du commissaire basta Bastarache concernant les commentaires de l’un concernant les déclarations de l’autre que le mot délégation m’est venu en tête. Ce qui me laisse croire qu’il n’y a rien de tordu entre mes oreilles puisque ça ressemble souvent à ce qui se passe en entreprise…

Il faut toutefois comprendre que la première chose à faire lorsqu’on veut déléguer est de déterminer ce qu’on veut déléguer. Notons au passage que d’autres parlent de ce qui peut être délégué. Bof! L’un et l’autre semblent avoir raison dans le cas qui nous concerne. C’est vrai! Jean Charest a déterminé qu’il voulait une commission d’enquête sur la nomination des juges sachant trop bien qu’une commission d’enquête sur la construction ne pouvait l’être. Ce qui nous fait dire, « 1er point respecté ».

La deuxième règle importante dans la délégation est de bien connaître ses collaborateurs. Encore une fois, notons que d’autres parlent de savoir à qui on délègue. Encore encore une fois, Jean Charest connaît très bien à qui il a délégué si on se fie au propos de Marc Bellemare ou des partis de l’opposition. Ce qui nous fait dire, « 2e point respecté ».

La troisième règle du processus délégationnel serait de fixer les règles du jeu dès le départ. Encore encore encore une fois selon les dires, les avocats du gouvernement s’objectent à ci ou à ça dès qu’une tangente se dessine et qu’elle pointe vers le monde de la construction ou le financement des partis politiques. Autrement dit, en plus d’avoir fixé les règles, on s’assure qu’elles sont respectées. Ce qui nous fait dire, « 3e point respecté ».

Évidemment, déléguer veut dire déléguer. Ou si vous préférez, ça veut dire transmettre, confier un pouvoir à quelqu’un d’autre. Pour que cela se réalise, il faut évidemment respecter la quatrième règle de la délégation soit, le lâcher-prise.

Lâcher-prise, ça ne veut surtout pas dire de commenter ce que fait ou dit l’autre lorsque ça ne fait pas notre affaire. En ce sens, les points de presse de la semaine dernière tant de monsieur Charest que ses acolytes concernant les propos de Marc Bellemare nous font dire, « Ouups! "

Pour les besoins éducatifs, précisons que la dernière règle de la délégation est de faire un bilan une fois le mandat terminé. Cela dit, à regarder se débattre Jean Charest afin de ralentir sa chute dans les sondages, on comprend que le plus difficile dans la délégation, c’est le lâcher-prise. Vous saurez donc à quoi vous en tenir lorsque quelqu’un vous demandera, « Savez-vous déléguer! »


Dessin de JM Ucciani, communication des entreprises et des collectivités: ici
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jeudi 29 juillet 2010

Étude de cas #2

Mise en contexte
Vous faites partie du gouvernement d’un pays d’un peu plus de 30 millions de personnes. Vous êtes le ministre de l’Industrie. La planification du prochain recensement de la population est en cours. Encore cette année, un questionnaire court et un questionnaire long seront envoyés à la population. Certains de vos collègues croient que la collecte de l’information porte atteinte à la vie privée.

Être ministre, c’est aussi être gestionnaire. Vous êtes sensible à l’efficacité organisationnelle. En ce sens, vous cherchez à améliorer les performances du processus de recensement. Comme tout bon gestionnaire moderne, vous êtes également sensible aux propos de vos collègues concernant la vie privée des citoyens.

Après quelques semaines de discussion, votre gouvernement prend position. Dorénavant, il ne sera plus obligatoire de répondre au questionnaire long pour les citoyens préalablement choisis comme cela se faisait par le passé. Toutefois, le questionnaire long sera envoyé en plus grand nombre. Ainsi, les citoyens seront libres de répondre au questionnaire long ou au questionnaire court selon leur choix.


Mise en situation
L’annonce de la décision de votre gouvernement crée des réactions de la part des partis d’opposition, les médias et chez les membres des gouvernements provinciaux. Comme ministre responsable du dossier, c’est à vous que revient la responsabilité de répondre aux questions et de défendre la position de vos collègues.

En point de presse, vous expliquez que les changements apportés visent avant tout le respect de la vie privée des citoyens. Aussi, vous mentionnez que c’est contre les valeurs du gouvernement que de forcer les citoyens à répondre au questionnaire long sous peine d’emprisonnement.

Vous ajoutez que vos collègues ont reçu des plaintes de contribuables qui ne voulaient pas répondre au questionnaire long. Un collègue vient d’ailleurs à votre rescousse en racontant qu’il a eu à conseiller un citoyen qui lui demandait quoi faire devant les menaces répétées des statisticiens. Votre collègue lui a alors dit qu’il n’avait pas le choix de compléter le formulaire sans quoi, il risquait la prison.

Quelques jours plus tard, les réactions ne semblent pas sur le point de s’arrêter. Vous êtes même convoqué à une séance du comité permanent de l’industrie. Vous revenez donc à la charge pour défendre la position de votre gouvernement. Vous expliquez alors que les changements apportés sont en accord avec une recommandation du bureau des statistiques.

Après quelques rumeurs concernant la réelle position du bureau des statistiques, son directeur démissionne en affirmant qu’il n’a jamais endossé la position de votre gouvernement. Il explique sa démission par le fait qu’il ne se sent plus en position pour assumer ses responsabilités.

D’autres statisticiens affirment que les données recueillies par un questionnaire volontaire remettent en question la continuité des statistiques cumulées lors des derniers recensements. Cela représente une perte de crédibilité pour le pays qui jusqu’à maintenant, jouissait d’une réputation enviable concernant les statistiques populationnelles.

Malgré la controverse, votre gouvernement garde le cap convaincu qu’il est d’avoir fait le bon choix. Pour votre part, vous affirmez que vous ne reviendrez pas sur votre décision. Mais vous vous dites ouvert à discuter pour faire taire les critiques.


Travaux pratiques
Dans un premier temps, vous devez préciser les motifs qui ont justifié les changements proposés par votre gouvernement. Par exemple, en quoi la vie privée est-elle compromise? À combien se chiffre le nombre de citoyens emprisonné suite à un refus de répondre au questionnaire long? Quelles sont la fidélité et la pertinence des analyses à partir de données volontaires et aléatoires.

Par la suite, expliquez la stratégie de communication que vous avez préconisée pour répondre aux questions soulevées par les médias, les membres de l’opposition ainsi que toutes les voix qui s’opposent au changement. Précisez pourquoi vous avez affirmé que les dirigeants du bureau des statistiques appuyaient votre gouvernement.

Aussi, faites une liste d’arguments qui minimiseront l’impact de la démission du directeur du bureau des statistiques. Vous devez également décrire les motivations de votre gouvernement à maintenir sa position malgré les critiques de toute part. Complétez en expliquant pourquoi un gestionnaire ne doit jamais revenir sur une décision qu’il a annoncée.

Finalement, justifier vos positions sous l’angle du leadership! Avez-vous dit leadership?

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jeudi 22 juillet 2010

Claude Meunier: Tiens-toi!

Comme plusieurs, je n’ai pas manqué beaucoup d’épisode de La Petite Vie. Faut-il se surprendre que l’émission détienne le record d’audience au Québec? Faut-il également se surprendre de l’hommage rendu à Claude Meunier lundi dernier dans le cadre du Festival Juste pour rire? Indéniablement, la contribution de l’auteur est un jalon pour l’humour québécois.


Par son style, par son regard sur la vie, par son écriture, par sa façon de présenter les choses, Claude Meunier est devenu un leader dans son domaine. C’est ce que j’appelle un leader désigné dans mon modèle du leadership. J’ai parlé du leader désigné l’an passé ici. Le leader désigné est celui qui détient une expertise. Quelle est la vôtre?

On pourrait même dire, quelles sont les vôtres. Quelles sont vos expertises? Dans quels domaines excellez-vous? Faites l’exercice. Énumérez les champs d’activités dans lesquels vous détenez un bon niveau de connaissance, un bon niveau de maitrise.

Claude Meunier a différentes expertises. Bien entendu, avant toute chose, il maîtrise l’humour absurde, et ce, sous toutes ses facettes. Il maîtrise son art indéniablement par l’écriture. Il a le sens du punch. Il sait comment surprendre son auditoire par l’invraisemblable. Claude Meunier est également un comédien. C’est un acteur. C’est un expert de la communication. Il sait comment faire passer un message.

Cela dit, pourquoi connaître nos expertises? Parce que le leadership repose sur la confiance en soi. Et personnellement, je connais que deux façons pour développer la confiance en soi. Dans un premier temps, il faut avant tout se connaître. Dans un deuxième temps, il faut passer à l’action. C’est dans l’action qu’on apprend à se faire confiance et que l’expertise se développe.

Claude Meunier nous enseigne à quoi peut ressembler la mise en action de l’expertise. Dans son domaine, l’humour, il a touché le cinéma, les séries télévisées et le théâtre. Sans contredit, il est sorti de sa zone de confort avec, il est vrai, parfois plus, parfois moins, de succès. Mais c’est tout à son honneur. Celui qui ne risque rien n’arrive à rien.

C’est indéniable, pour aller plus loin, pour découvrir de nouvelles façons de faire, il faut prendre des chances. Quelles sont les chances que vous avez prises dernièrement? Quand êtes-vous sorti de votre zone de confort?

Il n’y a pas cent cinquante-six mille façons de développer le leadership désigné. Il faut avant tout développer son expertise. D’ailleurs pour ce développement, il n’y a rien de mieux que de s’adonner à ce qu’on aime profondément. On devient expert lorsqu’on s’amuse dans ce qu’on fait. Lorsqu’on aime ce qu’on fait, on peut mettre du temps et encore du temps afin de devenir reconnu dans son domaine.

Une fois l’expertise développée, il faut pousser plus loin notre niveau de compétence. C’est à ce moment qu’à l’instar de Claude Meunier, il faut prendre des chances afin d’expérimenter de nouvelles approches. Il faut explorer de nouveaux horizons afin de découvrir de nouvelles opportunités.

Certes, il est possible que d’essayer de nouvelles façons de faire ne soit pas garant du succès espérer au premier coup. Est-ce que cela veut dire qu’on n’a pas de leadership? Est-ce que cela veut dire qu’on ne maîtrise pas notre expertise?

Pour développer notre expertise et notre leadership, on n’a pas le choix, on doit sortir de notre zone de confort. Et qu’importe ce que diront les leaders négatifs pour dénigrer nos tentatives pour aller de l’avant. Il est toujours possible de leur répondre, Tiens-toi!

mercredi 23 juin 2010

Lac Meech: Avoir raison!

Faut croire que je commence à me faire vieux… Les anniversaires me rappellent de plus en plus de souvenirs. Le 20e anniversaire de l’échec de l’Accord du Lac Meech ne fait pas exception à la règle. Il y a 20 ans, j’écrivais un texte pour le journal étudiant de Polytechnique, Le Polyscope. Cela allait de soi, mon texte s’intitulait, Anticonstitutionnellement.

Bien entendu, il y a 20 ans, mon texte en était un d’étudiant. Donc, un peu impertinent. Entre autres, je m’amusais à proposer un nom plus significatif que, Accord du Lac Meech. Après quelques tentatives les unes plus cyniques que les autres, il me semblait évident que l’Accord inversement proportionnel était plus approprié. Ainsi, ledit accord serait plus représentatif de la réalité puisqu’acceptable aux yeux de tous lorsqu’il ne contiendrait plus rien. D’où, par la beauté des mathématiques, l’Accord infini… Peut-être n’était-ce rien de plus qu’une démonstration que l’ingénierie mène à tout!

Comme vous le savez, on n’arrête pas le progrès. Ce qui explique peut-être que j’ai délaissé les mathématiques au profit du leadership. Je ne sais pas si vous avez déjà eu un intérêt pour les mathématiques, mais si vous lisez ces lignes, les chances sont fortes pour que vous en ayez un pour le leadership. Passons donc aux choses sérieuses si vous le voulez bien.

Encore là, sérieux est un grand mot lorsqu’il est question de leadership. À vrai dire, pour être honnête avec vous, on ne devrait jamais placer les mots sérieux et leadership dans la même phrase. Parce que s’il y a une chose qui ne faut pas faire lorsqu’on veut améliorer son leadership, c’est bien de se prendre au sérieux.

Je sais, là vous êtes sceptique à l’idée de placer sérieux et leadership dans la même phrase. Vous pensez qu’il est possible d’être sérieux et d’avoir du leadership. Oui!, c’est vrai. C’est possible. Il faut toutefois admettre que même si c’est possible, cela ne veut pas dire qu’on n’a pas à éviter de placer sérieux et leadership dans la même phrase. Et là, je parle par expérience. Mais je sais, vous voulez des preuves.

Justement, 20 ans plus tard, l’Accord inversement proportionnel n’est-il pas une preuve qu’il faut éviter de juxtaposer sérieux et leadership? Croyez-vous réellement que ceux qui ont signé ledit accord n’étaient pas sérieux? Bien sûr qu’il l’était! Voyez où cela nous a menés…

Évidemment que vous pouvez m’accuser de jouer avec les mots, et les faits. Je ne m’en cache pas. Si je m’en cachais, soit que je vous prendrais pour des idiots, soit que je ne verrais pas l’incohérence de mon raisonnement. Voilà donc expliqué pourquoi il ne faut pas se prendre trop au sérieux.

Lorsqu’on se prend au sérieux, on agit comme ceux qui ont fait échouer Meech. Lorsqu’on se prend au sérieux on tombe dans les dogmes. On cesse de faire confiance aux autres. On devient fermé aux idées des autres. Lorsqu’on se prend au sérieux, on ne peut espérer avoir du leadership. Parce que comme je vous l’ai dit, il faut éviter de mettre les deux mots dans la même phrase.

Bon!, d'accord. Ça reste entre nous. Le vrai problème lorsqu’on se prend au sérieux, c’est qu’on finit par croire qu'on a raison!


Crédit photo: La Presse Canadienne.


Anticonstitutionnellement (Publié dans le Polyscope du 26 février 1990)
Parler du lac Meech. Je me demande pourquoi je le fais. J’ai l’impression que tout a été dit à ce sujet. C’est pour cette raison que j’ai décidé de faire comme les politiciens. Je cause du lac Meech tout en ne sachant pas quoi dire en rapport à celui-ci, comme les politiciens.

Chaque jour, depuis quelques mois, je peux lire dans les journaux le déroulement de cette partie de balle-molle; i.e. ils se lancent la balle. Si au moins il y avait un frappeur. Mais non. Le lac Meech et les Expos sont très semblables. Ils commencent fort et finissent mal leurs saisons. En parlant de saison, dans un mois, on n’entendra plus parler du lac Meech. Eh oui, dans un mois c’est le printemps. Et au printemps, les lacs coulent. Enfin.

Nos politiciens auraient bien pu se forcer un peu plus, par exemple, forcer comme aux toilettes, afin de trouver un nom plus représentatif de cet accord. Si j’avais eu à donner ce nom, je l’aurais appelé l’accord du lac Titicaca. Comme ça, au moins, il aurait été explicite que cet accord avait la capacité de nous élever à la hauteur, au minimum, du nom qu’il porte. Soit, un tas de merde. Sauf que, lac Titicaca, ne démontre pas aussi bien que peu le faire, lac Meech, notre bilinguisme national. Passons.

Le désaccord… le désaccord du lac Meech, ça me semble pas si mal comme nom… Le désaccord dis-je, me semble assez évident. Comment 13 premiers ministres auraient-ils pu se mettre d’accord sur un principe alors que si on prend un seul de ces politiciens, on réussit, en moins de deux minutes, à le faire se contredire lui-même. Par exemple, monsieur Bourassa, artisan de l’accord en question. Il parle de super-structure, ou quelque chose du genre, alors qu’il est en Europe. À son retour, il nous dit que ses paroles ne servent qu’à rassurer les gens à qui il s’adresse.

Accord pas d’accord, structure pas de structure. Tant qu'à y être, pourquoi ne pas faire comme a dit monsieur Wander Zalm; 12 sociétés distinctes dans un Canada-Unis. Le problème est que Bill a également changé d’avis. Voyez-vous, il a signé cet accord, et comme il n‘a pas signé sur du papier de toilette, il ne peut quand même pas renier sa signature sur un simple coup de tête.

Après la constatation de leur incapacité à s’entendre sur un accord, nos ministres ont parti l’idée d’un accord parallèle. Supposément pour simplifier les choses. L’accord parallèle, pourquoi pas l’accord perpendiculaire? Ou bien, confondu. Ou encore, l’accord inversement proportionnel. Remarquez que ce dernier accord me semble représentatif de la réalité. Effectivement, on aura l’accord de toutes les personnes concernées lorsque cet accord, justement, ne contiendra plus rien. D’où, par sa conclusion, la signature, par les protagonistes en question, de l’accord infini…

Tout me porte à croire que monsieur Bourassa a manqué de jugement dans toute cette aventure. Au lieu de s’acharner à vouloir ratifier cet accord, il aurait dû faire détourner le lac Meech vers nos barrages hydroélectriques. Ceci aurait eu comme conséquence que les Indiens auraient cessé de faire la danse de la pluie et donc, j’aurais pu aller me faire bronzer tout l’été à la plage d’Oka.

Malgré tout, tout n’est peut-être pas perdu dans ce badinage. On peut espérer que ces politiciens ont eu la sagesse de faire rédiger leur… sur du papier recyclage. Ce qui n’est pas évident car, chose surprenante, il n’a pas été question d’environnement dans leurs propos. C’est que lorsqu’on joue dans un merdier, l’environnement doit être un pet, à côté du fessier.

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jeudi 29 avril 2010

Magic Sam chez Goldman Sachs

Hello hello mon ami. Long time no see comme il dit en français. Je sais pas où tu es avec ton leadership mais si tu fais comme je dis dernière fois, toi sûrement plus riche. Tu as vu mon ami Goldman Sachs? Aye!, toi aimerais ça avoir un milliard profit dans ton poche comme lui? Tu comprends que c’est mieux vendre truc de merde que vendre crème glace cornet.

Là toi vas dire préfère pas envoyer courriel qui dit truc merde. Mon ami!, come on! Tu dois apprendre comment faire p’tit larme à lui pis l’autre devant caméra télévision. Tu penses vraiment que mon friend pas content de lui? Le plus important mon ami c’est pas envoyer courriel. Le plus important c’est savoir tout ça truc merde et pas le dire personne. C’est comme ça que tu mets le money dans ton poche. Arrête penser leadership je te dis dernière fois. Écoute-moi si tu veux money money.

Après money dans ton poche, là tu peux pense leadership. Mais pense pas ça avant avoir money dans ton poche. Pense pas valeurs et intégrité importants pour leadership. Ça histoires de Lanthier. Fais moi trust! Mieux toi avec valeur dans ton poche que valeurs dans ton tête. Pense ça mon ami! Tu veux valeurs dans ton poche ou dans ton tête? Là toi comprend pourquoi mieux oublie valeurs intégrité!

Toute façon mon ami, regarde autour toi. Tu vois pas tout le monde pige dans le pot de money money? Ok!, pas tout le monde mais beaucoup font. Tu attends quoi avant de faire? Tu attends reste plus rien? Laisse tombe principe si tu veux le money avant ton retraite. Comprend now même ceux parlent principes met le main dans le pot de money money. Regarde construction pourquoi pas commission enquête? Parce que peut-être chose à cacher mon ami!

Look chose comme il est. Tensions partout à travers monde. Pourquoi? Parce que le monde veut le money plus dans son poche. Tu vraiment penses eux autres veut plus leadership? Peut-être mais pas pour raison que toi penses. Eux autres veulent pas plus leadership pour employés plus heureux. Eux autres veulent plus leadership pour plus money mon ami. C’est sûr après eux autres demandent pourquoi difficile avoir leadership. Who really care mon ami!

Si chose comme ça mon ami, va direct chemin. Leadership c’est pas pour money money dans ton poche. Si tu veux money, casse pas ton tête. Fais comme my friends Goldman Sachs, oublie social responsibilities and similar things. Oublie intégrité. Oublie valeurs. Si toi veux être riche, oublie tout ça.

Pense ça mon ami. Quand toi avoir money des autres dans ton poche, tout le monde veut être ton ami! Quand toi money money, le monde vient manger dans ton main alors pas besoins valeurs et intégrité. My friends connaît le bon mot, Money talk. Avoue que mieux talk dans ton poche que poche ton voisin. That’s reality mon ami.

Sûr mon ami tu peux avoir money si travaille fort. Combien travaillent fort depuis actualité dernier mois? Fais ton choix now mon ami. Fais ton choix et choisit ton gang. Dis bonjour Lanthier si tu veux moi on my way back chez Goldman Sachs!

Magic Sam

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jeudi 15 avril 2010

Êtes-vous impuissant?

Ne me dites pas que ça ne vous est jamais arrivé. Même pas une petite fois? Allez allez, avouez. Ça vous est sûrement déjà arrivé? En tout cas, moi, je vous l’avoue. Ça arrive que ça m’arrive. Évidemment, si je vous l’avoue, c’est parce que ça ne m’arrive pas souvent. Autrement, je ne vous le dirais pas. J’aurais une petite gêne. Un homme c’est un homme après tout. Un homme, c’est puissant.

Bon, je sais que ce n’est pas agréable lorsque ça arrive. On ne sait trop quoi faire. Tu te sens mal. Tu ne sais pas quoi dire. Moi, parfois, ça me laisse bouche bée. Par exemple, lundi dernier, je n’ai pas arrêté de hocher la tête tellement je me suis senti dépassé par la situation. Au point où j’en suis presque tombé en bas de ma chaise. D’accord… presque tombé en bas du sofa.

Mais oui!, le sofa! Dans la position où j’étais, le sofa était plus confortable que la chaise. On a toujours bien droit à un peu de confort malgré ce dont on parle! Leadership! Avez-vous dit leadership?

Évidemment, ce n’est pas le leadership que vous avez en tête. Votre attention porte sur le sofa au lieu de la chaise. Et si c’est ça qui vous intéresse, je peux même vous dire que ce dont je vous parle s’est passé autour de 10 heures.

Toujours bien pas de ma faute si ça se passe à 10 heures le soir. Et entre nous, j’ai l’impression que je n’étais pas le seul dans ma situation. Vous en doutez? Alors lundi soir dernier 10 heures, vous étiez chaise ou sofa? Remarquez que si vous êtes lève-tôt, peut-être avez-vous opté pour le lit?

Chaise, sofa, lit, qu’importe? Je trouve plus intéressant de savoir si ça vous est arrivé vous aussi lundi soir dernier 10 heures? D’accord, c’était peut-être 10h05 ou 10 h10? On n’est toujours bien pas à 5 minutes près!

Vous serez d’accord avec moi. Cinq minutes de plus, cinq minutes de moins, ça a plus ou moins d’importance dépendamment du temps que ça dure. Dans ce cas-ci, ça n’a rien changé. Ça n’a rien changé parce qu’on risque d’en entendre parler longtemps.

Ô que si messieurs dames, on risque d’en entendre parler longtemps! Et ça, on ne se le cachera pas, ça intéresse également les dames. Ça les intéresse même si elles disent que ça ne les intéresse pas. Remarquez, même les hommes disent que ça ne les intéresse pas. Ce qui ne les empêche pas de le faire tout le temps du moins, de le faire souvent. Mais ça, c’est une autre histoire.

Et là, avec tout ce qui précède, je commence à avoir le souffle court. À moins que dans les circonstances, il soit préférable de dire la plume courte. Souffle, plume… en fait ce que je veux dire c’est, assez les préliminaires! Passons aux choses sérieuses.

Oui!, passons aux choses sérieuses. Parce que tout ça me fait penser à un coït interrompu. En tout cas pour sûr, j’avais le souffle court lorsque j’ai vu les déclarations de Marc Bellemarre dans le reportage d’Alain Gravel lundi soir dernier au Téléjournal de Radio-Canada. Oui j’avais le souffle court pour ne pas dire que j’étais bouche bée. Et juste d’y penser, je n’en reviens pas encore. That’s a big one!

Bien sincèrement, à l’écoute du reportage lundi soir dernier, je me suis senti impuissant. Oui!, oui!, impuissant devant l’énormité de la chose. C’est peut-être une déformation professionnelle? Comment ne pas remettre en doute les concepts mêmes du leadership lorsqu’on voit des choses comme ça? Ça dépasse l’entendement si vous voulez mon humble avis.

Je crois que je ne le dirai jamais assez. L’élément le plus important dans le leadership, c’est l’Orientation du leadership – J’en parle dans ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. C’est bien beau d’avoir du leadership, mais à quoi bon en avoir si c’est juste pour se servir et servir les ti-n’amis? Posez la question, c’est évidemment y répondre.

Le leadership!, ce n’est pas si compliqué que ça lorsqu’on comprend comment ça marche. Ce qui est compliqué avec le leadership, c’est d’avoir celui qui mobilise les autres – ce que j’appelle le leadership positif. Et là encore, ce n’est pas si compliqué que ça. Il suffit simplement d’agir afin que personne autour de soi, n'ait l’impression d’être impuissant!

Excusez là!

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vendredi 19 mars 2010

Croyez-vous ce que vous dites?

Croyez-le ou non, j’ai pour vous une petite trouvaille. Je dirais même plus pour paraphraser le frère de l’autre. J’ai pour vous une petite trouvaille qui pourrait vous être utile dans les moments inattendus. Vous savez, une trouvaille dans le genre on ne sait jamais ça pourrait être utile. Après tout, il est toujours pratique d’avoir dans sa poche arrière une petite phrase pour atténuer les anicroches impromptues. Qui plus est lorsqu’il est question de leadership! Avez-vous dit leadership?

La prochaine fois que vous serez dans une situation particulière avec une autre personne ou un groupe, essayez la phrase suivante. Vous verrez, tout va bien se passer par la suite. En tout cas, c’est supposé aller bien après que vous ayez exprimé la phrase dont je vous parle.

D’accord je l’avoue, je ne l’ai jamais essayé, la phrase. Mais c’est quelqu’un de bien placé qui l’a mentionné alors selon moi, ça devrait aller. Pourquoi est-ce que j’en douterais? Lorsqu’on est bien placé, c’est parce qu’on dit des choses intelligentes. En tout cas, c’est ce que j’ai toujours cru. Pourquoi est-ce que je commencerais à en douter aujourd’hui?

Non, mais c’est vrai ça. Pourquoi faudrait-il tout le temps douter de ce que les gens ont à dire? Pouvez-vous bien me dire d’où ça vient ça cette méfiance face à ce que les autres nous racontent? En tout cas moi, je comprends les gens qui après un certain temps, en ont assez des doutes à l’égard de ce qu’ils ont à dire. Et c’est dans ces moments-là que la fameuse phrase devient utile.

Bon je sais, là vous commencez à vous impatienter. Vous regardez le nombre de paragraphes que vous avez eu à lire jusqu’ici, bientôt 5, et une autre phrase que celle dont je vous parle vous trotte dans la tête. La phrase en question, celle qui vous trotte dans la tête, pas celle dont je vous parle, c’est la suivante : "Y vas-tu finir par la dire sa phrase!"


Et bien c’est justement dans des cas comme ça que la phrase dont je vous parle, pas celle qui vous trotte dans la tête, vous sera utile. Cela dit, il est important de remarquer que la phrase qui vous trotte dans la tête peut laisser croire à une forme d’impatience. Et selon le ton utilisé pour la dire, cela peut ressembler à ce que d’autres considèrent être de l’agressivité.

Justement!, lorsque le ton devient agressif, il faut penser à ce qui se trouve dans votre poche arrière. À ce moment-là qu’on dit à l’autre, "Je vais t’égrainer la mâchoire pour te décrâner". Avouez qu’il n’y a pas mieux pour calmer le jeu! En tout cas, c’est le président de la FTQ qui l’a dit en conférence de presse hier à la sortie de sa rencontre avec le ministre du Travail, Sam Hamad.

Selon le Président, quelqu’un de bien placé comme je vous le disais, donc inutile de douter de ses intentions, selon le Président disais-je, ce n’est pas parce qu’on dit, "Je vais t’égrainer la mâchoire pour te décrâner" que c’est de la violence. Selon lui, c’est juste une façon de parler!

Je ne sais pas pour vous, mais moi lorsque j’entends des choses comme ça, je me dis que si je ne comprends pas, c’est probablement parce que je ne sais pas planter des clous! Ce qui en passant, n’a rien à voir avec les choux. Quoique parfois, on aimerait bien que ceux qui cognent sur les clous se souviennent de l'époque des choux.


Trêve de comptines, j’ai sérieusement des doutes sur les affirmations de Michel Arsenault lorsque je pense leadership. Et encore plus de doutes lorsqu’il dit que face à ce qui se passe sur la Côte-Nord, faudrait que les gens apprennent à respirer par le nez.

Voyez-vous, le problème du leadership, du moins une partie du problème, c’est parce qu’on pense que si des gens nous suivent, ça doit être parce qu’on a raison. Et le problème du leadership commence justement lorsqu’on pense qu’on a raison. Parce que lorsqu’on pense qu’on a raison, certains en viennent à croire qu’ils peuvent dire n’importe quoi.

Et là je sais qu’elle est la phrase qui vous trotte dans la tête. Là vous vous demandez ce qu’il faut faire lorsqu’on pense avoir raison et qu’on veut éviter de dire n’importe quoi. Eh bien savez quoi? Je ne vous ferai pas languir une autre fois. Lorsque vous pensez avoir raison, la meilleure façon d’éviter de dire n’importe quoi, c’est de croire ce que vous dites!

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jeudi 14 janvier 2010

De Cacouna à Copenhague

Encore une fois cette semaine, l’actualité nous offre une belle leçon de leadership. L’événement s’est produit à Rivière-du-Loup: la première rencontre entre Jean Charest et Stephen Harper depuis le sommet de Copenhague comme l’explique Pierre Duchesne dans son reportage* à Radio-Canada. La rencontre est intéressante, car à Copenhague, Jean Charest n’y a pas été avec le dos de la main morte à l’égard du gouvernement Harper comme l’aurait dit jadis, l’entraineur du Canadien.

Je trouve la rencontre de Rivière-du-Loup intéressante à plusieurs égards. D’une part, il y a la rencontre de deux chefs de gouvernement d’un même pays. Intéressant, car ça me fait penser à ce qui se passe dans une entreprise. On a beau avoir celui qui est à la tête de l’organisation, rien n’empêche les autres dirigeants de prendre leur place.

Tout le monde est d’accord avec l’idée qu’il n’y a pas qu’un leader dans une organisation. Mais lorsque vient le temps de parler de leadership, tout de suite on pense au PDG. Comme s’il n’y avait que lui qui avait de l’influence sur le personnel. Pour comprendre le leadership, il faut garder à l’esprit qu’il y a plusieurs leaders au sein d’une entreprise. Pour comprendre le leadership, il faut avoir des notions. Il faut avoir un modèle auquel on peut se référer.

La présence de plusieurs leaders dans le même environnement, c’est ce que j’ai appelé la Dynamique Leaderiale dans mon modèle du leadership.


Dans une Dynamique Leaderiale, les leaders présents les uns avec les autres agissent et réagissent en fonction de leurs agendas personnels. Par exemple, ce n’est plus un secret pour personne, l’agenda environnemental d’Ottawa et de Québec sont à des lieux de divergence. Ce qui n’est pas sans conséquence sous l’angle du leadership! Avez-vous dit leadership?

Ce que je trouve intéressant de la rencontre de Rivière-du-Loup, c’est qu’elle met en évidence les jeux et les enjeux présents dans une organisation. Des jeux et des enjeux présents parce que l’un ne voit pas les choses comme l’autre. Intéressante cette rencontre parce qu’elle le souligne à gros trait : cesser de croire qu’un leader est quelqu’un d’harmonieux qui croit de façon indéfectible à la vertu.

Fallait voir sourire Jean Charest en point de presse en se tournant vers Stephen Harper : "La digestion anaérobie, vous en avez probablement connu aussi monsieur Harper à Ottawa. Il y en a beaucoup." Dans son sourire, fallait-il comprendre qu’une digestion anaérobie produit du gaz méthane? Il y en a beaucoup à Ottawa… heuuu… Il y a beaucoup de péteux de broue?

Ou encore, " Peu importe où je me trouve. Que ce soit à Cacouna ou à Copenhague, sur ces questions-là, je tiendrai le même discours au nom des Québécois." Cocoricooo! Quoi de mieux que de faire le coq pour jouer au plus smatte! Ça, c’est ce que j’appelle du leadership négatif dans mon modèle.

Évidemment, il y a ceux qui vont dire que la politique c’est comme ci et comme ça et que ce n’est pas le reflet de ce qui se passe dans les entreprises. Malheureusement, c’est souvent eux les premiers qui trouvent qu’il est difficile d’avoir du leadership.

En ce début d’année, si vous cherchez à améliorer les performances au sein de votre organisation, ne cherchez pas de Cacouna à Copenhague ce qu’il faut faire. Commencez par chercher qui sont les p’tits coqs au sein du personnel. Faites le et vous en prendrez conscience par vous-même, on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs!

* Le reportage se trouve au début de la section 3/5.

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vendredi 4 décembre 2009

Tiger Woods: le défi du leadership

Amateurs de sport bonsoir! Toute une soirée nous attend. Ce soir, notre sujet est en lien avec le merveilleux monde du golf. Vous en avez sûrement entendu parler. La nouvelle a fait le tour de la planète. Les médias en ont fait leur une. Tout le monde a son mot à dire sur l’événement. Alors sans plus tarder, y a-t-il quelqu’un parmi vous qui peut me dire si c’est une slice, un hook, un birdie? Un double-bogey peut-être?


C’est la question que je vous pose. Qu’est-ce qu’il faut pour foncer sur une borne-fontaine et frapper un arbre avec une Cadillac?


Notre premier appel nous vient de Montréal. Bonsoir monsieur Lanthier! Pour commencer monsieur Lanthier, êtes-vous un joueur de golf? Oui! Excellent! Alors selon vous, que se passe-t-il avec Tiger Woods?


- Selon moi Ron le problème en est un de leadership!


- Avez-vous dit leadership? Monsieur Lanthier, c’est une émission de sport. Je ne vois vraiment pas où est-ce que vous voyez du leadership là-dedans.


- Alors je m’explique. Il faut comprendre qu’on devient souvent un leader désigné lorsqu’on développe une compétence qui dépasse celle de la moyenne des gens. Un leader désigné, je l’explique dans ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership, c’est quelqu’un qui nous influence lorsqu’on lui accorde – le désigne – le statut de leader. On devient leader désigné lorsque les autres reconnaissent qu’on est compétent dans un domaine d’activité. Ce qui est intéressant avec le leadership désigné c’est que bien souvent, on réussit à avoir de l’influence sur les autres pour des sujets qui n’ont rien à voir avec notre champ de compétence.


- Personnellement monsieur Lanthier, je ne vois toujours pas où vous vous voulez en venir.


- Comme je le dis souvent Ron, le leadership c’est en nous que ça commence. Sur papier, c’est facile le leadership mais dans les faits, c’est parfois difficile.


- Ça devient difficile le leadership parce que parfois, on perd contact avec la réalité. Avec l’argent qu’un individu gagne. L’attention que les médias t’accordent, etc. Le pouvoir que tu as entre les mains si on regarde du côté des politiciens. Vient un moment donné où tu te crois invincible. À ce moment-là que tu crois que tout est permis.


- Je ne sais pas Ron si vous avez déjà vu la femme de Tiger Woods?


- C’est sûr! C’est sûr! Mais vous devriez savoir monsieur Lanthier que l’important, c’est l’intérieur comme on dit.


- Entièrement d’accord avec vous Ron mais y a toujours une limite à ce qu'on raconte. Lorsque tu n’arrives plus à te satisfaire de ce que tu as, c’est peut-être parce que tu as un problème.


- Tu vois Ron, le leader, comme tous les autres, est confronté à ses propres pulsions. Il est confronté à ses désirs. Et lorsque tu n’arrives plus à te contrôler, c’est là que ça commence à être difficile le leadership.


- Il suffit de regarder les problèmes dont on parle dans les médias. C’est toujours la même histoire. Toujours des gens qui veulent plus de pouvoir, ou qui veulent plus d’argent. D’une certaine façon, des gens qui cherchent à satisfaire leurs besoins.


- Merci pour votre appel monsieur Lanthier. Si je vous ai bien compris, le contrôle de soi, c’est ce que vous appelez le défi du leadership!


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jeudi 26 novembre 2009

Enquête publique: 40 hres semaine

T’aimes ça le leadership? En v’là du leadership! As-tu dit leadership? En v’là encore du leadership! Parce que comme tu le sais le jeune, y en faut du leadership! Parce que sans leadership, on va pas loin. Du moins, ça va pas fort. Ça va pas loin, pis ça va pas fort. Même si on crie fort.

Dans le fond, on a beau crier, on dirait qu’y ont les oreilles bouchées. Bouchées, pis pas à peu près.

Trompe-toi pas le jeune. On dirait qu’y nous entendent pas. Mais y nous entendent. Y font semblant de pas nous entendre. Ça te surprend? Pourtant, y a rien de surprenant. C’est toujours la même histoire. On a beau leur dire. Y nous écoute pas. Pourquoi y nous écoute pas? Pas dur à comprendre. On sait ben. Eux autres, y connaissent ça.

Ô! Pis y connaissent ça pas à peu près. Pis tu remarqueras, y connaissent ça encore plus lorsqu’y ont les deux pieds d’dans. Comment tu fais pour savoir qu’y ont les deux pieds d’dans? Ça le jeune, c’est l’expérience. Tu t’en rends compte assez vite. Y ont les deux pieds d’dans lorsqu’y sortent leurs grands mots. Pis avec les grands mots, y’a les grandes phrases.

Écoute ben le jeune, tu vas voir que c’est pas compliqué à comprendre. Au début, y disent qu’y ont la situation en main. Au début c’est facile. Parce qu’y disent que Pierre Jean Jacques s’occupent du dossier. Là t’as ben beau leur dire n’importe quoi, oublies ça! Pierre Jean Jacques s’en occupent. Parce qu’eux autres connaissent ça pis faut les laisser faire leur travail.

C’est sûr que d’in fois y s’tire une balle dans le pied. Ça c’est lorsqu’y veulent pas montrer qu’y ont les deux pieds d’dans. C’est là que mettons, le président de la centrale demande qui c’est qui a dit ça? Et c’est là que ça vaut 100 piastres parce qu’y essaye de nous faire accroire que c’est le syndicat qu’y a parlé à place des membres. Parce que selon lui, les membres pensent pas comme ça.

Aye le smatte! As-tu pensé deux minutes avant de parler? C’est parce que toi-même t’es le président des présidents des syndicats. Allllooooo! C’est pas fort si tu veux mon avis. Même si je le sais qu’à tes yeux, mon avis vaut pas grand-chose… Mais ça le jeune y en a plein des comme ça. Que je te voye aller dans leur gang.

Le plus drôle le jeune c’est lorsque Pierre Jean Jacques décident de dire ce qu’ils pensent. C’est plus drôle parce que Pierre Jean Jacques pensent comme moi pis toi. Mais nous autres on n’est pas important. Pierre Jean Jacques non plus sont pas important, mais lorsqu’y ont pas arrêté de dire qu’y fallait leur donné le temps de faire leur travail, là ils ont l’air de quoi si Pierre Jean Jacques décident de parler? Ils ont l’air de quoi lorsque Pierre Jean Jacques disent qu’y vont pouvoir continuer à faire leur travail même si on fait l’enquête publique?

J’te le dis le jeune, les deux pieds d’dans pis ça commence à être glissant.

Là le jeune écoute moi ben. Je sais que t’aime ça le leadership. Ça fais qu’un jour lorsque tu vas être rendu là, oublie pas ce que je vais te dire. Écoute-moi ben, si t’en veux de ce que tu aimes, fais pas semblant que tu connais toute. T’as juste à écouter le monde autour de toi.

Là tu te demandes pourquoi y faudrait que t’écoutes les autres. Écoute ben le jeune parce que j’aime pas répéter. Regardes Pierre Jean Jacques, c’est eux autres qui font la job. Qui tu penses qu’y est le mieux placé pour savoir ce qui peut être fait ou non? Penses-tu que c’est le gars qui te voit une fois par mois qui sait ce qui peut être fait ou non?

Le jeune, oublie le fait que t’as faite des grandes études. C’est sûr que tu comprends plein de choses que moi je comprends pas. Mais y a une chose qui faut que tu comprennes, souvent ce que tu comprends, c’est pas important. Ce qui est important le jeune, c’est ce que pensent Pierre Jean Jacques.

Pourquoi c’est important ce que pensent Pierre Jean Jacques? C’est parce qu’eux-autres y savent comment ça marche. C’est eux autres qui font la job. C’est eux autres qui comprennent la job. Ça fait que si tu veux du leadership le jeune, écoute ceux qui comprennent comment ça marche. Si tu veux du leadership, cache-toi pas derrière des grands mots pis des grandes phrases. Pis surtout, essaye pas de faire diversion. Tout le monde voit ça la diversion.

Le jeune, si tu veux du leadership, c’est facile. Penses-y deux minutes. Qui selon toi connaît mieux ça. Penses-tu que c’est toi avec tes 127 projets qui connais ça? Ou c’est celui qui fait la job qui connaît ça? Pas dure à comprendre le jeune. Si tu veux du leadership, t’as juste à être à l’écoute de ceux qui font la job. T’as juste à être à l’écoute de la police pis des procureurs. C’est eux autres qui font la job 40 heures semaines.

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dimanche 15 novembre 2009

Dumont Taillon Caire: Le Film!

Il avait pris tout le monde par surprise le soir des élections. Personne ne s’attendait à ce qu’il démissionne; ni même les agents du MIB*. De part et d'autre, le niveau d’alerte était subitement passé au code orange. La stupéfaction était présente à l’intérieur comme à l’extérieur de la Matrice. À quoi allait ressembler la suite des choses?


Les années avaient passé et faute de résultats à la hauteur des attentes, Mario n’avait plus la force pour continuer. Même sa machine électorale n’arrivait plus à créer l’engouement nécessaire pour assurer sa progression. Dans de telles circonstances, comment pouvait-il continuer à affronter quotidiennement les combats afin de changer l’ordre établi? Évoluer dans la Matrice est tellement exigeant. Quel coup d’éclat Mario pouvait-il programmer pour mieux résister aux attaques de ses adversaires?

Parce qu’il était l’Élu, Mario était protégé de toutes menaces extérieures par une garde rapprochée. Rien ne devait lui arriver. Personne ne pouvait l’approcher sur de trop longues périodes. Tout était contrôlé autour de lui.

Mario et son entourage évoluaient en vase clos. Ils avaient peur des idées provenant de l’extérieur. Encore plus peur des individus qui auraient pu leur permettre d’élargir leur vision ou d’approfondir leurs idées. En ce sens, plusieurs critiquaient son isolement par ceux dont la mission était de le protéger jusqu’au combat ultime. Une protection qui malheureusement, a fait fuir ceux qui au moment venu, auraient pu prendre sa relève.

La relève, voilà ce que plusieurs n’avaient pas compris: Le programme de Mario était le résultat d’une entente avec le MIB. Il y était stipulé noir sur blanc que rien ne devait subsister de son passage dans la sphère politique. Rien. Aucun début de mouvance de droite ne devait perdurer. Si Mario échouait sa mission, tout devait être effacé de la mémoire collective. Mais comment cela allait-il se faire alors que le stylo à éclair n’était présent que dans le septième art?



Dans la Matrice, on ne sait jamais qui sont nos alliés. Il est tout aussi difficile de savoir qui est contre nous. Dans la Matrice, on ne sait jamais ce qui est vrai. On ne sait pas plus ce qui est faux. Il n’y avait donc rien de mieux qu’une course à la chefferie pour initier le début de la disparition du programme mise en place par Mario. En ce sens, les agents du MIB et de la Matrice avaient bien fait leur travail. Le jour du couronnement, l’illusion fut parfaite.

Faute de stylo à éclair, les agents T et C avaient été mandatés pour tout faire oublier. Le plan était de donner une avance par deux votes à Gilles Taillon aux dépens d’Éric Caire, tout deux agents doubles. Mieux encore, le MIB avait demandé à Infoman d’infecter le processus électoral. Pour réaliser sa mission, Infoman avait utilisé la technique du prête-nom; une technique courante là où circulent les p’tites enveloppes brunes.

Par la suite, les événements se sont accélérés. Comme d’autres l’ont fait avant lui, Taillon s’est accroché à son poste comme une chatte défend ses chatons. Ainsi, il a balayé sous le tapis le fait qu’il n’a eu qu’une voix de majorité pour le poste de l’Élu. Pour mieux régner, il a offert un rôle de sous-fifre à Éric Caire. Ce dernier a évidemment refusé. Cela faisait partie du scénario.

Conditionné à son insu par la Matrice, Gilles Taillon avait une soif insatiable de prendre le contrôle de ce qui devait dorénavant être son parti. Il ne savait rien du MIB qui était déjà à l’œuvre pour que tous oublient la droite.

Quelques semaines plus tard, la contamination orchestrée par la Matrice était à son comble. Taillon voyait une conspiration partout où il posait les pieds. Dans la mouvance des collusions et connivences, il a donc parlé d’irrégularités et de divulgations à la police. Tout ça évidemment, afin de mieux anéantir l’intérêt pour le mouvement initié en 1994 par Néo. Son attitude démontre probablement qu’il ne sait plus s’il est lui-même dans le monde réel ou contrôlé par la Matrice.

Un illustre blogueur l'a déjà dit, l’actualité est une inépuisable leçon de leadership. Les derniers développements à l’ADQ en est une démonstration on ne peut plus éloquente. Le désir d’être au pouvoir stimule les instincts tribaux d’un nombre incalculable de gens. Mais n’en parler surtout pas autour de vous, on vous répondrait qu’on ne voit ça qu’au cinéma. Et cela est bien trop vrai. On ne voit ça que dans le film de la vie.


*MIB : Men in Black
The Matrix

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jeudi 12 novembre 2009

Échangeur Turcot: Un pléonasme!

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé? Je ne sais pas si parfois, tout en regardant l’actualité, vous vous dites en vous-même quelque chose dans le genre : «Non mais ça se peut-tu! Plus amateur que ça, tu fais brûler l’eau au fond du chaudron!» Non mais essayez-le le coup de l’eau dans le fond du chaudron! Vous allez voir que c’est vraiment amateur.

Je ne sais pas. Je ne sais pas si ça vous arrive mais moi personnellement, parfois, après l’eau collée au fond du chaudron, je ne trouve rien de mieux que de croire que c’est intentionnel. Non mais entre nous, ça doit être intentionnel parce que plus amateur que ça, ça se peut pas! Je vous le dis que ça se peut pas l’eau brûlée! Essayez-le si vous me croyez pas.

Non non mais attendez un peu. Intentionnel pas dans le sens de complot. Parce que je n’aimerais pas vous faire croire à une collusion ou une connivence. Surtout que par les temps qui courent, je ne crois pas qu’on ait besoin de la goutte qui fait déborder le vase. D’ailleurs, oubliez le vase. Parce que la goutte, on a les deux pieds dedans. De toute façon, oubliez la collusion ou les connivences, comme on dit, ils en ont plein les bras. À moins que ce soit plein les mains. Mais comme vous le savez, ça, c’est une autre histoire.

D’accord! Supposons qu’on se calme, à ce moment-là, vous arrive-t-il de voir l’expression «C’est le bout du poil du bout de la queue du bout du chien» défiler entre vos deux oreilles? Avouez que lorsqu’on regarde l’actualité, ça peut arriver. Ça peut arriver mais ça ne veut pas dire que t’es pas un bon gars parce que ça défile comme ça. Ça veut juste dire… Ça veut juste dire… Ça veut juste dire…

Au fond, ça veut peut-être juste dire «Quessez que tu veux qu’un gars faize.» Surtout lorsqu’on a l’impression qu’y a plus rien à faire. Dans le sens de plus rien à faire, y sont irrécupérables!

Non mais pensez-y un peu! Irrécupérable en 2010. Ils ne pensent même pas à l’environnement. L’ E N V I R O N N E M E N T en 2 0 1 0 dans un mois et demi. Si tu ne penses pas à ça, c’est clair que t’es irrécupérable.

Après ça on nous parle de leadership. Pensez-y un peu. Le gars travaille pendant une couple d’années. Une couple d’années puis une autre parce que c’est un gros projet. Puis là le gars y dit que son projet est fini. Là y passe son projet à son collègue dans l’autre département parce que lui a fini. Et là qu’est-ce qu’il dit son collègue? Le savez-vous ce qu’il dit?

Là vous pensez qu’il dit «Ton projet n’est pas bon!»? Eh bien non! C’est pas ce qu’il dit. Ce qu’il dit c’est: «T’as pas suivi ton cours à Polytechnique parce que le prof de dessin… Pas le prof de dessein… Le prof de dessin je te dis… Le prof de dessin le disait qu’il faut pas tracer plus de ligne le matin qu’on est capable d’en effacer l’après-midi.»

Là vous le savez ce qu’il dit. Et c’est là que le bout du poil du bout de la queue du bout du chien défile entre vos deux oreilles. Vous me suivez? Mais je le sais comme vous, ce n’est pas pratique comme expression le bout du poil du bout de la queue du bout du chien entre les deux oreilles. On va donc supposer que c’est autre chose.

Puis de toute façon, c’est mieux de supposé autre chose parce ce n’est pas le bout du poil du bout de la queue du bout du chien le problème. Si le BAPE dit au Ministère des Transports que le projet de l’échangeur Turcot n’est pas bon, ce n’est pas à cause du bout du poil du bout de la queue du bout du chien.

Pensez-y un peu. Le gars travaille une couple d’années puis une autre parce que son projet est gros et gros pas à peu près. Mais pendant ce temps-là, il ne prend même pas deux minutes pour parler à son collègue pour lui demander ce qu’il pense de la réfection de l’échangeur Turcot dans le contexte de l’environnement, les changements climatiques, la pénurie de pétrole à venir, la délocalisation des citoyens, etc., etc. Non mais avouez que là c’est le bon moment. Leadership! Avez-vous dit leadership?

Crédit: Roumi Photos

Pourtant, me semble que ce n’est pas compliqué, «Toi qu’est-ce que t’en penses?» Pensez-vous vraiment que l’autre va répondre dans le genre: «Je te le dis pas! C’est une surprise! Je va te la dire après que t’a fini.»

Wow! Méchante surprise mon ami! Aussi surprenant que de faire coller de l’eau dans le fond du chaudron.

Mais y avez-vous pensé? Avez-vous pensé que tout ça aurait pu être évité si quelqu’un quelque part… Et là c’est important, quelqu’un quelque part, pas besoin de l’armée, juste besoin de quelqu’un quelque part… Pensez-y un peu. Vous allez voir que c’est pas compliqué le leadership.

Avez-vous pensé que si quelqu’un quelque part avait demandé à l’autre ce qu’il en pense, tout ça aurait pu être évité si quelqu’un quelque part avait eu une vision articulée des transports de l’avenir.

Supposons que vous y avez pensé. Dans ce cas-là, le savez-vous pourquoi l’échangeur Turcot doit retourner sur la table à dessin? C’est pourtant évident que ce n’est pas à cause du bout du poil du bout de la queue du bout du chien.

Si le projet de l’échangeur Turcot va nous coûter une couple de centaines de millions de dollars de plus, c’est juste parce qu’avoir une vision de l’avenir, c’est pas facile. C’est pas facile parce que fallait y penser, vision de l’avenir, c’est un pléonasme!

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jeudi 3 septembre 2009

Ignatieff: N'importe quoi!

J’aurais aimé vous parler de cet incontournable un peu plus tôt mais tout comme vous, j’ai mes échéanciers. J’aurais aimé vous dire plus tôt que mardi soir, j’avais un rendez-vous que je ne voulais absolument pas manquer. J’avais eu écho de la nouvelle dans la journée. J’en avais des palpitations tellement j’anticipais le moment…

D’accord, j’exagère un peu… Je l’avoue… Je fais dans l’emphase pour vous mettre l’eau à la bouche. Mais bon, je n’irai pas trop loin. Je ne voudrais pas vous donner l’impression du pétard mouillé.

Mardi soir donc, j’avais rendez-vous avec… Ouais!... Il y a mieux comme rendez-vous… Surtout lorsque le gars avoue en avoir des palpitations. Que voulez? Faut bien qu’un gars s’assume. D’autant plus que je dois avouer que je n’ai pas regretté me présenter à l’heure et d’y donner toute mon attention… En fait, de ce rendez-vous, je savais que je trouverais matière à réflexion.

Tout compte fait, il y avait jadis les prospecteurs d’or… Comme vous le savez, on n’arrête pas le progrès. Dans les circonstances, je déclare aujourd’hui même être un prospecteur de leadership! Avez-vous dit leadership? Ahhh! Que cela est doux à mes oreilles…

Avant qu’on m’accuse de dire... j’avais rendez-vous avec le Téléjournal mardi soir. Oui oui!, avec le Téléjournal. Y a-t-il plus sexy pour terminer une soirée? Surtout lorsque tu as un mal de dents qui te coupe l’envie d’autre chose… Pour ce qui est du Téléjournal, c’est le reportage d’ouverture dont il est question.

Avant que les accusations ne tombent, par ce rendez-vous, je voulais en savoir plus sur la nouvelle du jour… la fin du soutien du gouvernement de Stephen Harper par les Libéraux de Michael Ignatieff!

Je sais, vous allez me dire qu’il n’y a pas là matière à palpitation… sauf peut-être pour Denis Coderre, sympathique guerrier politique… N’a-t-il pas l’air joyeux avec la nouvelle du jour? Surtout avec son "That’s it, that’s all!" ou sa variante du marmiton, "Les carottes sont cuites pour ce gouvernement conservateur".

Malgré ce que vous pouvez penser de mes palpitations, les siennes ou de... j’admets que les propos de monsieur Ignatieff m’ont laissé perplexe lorsqu’il parlait de l’échec du gouvernement conservateur.

"En juin, nous avons posé quatre conditions pour soutenir le gouvernement. Il n'en a respecté aucune. Son échec est complet. Il n'a pas réussi à protéger les plus vulnérables, il n'a pas réussi à créer des emplois, il n'a pas réussi à défendre notre système de santé publique, il n'a pas réussi à rétablir nos finances publiques"

Si ces dernières lignes ne vous laissent perplexes, je m’explique. Pour ce qui est de protéger les plus vulnérables, de qui parle-t-on exactement? Mais bon, ne nous enfargeons pas dans les fleurs du tapis. Ce n’est pas la première fois qu’un politicien réfère à tous en ne parlant de rien… Dites donc, on se croirait dans un éditorial! Mais ne vous en formalisez pas, le plus intéressant est à venir!

"…il n'a pas réussi à créer des emplois", non pas que je suis un partisan conservateur mais objectivement, ne sommes-nous pas dans une récession qui touche l’ensemble de l’économie mondiale? Je servirai la même observation pour le "il n'a pas réussi à rétablir nos finances publiques".

Pour ce qui est du "il n'a pas réussi à défendre notre système de santé publique", si je ne m’abuse, le système de santé relève avant tout des provinces. Quoique certains diront que le fédéral doit voir à ce que les services soient égaux à l’ensemble du Canada, etc., etc. Mais entre nous, le bon fonctionnement du système de santé est, malheureusement, avant tout une utopie lorsqu’on est le moindrement réaliste.

En résumé, ce qui pousse Michael Ignatieff à retirer son appui au gouvernement a probablement plus à voir avec la recherche du pouvoir pour le pouvoir que le bien-être des Canadiens ou le bon fonctionnement de l’état canadien. Je sais! Il n’y a là rien de nouveau sous l’angle politique. Mais n’oubliez pas que sur ce blogue, c’est l’angle du leadership qui nous intéresse.

Comme le disait un analyste politique – le nom et la source m’échappent, je m’en excuse – les Libéraux ont peur qu’avec la reprise économique qui s'amorce et les Jeux olympiques de 2010, l’opinion publique sera probablement favorable aux Conservateurs après l’automne. Les Libéraux devraient alors faire leur deuil de la gouvernance du pays pour plusieurs mois, peut-être même plusieurs années. Voilà ce qui explique les élections à venir… Le pouvoir pour le pouvoir!

Je sais qu’il y a des écoles de pensée qui parlent de leadership stratégique. Je ne suis pas partisan de cette approche. Le cynisme de la population envers nos élus est selon moi une belle démonstration que la stratégie et la mobilisation des individus ne font pas bon ménage.

Si vous aspirez au leadership, celui qui mobilise bien entendu. Pas celui qui divise. Si vous aspirez au leadership donc, et non au pouvoir pour le pouvoir, inspirez-vous de Michael Ignatieff. Comment? Rien de plus simple, évitez de dire n’importe quoi!

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jeudi 28 mai 2009

Chalk River: Agir avant (2)

Chers lecteurs, vous aurais-je déjà dit que l’alignement des astres est un curieux phénomène? Récurrent quoiqu’aléatoire, l’occurrence du céleste événement occasionne parfois chez l’humain des comportements que l’on pourrait qualifier de paranormaux. À moins qu’il soit plus juste de parler de comportements anormaux. Pour sûr, des comportements à éviter.

Commençons avec le paranormal puisque l’un des éléments qui assure le leadership d’un individu est de ne pas se prendre au sérieux. Remarquez toutefois que de ne pas se prendre au sérieux n’insinue aucunement que l’individu ne peut être sérieux.

Cela étant dit, il faut tenir compte que mardi de cette semaine, je parlais de l’importance d’agir avant d’être rendu à la rivière. Je commentais alors l’attentisme du gouvernement Charest dans le dossier de l’enquête du coroner sur la mort de Freddy Villanueva. Aujourd’hui, deux jours plus tard, on découvre que ladite rivière se nomme Chalk River. N’est-ce pas une évidence que l’étrange est omniprésent?

Du bureau d’où j’écris cette chronique chers lecteurs, je ressens votre scepticisme face à l’enfilade cosmique. Alors pour vous confondre, j’en appelle à votre souvenance et plus particulièrement l’Étude de cas que je vous proposais en janvier 2008. À ce moment antérieur au présent, je vous expliquais en d'autres mots qu’une fois rendu à la rivière, il arrive parfois que l’on préfère mettre à la porte celle qui nous a prévenu qu’il y avait une rivière droit devant. Ceci étant donné que bien souvent, on préfère taire l’existence de la rivière tant que nous n’y sommes rendus. Ce qu’on pourrait qualifier comme étant un déni de la réalité. Ce qui clôt le comportement anormal de l’introduction.

Comme vous le savez trop bien fidèles lecteurs, la réalité finit toujours par nous rattraper. Ce qui nous amène à nous questionner sur l’attentisme du gouvernement, Harper cette fois-ci, dans le dossier de la centrale nucléaire de Chalk River. Pourquoi avoir attendu au lieu d’agir pour assurer l’approvisionnement de matières radioactives des hôpitaux canadiens et de nombreux autres à travers le monde? Bien sûr que je suis au courant qu’Énergie Atomique du Canada a tenté de développer sans succès une nouvelle technologie nucléaire. Je sais aussi que cela fait près de 18 mois que le projet a été abandonné faute de résultats concluants.

Il est normal d’essayer de nouvelles avenues. On n’arrête pas le progrès dit l’adage. Il est également normal de subir des échecs. On ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs dit l’autre adage. Dans l’espace-temps, il faut toutefois demeurer vigilant en tant que gestionnaire car la trilogie nous rappelle qu’il n’y a pas de fumée sans feu.

Il y a près de 18 mois, le gouvernement Harper a congédié Linda Keen, alors présidente de la Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN), parce qu’elle refusait d’autoriser le redémarrage de la centrale nucléaire de Chalk River. Hier, Énergie Atomique Canada annonce que la centrale Chalk River restera fermée pour au moins 3 mois.

Évitons le sensationnalisme et précisons que le problème actuel n’est pas le même que celui qui a mené au congédiement de Mme Keen. Toutefois, tous les experts s’entendent pour dire que la centrale, vieille de 50 ans, est due pour être remplacée par une neuve. Qu’a fait le gouvernement depuis les 18 derniers mois afin de prévenir les problèmes d’approvisionnement des hôpitaux? Attentisme et congédiement arbitraire sont bien entendu les comportements à éviter de l’introduction.

Comme le concluant «ceci explique cela» est toujours agréable à entendre, on pourrait dire que cette chronique semble avoir été écrite sous l’influence d’une matière radioactive. Mais n’ayez crainte chers lecteurs, il n’en est rien. Ce paragraphe ne sert qu’à démontrer qu’on n’a pas toujours besoin d’être sérieux en milieu de travail. Et cela est encore plus vrai si vous aspirez exercer du leadership.

Le mot de la fin de cette chronique sérieuse qui ne se prend pas au sérieux sera évidemment de vous rappeler que dans le monde de la gestion, peu importe l’ampleur du problème à affronter, peu importe les coûts qu’il peut occasionner, peu importe les efforts nécessaires pour le résoudre, il est toujours préférable d’agir avant d’arriver, à la Chalk River.

Excusez-la!

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samedi 2 mai 2009

Tremblay VS Labeaume part III

Pour faire la promotion des activités estivales qui auront lieu à Québec, le maire Labeaume fait la tournée des grandes villes du Québec et de l’Ontario. Lors de son passage à Montréal, il en a profité pour rencontrer son ami Gérald.

- As-tu vu ma programmation pour l’été prochain?
- Non parle moi dont de ça mon Régis
- Tu sais qu’on va avoir le Cirque du Soleil pour un spectacle de 5 ans?
- Oui j’ai entendu parler de ça. C’est bien mais nous autres on a le siège social.
- Tu sais aussi que le Moulin à images va être de retour également pour 5 ans?
- Oui j’ai entendu parler de ça aussi. Mais tu sais mon Régis, avec l’environnement et la pollution, moi je préfère les moulins à vent!
- Moulin à vent… J’aime bien ton sens de l’humour mon Gérald.
- En plus Gérald, on vient de conclure une entente avec Sting. Ça ça va être presque aussi gros que McCartney l’an passé. Ça va être un gros show!
- Sting! Régis mon ami. Attention à ton français. Ce n’est pas parce que tu es à Montréal que tu peux châtier ta langue. Si tu veux mon avis Sting, y a rien là. Moi aussi je suis sur la corde raide!
- Ok ok j’ai compris ton humour mon Gérald. C’est vrai qu’elle est bonne, Sting sur la corde raide. Ce n’est pas tout à fait ce que je voulais dire mon Gérald.
- Ben tu vois Régis que tu comprends rien, je voulais juste que tu comprennes que moi à Montréal je vais avoir le Festival de l’humour. Tu viens ici pour me faire la leçon avec ton fla-fla de réalisations. Je ne me laisserais pas faire comme ça.
- Gérald ne soit pas susceptible STP. J’essaie juste de t’aider.
- M’aider m’aider je ne vois pas pourquoi tu penses que j’ai besoin d’aide. As-tu fini là de me parler de tes beaux succès?
- On va aussi recevoir Kiss mais là tu vas me dire que je suis grossier. Pourtant je veux juste te faire comprendre la bonne façon de gérer les choses
- Kiss! Franchement Régis, c’est un vieux groupe dépassé ça. Il n’y a rien à comprendre avec ça.
- Gérald, je ne veux pas t’insulter mais il faudrait que tu t’y mettes au plus vite. Kiss mon Gérald Kiss
- KISS! KISS! Reviens-en mon Régis. Un vieux groupe rock des années 70-80.
- Là Gérald tu me cherches. Pas dur à comprendre KISS
- Ben quoi Régis, tu veux que je commence à me déguiser pour ne pas me faire reconnaître sur la rue? Tu sauras que même si j’ai des problèmes, je n’ai pas honte de ce que je fais.
- Tu comprends pas Gérald. KISS, la méthode KISS tu connais? Keep it simple stupid
- Régis, je t’ai dit de faire attention à ta langue tout à l’heure. On parle en français à Montréal. En plus, tu sauras que je ne suis pas stupide même si tout s’écroule autour de moi.
- Je ne veux pas dire que tu es stupide mon Gérald. Mais tout le monde connaît la méthode KISS. Pourquoi tu n’essaierais pas de faire les choses plus simples à Montréal?
- Régis mon ami. Tu sais ce que le blogueur a déjà dit à notre sujet. Moi je suis un cognitif et toi un affectif.
- Ben oui je sais Gérald. Moi j’ai plus de facilité dans le day-to-day et toi t’es plus un gars de concept. Je comprends ça mais aide-toi un peu.
- Chacun ses forces mon Régis. Chacun ses forces.
- De toute façon, Lanthier m’a dit qu’il va faire sa chronique dominicale sur ma relation avec le Journal La Presse. Attendons demain pour mieux comprendre le mode de fonctionnement d’un cognitif.
- Tu peux toujours attendre mon Gérald mais je te jure qu’il faut que tu te mettes à la méthode KISS.
- Régis, reviens-en de ton Kiss. C’est bien beau ils font sauté des feux d’artifice dans leur spectacle mais tu sauras qu’à Montréal, on en a aussi des feux d’artifice avec l’international des Feux Loto-Québec.
- Ok Gérald j’abandonne. Lanthier l’a dit qu’entre un affectif et un cognitif, la communication ne passe pas. Y est hot ce gars-là. Un vrai expert du leadership.

Cliquez ici pour lire Tremblay VS Labeaume part II

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dimanche 22 mars 2009

Magic Sam en vacances

Hello hello mon ami. Tu souviens moi? Tu remember mon name? Magic Sam! Tu souviens? Rien dans mon main, rien dans mon manche, tout dans mon poche! Big money mon ami Big money! T’as vu ce qu’on fait moi et mes amis aux US? Je te dis on fait la passe. C’est pour ça moi éloigne un peu et viens ici Québec. Je vais try améliorer mon français. Et avec ce que vue actualité, sûr va me trouver des nouvelles amis.

Je sais pas si tu peux aider moi, y faut je rencontre le gars écrit sur leadership. Tu connais? S’appelle Lanthier je pense. Hey, lui toujours parle valeurs pis intégrité. Y pense faut ça pour leadership. Come on mon ami, croit pas lui. Tu penses faire millions en écoutant lui? Écoute! Fais ton choix. Gnan gnan gnan t’es un bon gars et monde dit toi un leader ou toi fais millions comme moi et mes amis. Allume mon ami. Y faut tu choisi ton gang. C’est sûr tu peux faire les deux : leader et millions. Mais entre nous, casse pas ton tête avec leadership si pas facile pour toi. Tu peux faire millions sans leadership.

Regarde moi et mes amis. T’as vu ce qu’on fait avec milliards Obama à AIG? Des beaux bonus dans mon poche et celles de mes amis. Wake up! Comment tu penses ça marche le money. Penses-tu moi et mes amis we care de quoi pense la population? Pas besoin faire attention quoi pensent les autres, les millions sont dans nos poches mon ami. Qu’est-ce tu veux de plus?

Le plus fun avec commissions AIG, c’est que personne responsable. T’as vu comment on arrange chose avec mes amis? Le gars PDG pas responsable parce que contrat signé avant lui arrive. Toi au Québec, le gars DG de CDPQ pas responsable parce que Perfect Storm après lui parti. Tu comprends la magie? Si tu veux millions mon ami, y faut tu comprennes règles de basse. Pars avant, arrive après mais ne sois pas là pendant. Règle facile retenir mon ami, c’est contraire sexe. Vient pas avant, vient pas après, vient pendant!

Wow! faudrait pas Lanthier voit ce que moi écrit! Mais qu’est-ce tu veux mon ami, c’est comme ça la vie. Sexe et money toujours ensemble. Regarde joueurs Canadien hockey. Y semble les gars cruisent pitounes avec big money. Demande pas toi pourquoi les gars ont pu de jus sur la glace. Le jus toute dans… Wo! Wo!mon ami, fais pas écrire moi choses mineurs doit pas lire.

Tu as déjà lu Lanthier? Y dit faut être écoute des autres pour leadership. This guy is a dreamer! Pas besoin être à l’écoute des autres. Regarde ton prime minister Québec Charest. Hey! ce gars-là connaît bon truc magie. T’as vu comment lui fait? Y dit entendu good éloges sur Michael Sabia. Tout le monde capote dans les experts, les journalistes, actionnaires Bell qui ont perdu money. Pour eux autres, Sabia pas bonne personne pour CDPQ. Penses tu prime minister s’en fait avec les autres penses? Lui don’t care, c’est lui avec mains sur volant!

Plus bon encore pour leadership. Le président CA CDPQ dit que lui révélation lorsque vu le CV de Sabia! Wow mon ami! Révélation! Tu vois que pas besoin être à l’écoute pour leadership. C’est mieux savoir parler pour mettre poudre dans les yeux. Encore plus important comprendre mon ami. Si tu veux nommer quelqu’un vite vite avec CA. Pas compliqué, tu fais des p’tites passes passes. Je te donne un exemple parce que je sais tu veux toujours exemple. Suppose tu manques de monde sur ton CA. Pas compliqué! Nomme quelqu’un même jour que grosse décision. Toute façon mon ami, le monde voit juste du feu. Pis eux autres chialent dur jamais longtemps. Tu comprends le truc? Good!

Tu vois que pas besoin être à l’écoute pour avoir leadership. Penses-tu que Charest care ce que toi penses? Hey! ce gars là deux mains sur le volant. Y t’as bien eu dernière élection. Il disait que tout est beau, tout va bien avec économique. Plus drôle est que toi tu l’as cru! Toi l’as cru parce que tu crois toujours ce qu’on dit pendant élection. Come on wake up! Tu fais toujours avoir. T’es pas vite vite comprendre si tu veux what I think. Charest pas fou, y sait que toi tout oublié dans 4 ans. De toute façon, lui dernier mandat si tu veux mon avis. Alors il fait chose pour aider ses amis. Ça c’est du leadership! Je te dis au début. Décide ton gang toi appartient. Aide ton gang, après ton gang va t’aider. Pas dur comprendre leadership.

Là mon ami, arrête voir toi un leader dans ton rêve. Wake up and écoute mes trucs leadership si tu veux money dans ton poche. Regarde crise financière et maintenant économique. Personne responsable. Tout ça à cause le marché de main invisible. Personne responsable et bonus dans nos poches. Tu comprends pourquoi t’es mieux oublie valeurs pour leadership? Penses-tu mes amis créé crise financière pensent valeurs? La seule valeur on pense moi et mes amis, c’est valeur dans nos poches. Pas dur comprendre mon ami. Juste à faire ton choix.

Quand toi regarde dans miroir. Quand tu regardes tes enfants dans les yeux. Si t’es un vrai homme, es-tu fier de toi? Fier ou pas fier mon ami, le truc, fais comme moi. Regarde pas toi dans miroir. Moi regarde dans mon poche! Ouhouu! Plein de belle money de bonus! Tu comprends mon ami? T’as pas besoin être bon ou faire des bonnes choses dans ton vie. T’as juste à signer bon contrat. Pour ça, il faut des amis qui retournent ascenseur. Tu vois que pas compliqué leadership!

Wow! Avec leadership et ski de printemps soleil, je te dis que amusant vacances au Québec.

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