Affichage des articles dont le libellé est Empowerment. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Empowerment. Afficher tous les articles

vendredi 8 octobre 2010

Intéressant de regarder derrière

Cette semaine, j’ai été très occupé. Entre autres, par un atelier mardi soir à la Jeune Chambre de Commerce de Montréal. Aussi, les deux conférences présentées mercredi et jeudi matin dans le cadre du Salon Emploi Formation qui avait lieu au Palais des congrès de Montréal.

Il y a aussi les élections du Réseau des ingénieurs du Québec (RéseauIQ) où je tente de me faire élire comme administrateur du conseil d’administration. Je profite de l’occasion pour vous dire que si vous connaissez des ingénieurs… Merci à l’avance! ;-)

Autrement dit, je n’ai pas eu beaucoup de temps pour regarder l’actualité, mais je ne pouvais pas vous laisser tomber sans rien à vous mettre sous la dent. J’ai donc pensé partager avec vous cette vidéo de Steve Jobs.



Personnellement, je crois qu’il est vrai que parfois, on ne sait trop comment ce qu’on fait peut se mettre en application dans la vie de tous les jours. Mais c’est effectivement lorsqu’on regarde derrière que l’on constate les points qui se relient entre eux.
.

dimanche 14 février 2010

À nous le podium!

Imaginez un planchiste au sommet d’une montagne enneigée de la Colombie-Britannique. Imaginez-le sautant dans le vide pour entreprendre sa descente sur un versant de neige poudreuse encore vierge. Imaginez le vent sur le visage, le son du manteau blanc dans les virages. Imaginez une explosion de neige avant qu’il ne s’élance sur le dernier droit. Imaginez un saut qui le propulse à travers d’immenses anneaux olympiques.

Imaginez! Oui, imaginez si vous n’avez pas vu la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Vancouver 2010. Imaginez parce que ça ne pouvait mieux commencer. Ça ne pouvait mieux commencer pour moi qui suis un fervent adepte de surf des neiges, et de leadership! Avez-vous dit leadership?


Imaginez! Oui, imaginez! Imaginez si vous voulez mobiliser. Parce qu’il faut se rendre à l’évidence, La fête se doit d’être partagée. Oui!, la fête qui célèbre les victoires de l’équipe se doit d’être partagée par l’ensemble. Et c’est justement ce que tente de faire le Canada dans le cadre des Jeux olympiques.

Pour les Jeux olympiques de 2010, la démarche du Canada est indéniable. Indéniable que le Canada veut que les athlètes gagnent. Indéniable également que l’on veut que le succès des uns devienne la fierté des autres. Il devrait en être ainsi dans les organisations. Il devrait en être ainsi là où l’on aspire au leadership. Est-ce que le succès de vos étoiles est la fierté des autres?

À l’instar du Canada aux Olympiques, l’entreprise qui aspire au leadership doit apprendre à partager les succès des uns avec l’ensemble des employés. Par exemple, il faut apprendre à partager les succès de ventes des représentants, apprendre à partager les succès de livraison de la production, apprendre à partager la satisfaction des clients par le service à la clientèle. Bref, il faut apprendre à partager les réussites des équipes avec l’ensemble de l’organisation. C’est la meilleure façon de développer le leadership organisationnel.

Pour développer le leadership, il faut apprendre à partager parce qu’il n’y a pas de sots métiers dans une organisation. Pas de sots métiers, mais combien ne sont pas valorisés? Combien d’employés ne sont pas considérés? Combien d’employés oubliés parce que leur travail n’est pas nécessairement valorisant aux yeux des autres? Travail pourtant essentiel au bon fonctionnement des processus opérationnels et à la bonne marche des affaires. Combien d’employés ignorés lorsque vient le temps de souligner les succès de l’entreprise?

Pour développer le leadership au sein d’une organisation, il ne faut pas avoir peur de reconnaître l’effort des uns pour le plaisir des autres. Il ne faut pas non plus avoir peur d’innover. Il ne faut pas avoir peur de se donner les moyens de nos ambitions. Il ne faut pas avoir peur de partager nos aspirations.

Pour développer une organisation gagnante, il faut se voir gagnant. Pour développer une organisation gagnante, il faut se croire gagnant. Et là meilleure façon pour le faire, est sûrement de lancer un programme de motivation afin que l’ensemble du personnel puisse s’identifier aux succès de ceux qui brillent par leurs talents. En ce sens, le Canada aux Jeux olympiques de 2010 à Vancouver est un bel exemple de ce qu’il faut faire.

Pour développer le leadership au sein de votre organisation, qu’attendez-vous pour lancer votre programme « À nous le podium »?



P.-S.: Félicitations à Alexandre Bilodeau pour sa victoire à l'épreuve des bosses! Victoire historique puisque c'est la première médaille d'or du Canada en sol canadien.
.

dimanche 20 septembre 2009

Le métro: amenez-en des projets!

Peut-être êtes-vous un fidèle utilisateur qui s’est réjoui de l’annonce? Peut-être êtes-vous un fanatique du Hummer qui considère la nouvelle comme rien de plus qu’une autre dépense inutile? Ou comme la majorité, peut-être que le prolongement du métro vers le Nord, le Sud et l’Est n’est à vos yeux qu’un autre vœu pieu dont on entendra parler au cours des 30 prochaines années?

Comme plusieurs et ce à l’encontre de mon penchant pour l’environnement, le prolongement du métro n’a suscité en moi qu’une vague indifférence. Je vous l’avoue, je suis moi-même surpris de ma réaction. Il me semble que c’est une nouvelle qui aurait dû m’enthousiasmer. D’autant plus que je ne suis pas le genre qui affectionne l’apathie. Mais serait-ce qu’à quelques jours du lancement des luttes municipales, le projet ressemble trop à une promesse de la semaine des quatre jeudis?

Ma réaction au prolongement du métro est contre nature. Je ne peux donc la laisser passer comme un timbre à la poste ou la voir comme l’eau sur le dos d’un canard. Pourquoi cette indifférence à un investissement qui déjà, joue dans la ligue des milliards $? Est-ce parce qu’on ne parle pas encore des indexations au coût de la vie et des imprévus prévisibles qui feront la joie des maîtres d’œuvre? Ou est-ce parce que je ne pourrai profiter de la manne du pic et de la pelle? Souffrirai-je du syndrome de la « pépine » comme l’aurait si bien dit il y a quelques mois, celle qui ne prévoyait pas de déficit au Québec?

Avouez que tout ça est un curieux amalgame généralisé au sein de la population. Un amalgame qui suscite l’indifférence alors qu’on aurait préféré un sentiment de fierté ou d’appartenance. Aussi bien dire un amalgame qui me laisse perplexe sous l’angle du leadership. Avez-vous dit leadership? Pourquoi?

Pourquoi ce manque d’enthousiasme dans la population pour un projet qui devrait normalement créer de l’engouement? Pourquoi le désintérêt pour un projet qui devrait normalement rassembler? Pourquoi le scepticisme au lieu du dynamisme? Pourquoi le doute alors qu’on recherche l’adhésion?

Vous l’avez compris, l’annonce du prolongement du métro m’a fait penser aux problèmes qui affligent nombre d’organisations. L’annonce du prolongement du métro est une belle démonstration de l’indifférence individuelle pour le collectif. On a beau parler de travail d’équipe et d’engament, nous sommes en général plus intéressés par ce qu’on a à y gagner. Et cela est d’autant plus vrai lorsque les projets semblent être qu’une occasion de faire bien paraître celui qui en parle.

N’est-ce pas une partie du problème de leadership dans les organisations? L’indifférence face à l’organisation? Le cynisme à l’écoute des propos des dirigeants? Le sentiment que les projets ne servent qu’à les servir et non à servir lui, l’autre et l’équipe?

Que cela déplaise ou non, il faut se rendre à l’évidence. Les problèmes de leadership sont souvent liés au désengagement des uns et des autres. Et après l’évidence, il faut admettre. Admettre que trop souvent, on se complait à multiplier les projets sans les inscrire dans une vision d’avenir. Trop souvent, on croit qu’il suffit de dire pour que les autres fassent. Et ce, sans même leur donner les moyens de faire.

Évidemment, le manque de moyen nuit au leadership. Le manque de moyen reporte les échéanciers. Le manque de moyen perpétue les échecs. Le manque de moyen fait douter des aptitudes à faire. Le manque de moyen fait perdre confiance. Le manque de moyen laisse croire qu’on ne peut y arriver avant même de commencer. Le manque de moyen donne l’impression qu’on ne sait pas gérer. On peut penser au CHUM tout en espérant que le prolongement annoncé ne viendra pas le confirmer.

Non ce n’est pourtant pas difficile le leadership. Il suffit que de proposer des projets concevables. Il suffit que d’annoncer ce qu’on est en mesure de faire. Il suffit que de se donner les moyens pour que les projets soient des succès. Il suffit que de livrer la marchandise. Autrement dit, il suffit que de mettre les gens en confiance. Et c’est lorsqu’on réussit à donner confiance à soi et aux autres qu’on entend, amenez-en des projets!

.

mardi 11 août 2009

Guy Laliberté, lui y croit!

Après les trilogies et les alignements de planètes, nous voilà au yin et au yang. Dans ma dernière chronique, Bob Lutz de General Motors nous a démontré qu’un gestionnaire ne peut mobiliser les autres dans un projet si avant toute chose, il n’y croit pas. Aujourd’hui, pour rééquilibrer les esprits, je ne pouvais faire autrement que de parler de Guy Laliberté.

Difficile de ne pas en parler du cracheur de feu avec la fête qu’a organisé la ville de Baie-St-Paul pour souligner les 25 ans du Cirque du Soleil. Difficile de ne pas en parler car contrairement à Bob Lutz qui ne croit pas à l’intérêt des Américains pour les petites voitures, Guy Laliberté a cru en son rêve. Plus intéressant est qu’il y a cru malgré le regard des autres.

La réussite du Cirque du Soleil est actuellement le plus bel exemple concernant l’importance de croire à un projet afin de pouvoir mobiliser son entourage. Il est illusoire de croire mobiliser les autres lorsqu’on ne croit pas en ce qu’on fait. Je sais que vous allez me dire, «Guy-Michel!, c’est évident!». Vraiment!?!

Posez-vous la question. Croyez-vous réellement en ce que vous faites? Ou croyez-vous surtout qu’il faut de l’efficacité, qu’il faut s’assurer que les employés sont à l’heure, qu’il faut surveiller le personnel pour éviter les erreurs, etc.?

Personnellement, si vous cherchez à améliorer votre leadership, je parierais que vous croyez plus au reste que vous croyez à ce que vous faites. En fait, je dirais que vous croyez plus au reste parce que ce que vous faites n’est pas en lien direct avec un projet auquel vous croyez fondamentalement. Pas en lien avec un projet auquel vous croyez viscéralement.

Photothèque Le Soleil

Comme je le dis souvent, le leadership, c’est en nous que ça commence. Ne le cherchez pas ailleurs. Ne cherchez pas des façons pour mieux contrôler les autres. Ne cherchez pas à comprendre ce qui motive les autres. Ne cherchez pas à savoir ce qu’il faut aux autres pour qu’ils soient motivés. Cherchez plutôt ce qui vous motive. Cherchez ce qui allume votre flamme intérieure.

Il y a 25 ans, Guy Laliberté savait quelle était sa flamme intérieure. Il le savait et il savait l’alimenter comme pas un. Il l’alimentait tellement bien qu’il a dû l’extérioriser. Il a eu à la partager. Voilà pourquoi il est devenu cracheur de feu! Flamme intérieure, cracheur de feu… vous la pigez?

Trêve de plaisanterie… Il est illusoire de tenter de mobiliser notre entourage lorsqu’on ne croit pas réellement à ce qu’on fait. Et c’est probablement ça le plus grand obstacle au leadership qu’on retrouve au sein des organisations. Trop de gestionnaires qui ne croient pas à la mission de l’entreprise. Trop de gestionnaires qui ne croient pas aux projets dans lesquels ils sont impliqués. Trop de gestionnaires qui ne croient pas fondamentalement à ce qu’ils font.

Vous voulez plus de leadership? Ne cherchez pas de midi à quatorze heures comme on dit par chez nous. Cherchez ce qui vous motive. Qu’est-ce que vous aimez dans votre travail? Qu’est-ce qui vous allume et qui vous donne de l’énergie à revendre? Qu’est-ce qui vous illumine au point où les employés ont le goût de vous aider à accomplir vos projets?

En fait, qu’est-ce qui vous rend bien face à vous-mêmes? Qu’est-ce qui vous donne le sentiment d’être en harmonie avec la personne que vous êtes?

Regardez Guy Laliberté. Regardez son sourire. N’a-t-il pas l’air de quelqu’un en harmonie avec lui-même? Surtout, évitez de penser au fait qu’il est millionnaire. Cela vous écarterait de l’essentiel. Au temps où le Cirque du Soleil s’appelait Les Échassiers, Guy Laliberté n’était pas millionnaire. Cela ne l’a pas empêché d’avoir un rêve : celui d’amuser les gens.

Et vous? Quel est le rêve qui vous habite? Quel est le rêve qui alimente votre leadership?

Non ce n’est pas compliqué le leadership et Guy Laliberté nous en donne une preuve on ne peut plus convaincante. Un gestionnaire peut mobiliser les autres dans un projet si avant toute chose, il y croit!

.

dimanche 2 août 2009

Bravo Julie!

Après One small step for a man et We chose to…, voilà la fin d’une autre trilogie avec le retour de Julie Payette sur le plancher des vaches. Dans environ un an, les navettes spatiales seront mises au rancard. À ce moment, les regards se tourneront à nouveau vers la lune afin de mieux voir Mars. Canne à la main, peut-être aurai-je la chance de voir le premier pas sur la petite sœur d’à côté?

Ce soir à Découverte (de Radio-Canada), on présentait le dernier épisode de la série Conquérir l’espace, l’histoire de la NASA (IV): vivre dans l’espace. Encore une fois j’ai été fasciné. Sincèrement, je suis impressionné lorsque je vois les images d’une navette ou d’une Saturn V au décollage. Comment pourrait-il en être autrement devant les prouesses dont est capable l’humain lorsqu’il se permet de travailler à la hauteur de son talent?

Au-delà des images, des prouesses et du talent, j’ai aimé voir les interventions des acteurs de l’exploration spatiale. J’ai aimé voir leur regard allumé alors qu’ils commentaient leur travail. J’ai aimé voir leur fébrilité pour le travail accompli. Indéniablement, ils étaient tous fiers d’avoir participé pleinement à ces projets réalisés dans le firmament.

À défaut de l’avoir ressenti, après avoir vu l’apesanteur, il me serait difficile de ne pas vous proposer un parallèle entre notre quotidien et celui des explorateurs de l’espace. Après tout, pourquoi ne pourrions-nous pas être fébriles ici sur la terre dans nos projets plus terre-à-terre? Pourquoi nos employés et collègues ne pourraient-ils pas avoir un regard empli de passion pour ce qu’ils font?

Parce que ce qu’on leur propose n’est pas aussi spectaculaire? Parce que ce qu’on leur demande n’est ce qu’on n’aime faire? Parce que ce qu’on leur suggère n’est que du laissez-faire? À moins que nous-mêmes n’ayons pas la passion que nous leur demandons?

Non ce n’est pas difficile le leadership. Il se construit au quotidien. Il se construit pas par pas. Il se construit lorsqu’on reconnaît l’effort de l’autre.

Le leadership se construit lorsqu’on est capable de féliciter ceux qui font des efforts. Il se construit lorsqu’on accorde à l’autre le mérite de ses efforts. Il se construit lorsqu’on accepte de féliciter les autres pour leurs efforts quelque soit l’effort. Parce que chaque effort est un pas de plus vers l’objectif qu’on se donne comme collectif.

Tous les jours, les employés font des efforts. Tous les jours, celui qui aspire au leadership se doit de reconnaître ces efforts. Parce que sans reconnaissance, il ne peut y avoir prise de conscience. Sans reconnaissance, il est difficile de savoir si ce qu’on fait a du sens. Sans reconnaissance, on perd le goût de donner toute notre essence.

Pourquoi si peu de leadership dans les organisations? Peut-être parce qu’au quotidien, on oublie de reconnaître les efforts des autres? Peut-être parce qu’au quotidien, on a peur de louanger l’effort des autres? Peut-être parce qu’au quotidien, suite aux efforts des autres, on omet de dire des choses aussi simples que, comme par exemple, Bravo Julie!


À lire:
Le dossier de Cyberpresse

.

dimanche 7 juin 2009

Guy Laliberté: To the moon

Qui a dit que les jours se suivent mais ne se ressemblent pas? Assurément, ce n’est pas un lecteur de ce blogue. Car après le trio «Agir avant» du mois de mai, voilà un autre «To the moon» pour en faire un duo. N’est-ce pas merveilleux d’être amuseur public? En tout cas, il a beau avoir commencé dans la rue, le voilà sur la grande avenue. Si je peux l’exprimer ainsi. Mais peu importe la façon de le dire, ça ne changera rien. Guy Laliberté s’envolera bel et bien vers les étoiles en septembre prochain.

Toujours pour la suite des idées, je dirai qu’il s’envolera pour célébrer son alignement des planètes. En l’occurrence, son 50e anniversaire, le 25e du Cirque du Soleil et sa fondation One Drop dont il veut faire la promotion par ce voyage excentrique. Mais comme vous le savez trop bien, ce n’est pas l’excentrisme qui est important dans les phrases précédentes, c’est la célébration.

Y a-t-il quelque chose de plus important à célébrer qu’un alignement de planètes ou un anniversaire? Bien sûr qu’il y a plus important! Il y a les victoires tout comme les succès.

Évidemment fidèles lecteurs, vous avez compris que je parle des victoires organisationnelles ou les succès d’équipe. Entre nous, dans l’intimité du cyberespace, faute d’avoir les moyens d’aller dans l’espace, quand est-ce la dernière fois que vous avez célébré un accomplissement avec votre personnel? Qu’en est-il de souligner le succès d’un projet? Et la signature du nouveau contrat?

J’anticipe votre réponse. Oui mais ça coûte cher célébrer les victoires. Et si on commence ça, les employés vont en vouloir tout le temps plus. Pis à la longue, ils vont prendre ça comme un droit acquis qui va annihiler l’effet reconnaissance désiré.

Sur ce, je vous laisse poursuivre l’énumération de ce qui justifie vos inactions à la reconnaissance. Et si l’imagination vous manque, allez en parler avec le contrôleur de l’entreprise. Je suis certain qu’il aura plein de bons arguments pour vous ramener à la raison; raison dans le sens que ça coûte cher bien entendu. Mais après ça, on se demande pourquoi il est si difficile d’exercer du leadership! Avez-vous dit leadership?

Guy Laliberté l’exprime trop bien : il avait besoin d’un nouveau défi. L’humain est ainsi fait. Il aime se dépasser. Il aime grandir. Souvent sans le savoir, l’humain aime se découvrir – et là je ne parle pas de se découvrir le soir lorsqu’il fait noir; on se comprend. L’humain est comme ça. Il aime être fier de lui et cela se produit lorsqu’il fait de nouvelles choses. C’est simple à comprendre. Vos gens veulent donner du sens à leur travail. Alors, il n’en tient qu’à vous de prendre la balle au bond et de leur donner l’occasion de relever un nouveau défi.

Mais n’ayez crainte, je ne vous proposerai pas d’envoyer chacun de vos employés en orbite afin de les stimuler. Par contre, je vous suggère fortement de vous poser la question : Qu’est-ce qu’on pourrait faire au sein de l’organisation afin que chacun des employés puisse découvrir de nouvelles aptitudes ou de nouvelles compétences? Comment pourrait-on célébrer les victoires organisationnelles et d’équipe afin que tous puissent développer une fierté en lien avec ce qu’on fait au sein de l’entreprise?

Il y a deux choses importantes à comprendre avec le voyage dans l’espace de Guy Laliberté. D’une part, que l’humain aime célébrer les événements marquants de sa vie. D’autre part, il aime grandir et se ressourcer afin de s’ouvrir à de nouveaux horizons. N’est-ce pas facile à comprendre?

Encore une fois, loin de moi l’idée de vous faire dépenser 30 millions $ pour favoriser le ressourcement de vos employés. Souvent, il suffit de redéfinir les responsabilités. Donner un plus de latitude dans la prise de décision. Ou encore déléguer des tâches afin que le personnel soit plus autonome et ainsi, qu’il se sente considéré à part entière au sein de l’entreprise. Par la suite, vous n’aurez plus qu’à souligner les succès des uns et des autres. N’attendez plus. Faites-le même modestement si c’est tout ce que permettent les budgets limités de l’organisation.

Si vous voulez avoir une équipe formidable, vous devez aider vos employés à redécouvrir leurs aptitudes et compétences. Offrez-leur de nouveaux défis. Cela fait 3 ans que Donald travaille dans le département? Proposez-lui un nouveau projet qui le sortira de sa zone de confort. Même chose pour Chantal qui est là depuis 5 ans. Par la suite, vous n’aurez qu’à célébrer ensemble les succès et les victoires.

En tant que gestionnaire qui désire développer son leadership, c’est votre rôle de favoriser le ressourcement de vos employés. En fait, vous avez le choix. Vous avez le choix de voir partir vos employés qui iront relever de nouveaux défis dans un autre espace… de travail. Ou encore, vous pouvez favoriser le développement de vos employés et ainsi les entendre chanter… Fly me to the moon…

.