Affichage des articles dont le libellé est Montréal. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Montréal. Afficher tous les articles

dimanche 6 juin 2010

Marc Dos Santos: Leader naturel

Jeudi dernier avait lieu le 2e Forum Urgence Leadership. Au début du mois de mai, je vous avais suggéré de mettre l’événement à votre agenda dans le texte d’introduction de mon infolettre*, Le Meneur! Je ne sais pas si vous avez suivi mon conseil? Dans le texte en question, je vous faisais part de mon impatience à écouter Marc Dos Santos, l’entraîneur-chef de l’Impact de Montréal. Petite confidence, mon impatience a été comblée!

Dès son arrivée sur scène, Dos Santos a charmé l’auditoire. Il nous a expliqué que normalement, il parle devant un petit groupe, une vingtaine de joueurs dans un vestiaire, une conversation quasi intime. Il se disait intimidé par le nombre de participants au Forum. "Vous êtes beaucoup. C’est grand, c’est très grand." Voilà l’un des attributs d’un leader, l’humilité!

En parlant de son impression face à l’auditoire, Marc Dos Santos nous a indirectement fait part qu’il est comme lui, moi et l’autre. Affirmer être comme les autres, c’est une façon d’inviter à la confiance. Confiance qui se développera, bien entendu, dans un contexte de sincérité.

Plus tard dans sa présentation, alors qu’il exprimait son opinion, l’entraineur-chef de l’Impact de Montréal prenait soin de nuancer ses propos tout en précisant que la formule était bonne pour lui et qu’elle pouvait peut-être s’appliquer dans un contexte d’affaires. Ainsi, il exprimait le doute et faisait appel au jugement de l’auditoire. Le doute rend humain. J’en ai déjà parlé ici.

Un leader qui exprime ses doutes sur un sujet ou un autre démontre par le fait même sa confiance en lui. C’est lorsqu’on est conscient de soi que l’on cesse d’avoir peur d’être soi-même. Être soi-même, c’est accepté qu’il n’y a pas de certitude. Un leader n’a pas besoin de certitude, ni de la vérité pour croire en ses aptitudes.

Lorsqu’on atteint un niveau suffisant de confiance en soi, on prend alors conscience qu’on n’a pas besoin du lien hiérarchique pour diriger. C’est généralement à partir de ce moment-là que les autres savent qu’ils peuvent nous faire confiance.

À d’autres moments, Dos Santos exprimait son opinion de façon claire et précise. Il nous partageait alors sa vision du leadership. Ses positions tranchées nous indiquaient la direction qu’il propose. Souvent, il complétait son idée en précisant qu’il ne voulait pas qu’on interprète mal ses propos. Il faisait alors appel à l’humour pour communiquer ses convictions et points de vue

C’est une autre caractéristique du leader : l’aptitude à partager ses idées en utilisant le bon canal de communication, le bon style et le bon ton. À ce niveau, Marc Dos Santos excelle. Il mélange à bonne dose la confiance, l’humour, la détermination, le détachement, la rigueur, le questionnement, la discipline et combien d’autres subtilités propres au communicateur accompli.

J’avais de grandes attentes pour le point marquant du 2e Forum Urgence Leadership. Dès que j’avais pris connaissance du programme de la journée, je savais déjà la question que je poserais à l’entraineur-chef. Rien de surprenant, l’Impact de Montréal était au cœur de mes billets ici et .

L’an passé dans mes écrits, j’avais omis de préciser un fait important. Une omission due à ma méconnaissance du sport au ballon rond. Faute avouée, faute à moitié pardonnée dit le dicton. C’est ce que me permet de corriger le 2e Forum Urgence Leadership: Marc Dos Santos est un leader naturel!


* Pour recevoir Le Meneur!, inscrivez-vous dans l’espace réservé en haut dans la colonne de droite.

.

dimanche 16 mai 2010

2e Forum Urgence Leadership

Ce n’est pas la première fois que j’aborde une chronique avec le bien connu, «jamais deux sans trois». Que voulez-vous, c’est plus fort que moi, j’aime les formules qui interpellent l’esprit. Mais n’allez pas croire que je suis superstitieux. Cela n’a rien à voir. Pour preuve, le 2 ne vient-il pas avant le 3? Ce qui explique qu’après le 1er, le 2e Forum Urgence Leadership aura lieu le jeudi 3 juin prochain au Hilton Bonaventure de Montréal. Avouez que celle-là, vous ne l’aviez pas vu venir. Entre nous, moi non plus!

Pourquoi Urgence Leadership? J’avais abordé le sujet lors du lancement du programme en octobre 2008. Déjà, il y avait urgence pour un leadership différent. Il y avait urgence pour un leadership renouvelé. Il y avait urgence pour un leadership qui mobilise. Si on tient compte de l’actualité, ne reste plus qu’à espérer que ceux qui n’étaient pas au 1er seront au 2e!

Pourquoi espérer que ceux qui n’étaient pas au 1er seront au 2e Forum Urgence Leadership? Oui!, parce qu’il y a urgence! Encore cette semaine, l’urgence me tenaillait. Encore cette semaine, j’ai eu l’impression que l’expression «Y a toujours ben une limite» n’avait plus de limite. Comme si la fin n’avait plus de fin. Comme si on ne savait plus où tout ça allait s’arrêter.

On dirait d’ailleurs que ça n’arrête plus. Ça ne semble pas avoir de fin. Jour après jour il est question de "financement" qui franchit impunément la limite de l’acceptable. Jour après jour, il est question de financement douteux, question de gens de bonne foi qui ne savaient pas, ne veulent pas savoir ou plus justement, font semblant de ne pas savoir.

Jour après jour, l’impensable d’hier devient le banal d’aujourd’hui. Oui il y a urgence pour le leadership lorsque tu en viens à croire qu’une famille ensevelie dans un écoulement de terrain est une bonne nouvelle.

Malheureusement vrai comme je suis. En pensant à la tragédie de Saint-Jude – mes condoléances à la famille, proches et amis – j’y ai vu une bonne nouvelle. Évidemment que je me suis pincé lorsque j’ai pris conscience de ma lugubre pensée. Non!, je ne rêvais pas. La bonne nouvelle dans cette mort, c’est que personne n’est derrière elle pour en retirer un quelconque avantage. Comme si la bonne nouvelle n’était pas assez, dans mes réflexions, je ressentais même du réconfort face au malheureux événement.

Évidemment qu’il y a urgence pour le leadership lorsque la mort réconforte. Il y a urgence pour le leadership lorsqu’il est réconfortant qu’il n’y ait pas de magouilles humaines derrière la nouvelle. Il y a urgence pour le leadership parce l’idée que la mort réconforte est un non-sens. C’est contre nature.

La nature, c’est la vie. Et les événements de Saint-Jude nous rappellent que tôt ou tard, peu importe la façon, la Nature aura le dessus sur la nature humaine. Et c’est probablement ça qui est réconfortant. C’est réconfortant de savoir que jamais les magouilles n’auront le dessus sur la vie. Au pire, la nature aura le dernier mot lors de l’épuisement des ressources. Il y a urgence pour le leadership parce que plusieurs ne semblent pas en avoir conscience.

Ai-je maintenant besoin de préciser pourquoi le Forum Urgence Leadership? J’ai la certitude que vous comprenez l’évidence. Le Forum Urgence Leadership, c’est pour se ressourcer. C’est pour s’inspirer. C’est pour se recentrer vers ce qui donne du réel leadership. Le Forum Urgence Leadership, c’est pour entendre des conférenciers de renom. C’est pour rencontrer des gens qui croient à la réelle mobilisation.

La réelle mobilisation, évidemment, c’est celle qui inspire les autres. Elle n’a rien à voir avec celle que d’autres utilisent, pour s’emplir les poches. Voilà pourquoi le 2e Forum Urgence Leadership?

.

dimanche 25 avril 2010

Être accessible

Je vous l’avais dit jeudi dernier que l’enthousiasme était garanti au défilé des athlètes olympiques. Eh bien vous savez quoi? Enthousiasme il y a eu vendredi midi au centre-ville de Montréal! Ce qui me laisse croire que le problème du leadership dans les organisations n’est pas de savoir ce qu’il faut faire pour motiver les gens. Le problème est d’offrir un environnement qui enthousiasme ou si vous préférez, un environnement qui inspire.

À voir la foule soutenir les athlètes olympiques, il ne faut pas se méprendre. Il faut comprendre que les gens sont inspirés par ceux qui font des efforts. Les gens sont inspirés par ceux qui font preuve de détermination. Et oui, les gens sont tout autant inspirés par ceux qui ont du succès. On peut donc croire que vos employés admirent également l’effort, la détermination et le succès.

Donc si on se fie à l’enthousiasme de vendredi midi, pour mobiliser vos employés, vous devez faire des efforts. Autrement dit, le personnel veut vous voir travailler. Ce qui est facilement compréhensible, les uns n’aiment pas travailler pendant que l’autre ne fait rien. Attention donc aux supers délégateurs qui aiment donner du travail afin de mieux se la couler douce! Surtout surtout surtout, évitez le «ce n’est pas mes employés qui vont me dire comment faire mon travail!»

Toujours selon la parade des Olympiens, vos employés seront mobilisés si vous faites preuve de détermination. Sur ce point, je vous suggère toutefois de faire la distinction entre la détermination et l’entêtement. Autrement dit, ne vous entêtez pas à vouloir faire faire un travail de la façon que vous le pensez alors que vos employés vous suggèrent une façon différente. Tous les gestionnaires font cette erreur en début de carrière. Apprenez rapidement à être à l’écoute.

Parlons succès maintenant. Je comprends que vous n’avez pas de médaille d’or dans votre entreprise. Que cela ne tienne, je ne crois pas que c’est ça qui importe réellement. Ce qui est important selon moi, ce que je dis dans ma conférence Le Secret du leadership, c'est «Célébrez vos victoires!». Ou si vous préférez, partagez vos victoires. C’est exactement ce qu’ont fait les athlètes olympiques vendredi midi. Ils sont venus célébrer et partager leur victoire olympique avec la population.

Plus encore, ce que le défilé de vendredi nous démontre, c’est que les gens aiment ceux qui sont accessibles. Et c’est selon moi ce qui fait le plus souvent défaut dans les organisations : l’accessibilité. Je veux bien croire à la politique de la porte ouverte. Mais à quoi bon avoir la porte ouverte si on ne va jamais au-devant des gens?

C’est la responsabilité du gestionnaire de mettre les gens en confiance. C’est sa responsabilité de montrer aux employés qu’il est ouvert à leurs commentaires et suggestions. On ne peut surtout pas prétendre qu’une fois la politique de la porte ouverte énoncée, qu’il y aura ruée au portillon.

Combien de fois m’a-t-on dit que je n’étais pas comme les autres parce qu’on pouvait me parler? Combien de fois ai-je pris le temps de parler de choses et d’autres avec les employés? Combien de fois ai-je été interpellé par la suite? Peut-être parce que j’inspirais confiance? Conséquemment, combien de fois les employés étaient prêts à m’aider lorsque j’avais besoin de leur aide?

Être accessible, c’est respecter l’autre. C’est parfois aussi simple que cela le leadership.

Le problème de l’accessibilité, c’est peut-être qu’on pense que c’est trop simple pour être vrai. Il suffit pourtant de regarder l’enthousiasme présent au centre-ville de Montréal vendredi dernier pour comprendre l’effet que peut avoir l’accessibilité!

.

jeudi 22 avril 2010

Marcel Aubut: leader naturel

Demain aura lieu le premier défilé des athlètes Olympiques canadiens. Le plus beau de la chose est que ça aura lieu ici même au Centre-ville de Montréal à l’heure du lunch (11h30 à 13h30). Les organisateurs attendent 150 athlètes olympiques et paralympiques qui parsèmeront les 10 chars allégoriques représentants chacun une discipline olympique. Le Cirque du Soleil sera à la tête de la parade. Moment d’enthousiasme garanti!

J’ai eu connaissance du défilé vendredi dernier alors que Franco Nuovo interviewait le président du Comité olympique canadien (COC), Marcel Aubut, dans le cadre de l’émission radio C’est bien meilleur le matin.

J’avais souri lors des derniers Jeux olympiques alors que Monsieur Aubut expliquait que le COC allait prendre le tournant business sous sa gouverne. Avec les résultats des athlètes canadiens suite au programme À nous le podium, il expliquait que dorénavant, l’argent était le nerf de la guerre et qu’il souhaitait que la communauté d’affaires saute dans le projet.

Demain en soirée, il y aura un gala au Centre Bell. L’événement sera business! Les corporations allongeront 10 000 $ pour y associer leur nom. L’événement générera près d’un million $ qui sera redistribué aux athlètes. Voilà ce qui devrait contribuer au développement de nos représentants sportifs.

Alors que l’entrevue se déroulait graduellement, le mot leadership m'est venu en tête. J’appréciais alors le dynamisme de Marcel Aubut. À l’écouter, on entend sa détermination. Pour lui, il ne semble pas y avoir de problème. Peut-être quelques obstacles! Mais surtout des solutions.

Sans le connaître personnellement, je dirais que c’est la passion qui caractérise Monsieur Aubut. Certes, il y a peut-être un peu d’extravagances dans ses propos. Même si cela en rebute certains, c’est parfois ce qu’il faut pour aller de l’avant.

Il y a quelques mois, peut-être justement dans le cadre des Olympiques, j’avais vu un portrait de Marcel Aubut. On le voyait avec sa moto. Un moyen de transport, mais surtout une activité de loisir à ses yeux. Il expliquait qu’il adore faire de la moto. Pour lui, une façon de s’évader du quotidien et de prendre du recul.

À mes yeux, Marcel Aubut est un bel exemple d’un leader affectif/cognitif positif naturel. Autrement dit, un exemple à suivre. Mais comment suivre l’exemple?

Dans un premier temps, par la passion. Dans un deuxième temps, par le recul. Et idéalement, l’un et l’autre simultanément.

Si vous n’avez pas de passion, dès aujourd’hui, cherchez-vous-en une. Personnellement, je vous suggère de regarder du côté des sports. Vous ferez ainsi une pierre deux coups, le recul et la santé! Mais cela peut tout aussi bien être une activité de bricolage, avions miniatures ou autres. Il y a aussi les arts à explorer, la peinture, le théâtre, la musique. Bref, les choix abondent!

Le leadership, c’est avant tout une question d’influence. Et vous l’avez probablement déjà expérimenté, les gens passionnés ont un quelque chose qui nous donne le goût de les suivre. Les gens passionnés nous donnent le goût de les suivre parce qu’avant tout, ils ont l’air bien avec eux-mêmes. Être bien avec soi-même, c’est ce qu’il faut pour être un leader naturel.

.

jeudi 12 novembre 2009

Échangeur Turcot: Un pléonasme!

Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé? Je ne sais pas si parfois, tout en regardant l’actualité, vous vous dites en vous-même quelque chose dans le genre : «Non mais ça se peut-tu! Plus amateur que ça, tu fais brûler l’eau au fond du chaudron!» Non mais essayez-le le coup de l’eau dans le fond du chaudron! Vous allez voir que c’est vraiment amateur.

Je ne sais pas. Je ne sais pas si ça vous arrive mais moi personnellement, parfois, après l’eau collée au fond du chaudron, je ne trouve rien de mieux que de croire que c’est intentionnel. Non mais entre nous, ça doit être intentionnel parce que plus amateur que ça, ça se peut pas! Je vous le dis que ça se peut pas l’eau brûlée! Essayez-le si vous me croyez pas.

Non non mais attendez un peu. Intentionnel pas dans le sens de complot. Parce que je n’aimerais pas vous faire croire à une collusion ou une connivence. Surtout que par les temps qui courent, je ne crois pas qu’on ait besoin de la goutte qui fait déborder le vase. D’ailleurs, oubliez le vase. Parce que la goutte, on a les deux pieds dedans. De toute façon, oubliez la collusion ou les connivences, comme on dit, ils en ont plein les bras. À moins que ce soit plein les mains. Mais comme vous le savez, ça, c’est une autre histoire.

D’accord! Supposons qu’on se calme, à ce moment-là, vous arrive-t-il de voir l’expression «C’est le bout du poil du bout de la queue du bout du chien» défiler entre vos deux oreilles? Avouez que lorsqu’on regarde l’actualité, ça peut arriver. Ça peut arriver mais ça ne veut pas dire que t’es pas un bon gars parce que ça défile comme ça. Ça veut juste dire… Ça veut juste dire… Ça veut juste dire…

Au fond, ça veut peut-être juste dire «Quessez que tu veux qu’un gars faize.» Surtout lorsqu’on a l’impression qu’y a plus rien à faire. Dans le sens de plus rien à faire, y sont irrécupérables!

Non mais pensez-y un peu! Irrécupérable en 2010. Ils ne pensent même pas à l’environnement. L’ E N V I R O N N E M E N T en 2 0 1 0 dans un mois et demi. Si tu ne penses pas à ça, c’est clair que t’es irrécupérable.

Après ça on nous parle de leadership. Pensez-y un peu. Le gars travaille pendant une couple d’années. Une couple d’années puis une autre parce que c’est un gros projet. Puis là le gars y dit que son projet est fini. Là y passe son projet à son collègue dans l’autre département parce que lui a fini. Et là qu’est-ce qu’il dit son collègue? Le savez-vous ce qu’il dit?

Là vous pensez qu’il dit «Ton projet n’est pas bon!»? Eh bien non! C’est pas ce qu’il dit. Ce qu’il dit c’est: «T’as pas suivi ton cours à Polytechnique parce que le prof de dessin… Pas le prof de dessein… Le prof de dessin je te dis… Le prof de dessin le disait qu’il faut pas tracer plus de ligne le matin qu’on est capable d’en effacer l’après-midi.»

Là vous le savez ce qu’il dit. Et c’est là que le bout du poil du bout de la queue du bout du chien défile entre vos deux oreilles. Vous me suivez? Mais je le sais comme vous, ce n’est pas pratique comme expression le bout du poil du bout de la queue du bout du chien entre les deux oreilles. On va donc supposer que c’est autre chose.

Puis de toute façon, c’est mieux de supposé autre chose parce ce n’est pas le bout du poil du bout de la queue du bout du chien le problème. Si le BAPE dit au Ministère des Transports que le projet de l’échangeur Turcot n’est pas bon, ce n’est pas à cause du bout du poil du bout de la queue du bout du chien.

Pensez-y un peu. Le gars travaille une couple d’années puis une autre parce que son projet est gros et gros pas à peu près. Mais pendant ce temps-là, il ne prend même pas deux minutes pour parler à son collègue pour lui demander ce qu’il pense de la réfection de l’échangeur Turcot dans le contexte de l’environnement, les changements climatiques, la pénurie de pétrole à venir, la délocalisation des citoyens, etc., etc. Non mais avouez que là c’est le bon moment. Leadership! Avez-vous dit leadership?

Crédit: Roumi Photos

Pourtant, me semble que ce n’est pas compliqué, «Toi qu’est-ce que t’en penses?» Pensez-vous vraiment que l’autre va répondre dans le genre: «Je te le dis pas! C’est une surprise! Je va te la dire après que t’a fini.»

Wow! Méchante surprise mon ami! Aussi surprenant que de faire coller de l’eau dans le fond du chaudron.

Mais y avez-vous pensé? Avez-vous pensé que tout ça aurait pu être évité si quelqu’un quelque part… Et là c’est important, quelqu’un quelque part, pas besoin de l’armée, juste besoin de quelqu’un quelque part… Pensez-y un peu. Vous allez voir que c’est pas compliqué le leadership.

Avez-vous pensé que si quelqu’un quelque part avait demandé à l’autre ce qu’il en pense, tout ça aurait pu être évité si quelqu’un quelque part avait eu une vision articulée des transports de l’avenir.

Supposons que vous y avez pensé. Dans ce cas-là, le savez-vous pourquoi l’échangeur Turcot doit retourner sur la table à dessin? C’est pourtant évident que ce n’est pas à cause du bout du poil du bout de la queue du bout du chien.

Si le projet de l’échangeur Turcot va nous coûter une couple de centaines de millions de dollars de plus, c’est juste parce qu’avoir une vision de l’avenir, c’est pas facile. C’est pas facile parce que fallait y penser, vision de l’avenir, c’est un pléonasme!

.

dimanche 25 octobre 2009

Impact de Montréal: Une équipe!

J’avais l’intention de vous en parler plus tôt mais la politique municipale en a décidé autrement. Je ne peux toutefois continuer à reporter le sujet jusqu’à l’épuisement des aléas car selon moi, la collusion et petits amis seront d’actualité pour encore plusieurs semaines. Et peut-être même plusieurs mois si le premier ministre Charest se décide à mettre sur pied une enquête publique. Mais comme on dit par chez nous ça, c’est une autre histoire.

Je ne vous surprendrai donc pas en disant que j’avais hâte de parler de la victoire de l’Impact de Montréal au championnat de la USL (United Soccer Leagues). En fait, j’avais drôlement hâte car cet été, plus précisément le 15 juillet dernier, j’abordais le problème de La qualité des relations humaines. Faut croire que les dirigeants de l’Impact ont lu ma chronique et compris le message. Yesss!


En juillet et comme je le dis dans ma conférence Le Secret du leadership, lorsque ça va mal dans une organisation, il ne faut pas chercher les solutions dans la technique, les processus ou les méthodes. Lorsque ça va mal dans une entreprise, il faut chercher la solution dans La qualité des relations humaines. Les résultats qu’a connus l’Impact en fin de saison démontrent que c’est exactement ce qu’ont fait les dirigeants du club.

Si on récapitule pour favoriser l’apprentissage, mentionnons dans un premier temps que cette année, l’Impact a connu un très mauvais début de saison. Au point où les contre-performances du club ont mené au congédiement de John Limniatis, l’entraîneur-chef. Il a été remplacé par son adjoint, Marc Dos Santos, qui n’a pas fait mieux dans les semaines qui ont suivi le changement. Je souligne l’enthousiaste présence de ce dernier ce soir à Tout le monde en parle.

Que la léthargie de l’Impact se soit poursuivie sous la gouverne de Dos Santos ne me surprend pas; nombreuses sont les organisations qui n’arrivent pas à déceler l’origine de leurs problèmes. Conséquemment, nombreuses sont les organisations qui ne prennent pas les bonnes décisions lorsque vient le moment d’identifier les problèmes de leadership internes.

Avec Marc Dos Santos, le Club a continué à cumuler les défaites et les revers. Les contre-performances se sont accumulées jusqu’à la mi-juillet. C’est lors d’un match où l'échec pointait à l’horizon que l’élément perturbateur s’est révélé au grand jour. À ce moment que Sandro Grande a pris Mauro Biello à la gorge. Un geste bien entendu inacceptable au sein d’une organisation.

Quelques jours après avoir lu ma chronique (je suppose!), la direction de l’Impact a finalement compris ce qui nuisait à La qualité des relations humaines. Le problème n’était pas l’entraîneur Limniatis comme les dirigeants du club l’avaient cru en début de saison. Le problème était le joueur de centre Sandro Grande qui d’ailleurs, avait été suspendu pour quelques jours par Limniatis plus tôt dans la saison. Après avoir lu ma chronique donc, le club a congédié Grande.

Après le départ de Sandro Grande, la cohésion a commencé à reprendre vie au sein du club. Graduellement, les performances se sont améliorées et ce, jusqu’au début des éliminatoires. Les victoires ont alors garni le palmarès de l’Impact. En fait, le club a gagné toutes les parties des séries éliminatoires.

Avec le recul, il est facile de comprendre qu'après le départ de Grande, les joueurs ont repris graduellement confiance en eux et les autres. Autrement dit, suite au congédiement de Grande, la «chimie» est revenue entre les joueurs de l’Impact. Une fois engagé dans les séries, le mot victoire s’est mis à raisonner dans les médias et assurément dans le vestiaire des joueurs.

Avant le match final, j’ai bien aimé les mots de Dos Santos. Ça ressemblait à ce qui suit: "Nous sommes bien préparés mais le stress, ce n’est qu’une fois sur le terrain que l’on peut le gérer." Il parlait également de confiance. Et c’est justement ce que ça fait La qualité des relations humaines au sein d’une organisation. Ça donne confiance. La confiance des uns envers les autres.

La saison 2009 de l’Impact est un bel exemple comme quoi il ne faut pas chercher les solutions dans la technique, les processus ou les méthodes lorsqu’on observe des problèmes dans une organisation. La saison 2009 de l’Impact démontre que les solutions se trouvent dans La qualité des relations humaines. La saison 2009 de l’Impact démontre que La qualité des relations humaines a une incidence directe sur le succès d’une équipe!

.

vendredi 23 octobre 2009

Labonté: Acte de leadership

Dimanche dernier, je mentionnais que les aléas relatifs aux contrats à la ville de Montréal commencent à m’enquiquiner. Mon impression était que ça n’en finit plus de finir. Eh bien!, je m’excuse! Je me suis trompé. J’ai pris connaissance de mon erreur hier soir en regardant l’entrevue de Benoît Labonté à Radio-Canada. Entre nous, n’est-ce pas ce qu’on appelle un rebondissement? À moins qu’il soit plus juste de parler du début du commencement!

Pour ma part, j’ai bien aimé le huis clos car il nous montre on-ne-peut-plus-clairement où en est notre démocratie. Du moins, il démontre que le fonctionnement de nos systèmes de gouvernance est profondément malade. Remarquez, malade pour être polie car le juste mot est probablement perverti. Perverti parce que perversion.

Les révélations de Benoît Labonté laissent croire qu’il y a perversion derrière les « j’ai vérifié les faits », « il a mon entière confiance » ou toute autre louange d’intégrité irréprochable que vous avez entendu lors des derniers jours. Derrière toutes ces belles paroles, il y a perversion. La perversion du pouvoir pour le pouvoir.

Après la diffusion de l’entrevue, n’était-ce pas délectable d’entendre les uns comme les autres tenter de discréditer les propos de Monsieur Labonté? D’autant plus délectable que les tentatives de discrédit étaient un copier/coller des affirmations de droiture qu’utilisait il y a tout juste une semaine, celui devenu paria. Affirmations dans le genre, «Je n’ai jamais rencontré Tony Accurso.», «Je n’ai jamais eu connaissance de ça.» ou encore, «J’ai fait vérifier et tout cela n’est pas fondé.»

Personnellement, je ne sais plus ce qui est vrai. Je ne sais plus ce qui est faux. D’autant plus, ou d’autant moins, que tous affirment avec l’assurance du roc de Gibraltar. Dans les circonstances, avez-vous pensé à quoi pourrait ressembler la tenue d’une enquête publique sur l’industrie de la construction? Pouvez-vous imaginer tout ce que pourrait avoir à dire Tony Accurso s’il lui venait la même idée que Benoît Labonté?

Imaginez la teneur d’une enquête publique si Tony Accurso se disait, « Je vais couler mais vous allez couler avec moi!» ou, «Je ne serais pas le bouc émissaire de toute cette affaire-là. » Imaginez même si cela vous semble inimaginable. Si Tony Accurso prenait la parole dans le cadre d’une enquête publique, il est fort probable que cela n’aurait jamais été aussi vrai, la vengeance est douce au cœur de l’indien.

Certes, plusieurs diront que Monsieur Labonté n’est qu’un gars qui cherche à sauver sa peau. Moi-même je doute qu’il serait passé à table s’il n’y avait pas eu les délateurs masqués et la révélation des numéros de téléphone par Paul Larocque de TVA. N’empêche, ce qu’il faut comprendre de tout ça est qu’un leader n’est pas toujours celui qui a une démarche irréprochable.

Le leader est quelqu’un aux prises avec ses désirs et pulsions. Un leader est quelqu’un qui tente de satisfaire ses besoins d’une façon, parfois d’une autre. Un leader est quelqu’un qui à l’occasion, réalise qu’il est dans l’erreur. C’est à ce moment qu’il peut prendre conscience qu’au lieu de se servir, il serait mieux de tenter de servir.

Servir au lieu de se servir. Lorsque Benoît Labonté a accepté de révéler les dessous du financement des partis politiques, il a choisi de servir au lieu de se servir. Bien sûr qu’il le fait en partie pour refaire sa crédibilité. Toutefois, ce qu’il retirera comme avantage sera bien mince comparé à ce que la communauté gagnera advenant une enquête publique.

Par son geste, Benoît Labonté force la tenue d’une enquête publique. Par son geste, Benoît Labonté a dit ce que tout le monde sait dans la classe politique mais que personne n’ose dire. Par son geste, Benoît Labonté a simplement fait acte de leadership.


À lire également :
Josée Legault (Voix Publique, Voir) : Le syndrome Jean Brault
Katleen Lévesque (Le Devoir) : La mafia est à l’hôtel de ville depuis longtemps
André Pratte (Le blogue de l’édito Cyberpresse) : Perte de confiance totale!

.

lundi 19 octobre 2009

Crise de leadership à Montréal

Ce soir à Radio-Canada, je regardais le débat des chefs aspirants à la mairie de Montréal. Un débat qui évidemment, m’a fait penser au leadership. Comment aurait-il pu en être autrement? Surtout après le week-end qui vient tout juste de se terminer. Les postulants ont beau nous parler de leadership, cela ne fait pas d’eux des leaders.

Commençons avec Louise Harel qui affirme avoir agi prestement dès qu’elle a constaté que Benoît Labonté ne pouvait pas aller rétablir sa crédibilité au réseau TVA. Par contre, elle ne mentionne pas que la veille, elle réitérait sa confiance envers son bras droit. «Je suis à ses côtés parce que j’ai confiance en lui.» Comme Gérald Tremblay, elle mentionne avoir agi dès qu’elle a su.

Le problème de Louise Harel et Gérald Tremblay n’est pas d’avoir agi ou non. Le problème est qu’ils ont agi une fois qu’ils n’avaient plus le choix de le faire. Agir parce qu’on est forcé de le faire, ce n’est pas du leadership. Le leader n’agit pas parce qu’il est obligé. Le leader agit parce que son âme et conscience le motive à le faire. Agir parce qu’on voit l’eau bouillir autour de soi, ce n’est pas la façon d’agir du leader. Un leader agit en fonction de ses valeurs et de ses convictions réelles et profondes.

Un autre problème qui affecte actuellement le leadership est le mode «affirmation». Mode dans lequel se retrouvent les candidats à la mairie. Je sais bien que d’une élection à l’autre, de la municipale à la fédérale en passant par la provinciale, c’est toujours la même histoire. Tous semblent avoir la solution infaillible pour la prospérité et tout ce que vous voulez.

Le leader n’est pas celui qui est implacable. Le leader est celui qui est capable d’humilité. Le leader est celui qui est capable d’admettre ses torts, capable d’admettre ses erreurs. Le leader n’est pas celui qui laisse croire qu’il n’a que des solutions à tous les problèmes. Le leader est celui qui admet qu’il n’a pas nécessairement la solution ici maintenant et tout de suite. Le leader est celui qui explique qu’il trouvera une réponse aux problèmes qu’il croise sur son chemin et ce, au meilleur de ses connaissances.

Dans le registre de l’affirmation, que dire de monsieur Tremblay qui ne voyait pas de problème à ramasser 360 000$ lors d’une activité chez Frank Zampino. Celui-là même qui a causé la controverse à la ville de Montréal et qui a dû démissionner de chez son nouvel employeur. De ces 360 000$, que 50 000$ soient déclarés dons anonymes, monsieur Tremblay n’y voit pas de problème non plus. "Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise, ce n’est pas illégal. C’est la loi. Que l’on change la loi s’il le faut."

Un leader ne justifie pas ses actions en expliquant qu’il n’a pas contrevenu à la loi. Un leader agit en fonction de règles d’éthique rigoureuses qui le guident dans sa conduite, ses décisions et ses choix.

Lors du point de presse après le débat, un journaliste demandait à Louise Harel si elle avait regardé les livres avant de joindre le parti Vision Montréal. Elle a répondu par l’affirmative en enchainant sur sa politique de divulgation des dons. Pour contourner encore mieux la question, elle a de nouveau interpellé les citoyens à faire des dons afin que la démocratie se porte mieux.

Louise Harel n’est pas la première politicienne à ne pas répondre à une question. Pour autant, cela ne veut pas dire que c’est la bonne façon de faire pour développer le leadership. Le leader n’est pas celui qui se défile face aux responsabilités. Le leader est celui qui répond aux questions que les gens lui posent. Il le fait car il n’a pas peur de perdre sa crédibilité.

Pour terminer, j’aimerais préciser que le leader dont il était question dans cette chronique est bien entendu celui qui agit pour le bien de son entourage. Dans mon modèle du leadership, je qualifie ce leader comme étant positif. Celui dont les actions visent le succès de l’équipe et non seulement son propre succès.

Vous l’avez compris par vous-mêmes, agir comme le leader positif semble être une utopie aux yeux de plusieurs. Vous avez également compris que faire autrement mène directement à une crise de leadership.


À lire sur le même sujet :
Jeanne Corriveau et Marco Bélair-Cirino (Le Devoir): Un débat sous haute tension
Le blogue de l’édito (Cyberpresse): Débat des chefs: Beaucoup d’attaques peu de vision

.

dimanche 18 octobre 2009

Benoit Labonté: Fumée sans feu?

Non mais là les amis, baleine! Oui oui baleine! C’est assez! Pensez-vous que j’ai juste ça à faire des chroniques pour mon blogue! J’ai commencé la présente samedi matin. Je l’ai rectifié samedi soir suite aux réactions de l’intimé en rapport aux révélations de Rue Frontenac et de Radio-Canada. Et dimanche matin 10h15, voilà t’y pas qu’il démissionne de Vision Montréal. À noter que le monsieur affirmait n’avoir rien à se reprocher puisque blanc comme neige. Blanc comme neige! Avez-vous dit blanc comme neige?

Récapitulons ou si vous préférez, recyclons! Les faits ou la chronique, c’est selon.

Vendredi soir, il y avait un autre individu mystère au Téléjournal de Radio-Canada. Semble-t-il qu’il y en avait également un à TVA. Je n’ai pas vu ce dernier mais celui de Radio-Canada portait un gros capuchon sur la tête, dans le genre de ceux que les boxeurs arborent avant le combat. Évidemment, l’individu se cachait la tête pour ne pas être reconnu. Sa voix était d’ailleurs remplacée par celle d’un narrateur. Il était là pour nous faire part d’une autre magouille politique. Une de plus! Cette fois-ci, c’est Benoît Labonté qui est en cause. Comme on dit, ça n’en finit plus de finir! En ce dimanche soir, on peut affirmer qu'il en est de même des rebondissements!

Lorsque j’ai vu le capuchonné vendredi soir, j’ai réagi. Cela me semble devenir une habitude que de dénoncer dans l’anonymat. Une fois, deux fois, cela peut aller. Mais là, ça commence à ressembler à un festival. Remarquez, peut-être que le festival de l’enveloppe brune dure depuis des lustres sans que la population, ainsi que l’auteur de ses lignes, n’en ait la moindre idée?

Pour ce qui est des anonymes, ne pourrait-on pas voir le visage de ceux qui ont des choses à dire? Je veux bien croire que les journalistes vérifient leurs sources mais il y a tout de même une limite à dénoncer les autres derrière le masque. À ce que je sache, monsieur Labonté n’est pas membre en règle d’un quelconque groupe illicite. Pourquoi alors cette peur de parler à visage découvert?

Masque ou pas… heuu… oups! Nuage ou pas, le soleil se lève comme il en a l’habitude et samedi ne fait pas exception à la règle. Un habituel samedi qui devient une intéressante journée alors que Benoît Labonté crie à l’odieux de ce qu’il qualifie être une tentative d’assassinat politique! Encore plus intéressant de prendre connaissance qu’il ne sera plus le bras droit de Louise Harel malgré le fait que selon lui, il est victime d’une campagne mensongère.

Pourquoi prendre ces distances si monsieur Labonté n’a rien à se reprocher? Il le fait bien entendu parce qu’il affirme être un joueur d’équipe. Après le leadership, y a-t-il mieux qu’être un joueur d’équipe! Avez-vous dit joueur d’équipe?

Évidemment que Benoît Labonté n’a rien à se reprocher. Il veut juste ne pas nuire à la candidature de Louise Harel. Il ne veut pas nuire à madame Harel qui comme par hasard, fait campagne sur l’inaptitude du maire sortant à contrer les scandales financiers. Tout de même intéressant de constater que les défenseurs de l’intégrité se retrouvent dans le rôle de l’arroseur arrosé!

Mais tout cela n’était qu’un constat puisque comme vous le savez, après samedi, vient dimanche. Ce qui, à bien y penser, est tout à fait normal. Normale puisque c’est le jour du Seigneur. Normale d’aller à la confesse. Normale que Benoît Labonté se confesse à Louise Harel. Confession des p’tites visites au restaurant, des p’tits coups de téléphone ou des p’tites enveloppes brunes? Autrement dit, normale qu’il démissionne de Vision Montréal.

Bon ben c’est ça qui est ça lorsqu’on aime le mot leadership. Certains nous parlent de «nos leaders politiques». Moi personnellement, je n’ai rien contre les «chefs politiques» mais avant d’utiliser l’expression «leaders politiques», faudrait y penser par deux fois.

Si vous voulez mon humble avis, on n’en a pas besoin de leadership si le dessein est de magouiller dans le but de parvenir au pouvoir. J’espère simplement ne pas être le seul à voir les choses comme ça.

Et là vous vous demandez pourquoi je commente l’actualité sous l’angle du leadership. Et bien cela me semble évident puisque c’est ça qui est ça. Il n’y a pas de fumée sans feu!


Sur le même sujet:
Voix publique de Josée Legault (Voir), La malédiction Accurso?
Le blogue de Patrick Lagacé (Cyberpresse), Asphalte: une tête tombe, celle de Benoît Labonté
Le blogue de l’édito (Cyberpresse), Benoît Labonté et les enveloppes brunes, qui dit vrai?
Marco Bélair-Cirino (Le Devoir), Harel expulse Labonté

.

dimanche 27 septembre 2009

Avez-vous dit leadership?

Peut-être l’avez-vous expérimenté par le passé? Peut-être cela fait-il partie de votre quotidien? Peut-être est-ce tout nouveau comme situation, ou relation? Mais peu importe que ce soit l’un, l’autre ou qui sait, peut-être l’un et l’autre. Peu importe vous dis-je car il est fort probable que vous en soyez conscient. Il y a, ici et là, d’agréables moments.

D’agréables moments qui nous poussent à prononcer quelques mots. Des mots qu’on n’ose prononcer trop souvent. Des mots pour lesquels on attend le juste moment, le moment propice, le moment opportun, pour les partager. Lorsque ce moment arrive, souvent alors qu’on ne s’y attend pas, on ne sait trop comment réagir. On ne sait trop comment le dire. On ne sait trop si c’est trop tôt alors qu’on espère qu’il ne sera jamais trop tard.

Déjà un peu plus de deux ans que ça dure. Oui! oui! Déjà plus de deux ans que je partage avec vous mes idées. Déjà plus de deux ans que je partage avec vous ce que j’observe de l’actualité. Peut-être une preuve que le temps passe trop vite? Je ne sais trop. Je ne sais trop comment le dire. Je ne sais trop si c’est trop tôt mais je ne crois pas qu’il soit trop tard.

Jamais trop tard? Ou jamais trop tôt! Sûrement pas en ces mots que nous en parlerait madame Thibault ou pour les intimes, Ma’m Thibault! C’est-y beau C’est-y beau C’est-y beau le disco! Mais laissons de côté l’ironie des souvenirs car j’ose croire que l’ex-lieutenante-gouverneure n’a pas la tête à se faire aller les bras comme un oiseau. Ou de sauter comme un crapaud. Ni d’y aller d’un tango.

Quoi dire lorsque la représentante de la reine parle de services rendus et de dévouement pour expliquer ses dépenses peut-être injustifiées? Quoi dire alors que devant la justice, il sera entre autres question d’abus de confiance, de production de faux document et de mensonges? Peut-être simplement la preuve qu’il n’y a pas que les agréables moments qui nous poussent à prononcer quelques mots?

Jamais trop tôt? Ou jamais trop tard pour dépenser les milliards. Ou pour faire une enquête publique. Au TVA 17 heures vendredi dernier, Pierre Bruneau demandait à Michel Arsenault s’il ne serait pas pertinent de faire une enquête publique sur le monde de la construction compte tenu des 40 milliards $ d’investissement à venir pour revamper les infrastructures du Québec. "La FTQ craint une enquête publique. Parce qu’on est présentement dans une crise économique… Si on a une enquête, j’ai peur que ça retarde la mise en marche de ces chantiers-là…"

Évidemment que ce n’est pas le temps de retarder la mise en marche de lucratif chantier. Ça ne vaut pas la peine de savoir s’il y a infiltration ou non du monde interlope dans le secteur de la construction. Vaut mieux y aller de statistiques de rendement pour justifier les rentables investissements. Et ce, sans même remettre en doute la réelle provenance de ses exceptionnels rendements. Peut-être simplement la preuve qu’il y a aussi de dérangeants moments qui nous poussent à prononcer quelques mots?

Parlant de moments dérangeants, c’est le maire Tremblay qui semblait l’être lors d’un point de presse. Il était question de frais de déplacement, de lunettes et de décorations d’Halloween. Voici un extrait de l’article d’Éric Clément de La Presse:

«J'ai tellement honte, honnêtement, qu'on s'attaque à une paire de lunettes!» a dit le maire. La Presse a voulu savoir pourquoi M. Tremblay n'avait pas acheté lui-même ses lunettes. «Ça, ça ne vous regarde pas, a-t-il dit. Si les seuls arguments que vous avez pour une campagne électorale, c'est de parler d'un remboursement de lunettes alors que cela fait huit ans que je contribue à la Ville de Montréal... Je n'ai jamais pris un per diem. Je n'ai jamais dépensé un sou. Ce n'est pas la Ville de Montréal qui a payé mes lunettes,
c'est ma formation politique.»


Comme je le mentionnais mercredi dernier, le maire Tremblay semble dépassé par le dossier des compteurs d’eau. Comme les autres, il semble l’être tout autant par les questions qui touchent son intégrité. Peut-être la preuve qu’il y a également de compromettants moments qui nous poussent à prononcer quelques mots.

Je ne sais trop si c’est trop tôt. Je ne sais trop si c’est trop tard. Mais je pense à ces mots lorsque l’actualité m’offre en rafale des événements où les uns et les autres semblent là avant tout pour sauver leur peau ou celle de l’organisation. Trop tôt? Trop tard? Mais après deux ans, peut-être est-ce le juste moment? Le moment propice? Ou le moment opportun puisqu’il n’y a que ces mots qui me viennent en tête: Avez-vous dit leadership?

.

mercredi 23 septembre 2009

Compteurs d'eau: fin d'un tabou

Le sujet est incontournable sous l’angle du leadership. L’annulation du contrat des compteurs d’eau à la ville de Montréal va nous permettre de revoir certaines idées préconçues sur le leadership. Je vais également profiter de l’occasion pour poursuivre le dévoilement du modèle que je présente dans la conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership (Informations et inscription aux conférences publiques).




Pour demeurer dans le thème, disons que l’eau au moulin de cette chronique provient entre autres du TVA 17 heures diffusé hier soir. Pierre Bruneau interviewait alors Gérald Tremblay sur l’Événement de la journée. Voici quelques extraits pris à la volée, je paraphrase: "J’ai posé des questions. J’ai demandé comment ça va dans le dossier. On m’a dit que ça va bien.", "Je n’ai pas eu l’information. Qu’est-ce que vous voulez que je fasse?", "Lorsque j’ai des faits, j’agis."

Comme plusieurs, il est fort probable que les derniers événements à la ville de Montréal, et peut-être plus encore les réponses du maire, vous fassent douter du leadership de ce dernier. Si c’est le cas, vous faites erreur. Le problème n’est pas le leadership de monsieur Tremblay. Le problème est la compréhension fautive du leadership qui est répandu dans le monde de la gestion.

Comme erreur de compréhension, il y a l’idée préconçue qu’un leader est un visionnaire. Ce qui laisse croire qu’un visionnaire sera un leader. Ce qui n’est pas nécessairement le cas du moins, pas tout à fait le cas.

Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Gérald Tremblay est un visionnaire. À tout le moins, comme je l’ai déjà mentionné ici-même sur ce blogue, le maire Tremblay a une vision pour la ville de Montréal. Entre autres à ses yeux, le succès de Montréal passe par l’appropriation de la ville par les citoyens. Par exemple, si les résidants de la ville veulent une ville propre, il faudrait qu’ils cessent de jeter leurs rebuts par la fenêtre de leur voiture.

Gérald Tremblay croit à l’implication du citoyen dans son environnement. C’est sa vision de Montréal. En ce sens, il est visionnaire car la désaffection de l’individu pour le milieu dans lequel il évolue est effectivement une lacune majeure dans de nombreuses organisations. Pour autant, cela ne nous empêche pas de douter de ses réponses aux médias. Et c’est tout à fait normal. Les réponses du maire semblent dans le registre du « Qu’est-ce tu veux qu’un gars faise? »

Dans les faits et par ses réponses, le maire Tremblay démontre simplement qu’il est dépassé par les événements. Ce qui personnellement ne me surprend pas. Le maire Tremblay n’est pas quelqu’un qui est à l’aise dans les activités quotidiennes du fonctionnement d’une organisation. Et c’est là l’une des sources des problèmes de leadership dans les organisations. Trop souvent, les entreprises n’ont pas le bon profil de leader au bon endroit.

Comme je l’ai mentionné antérieurement dans d’autres chroniques, le maire Tremblay est un leader cognitif. C’est quelqu’un qui est à l’aise avec les concepts. C’est quelqu’un qui perçoit comment les choses devraient se faire. Mais à la lumière des événements des derniers mois à la ville de Montréal, on comprend que le leader cognitif n’est pas à l’aise dans l’opérationnel. En ce sens, les réponses du maire sont très révélatrices. "J’ai posé des questions. On m’a dit que ça va bien. "

Le dossier des compteurs d’eau est l’occasion idéale pour démontrer que la dyade leader VS visionnaire est erronée. Dans les faits, les chances sont grandes pour qu’un leader cognitif soit un visionnaire. Pour autant, il ne faut pas oublier qu’il est fort probable qu’il n’excelle pas dans les activités courantes. Et cela n’a rien à voir avec le fait qu’il soit visionnaire ou non. Voilà ce qu’on peut qualifier comme étant la fin d’un tabou.

Lecture suggéré : Maire Tremblay – Maire Labeaume


.

dimanche 20 septembre 2009

Le métro: amenez-en des projets!

Peut-être êtes-vous un fidèle utilisateur qui s’est réjoui de l’annonce? Peut-être êtes-vous un fanatique du Hummer qui considère la nouvelle comme rien de plus qu’une autre dépense inutile? Ou comme la majorité, peut-être que le prolongement du métro vers le Nord, le Sud et l’Est n’est à vos yeux qu’un autre vœu pieu dont on entendra parler au cours des 30 prochaines années?

Comme plusieurs et ce à l’encontre de mon penchant pour l’environnement, le prolongement du métro n’a suscité en moi qu’une vague indifférence. Je vous l’avoue, je suis moi-même surpris de ma réaction. Il me semble que c’est une nouvelle qui aurait dû m’enthousiasmer. D’autant plus que je ne suis pas le genre qui affectionne l’apathie. Mais serait-ce qu’à quelques jours du lancement des luttes municipales, le projet ressemble trop à une promesse de la semaine des quatre jeudis?

Ma réaction au prolongement du métro est contre nature. Je ne peux donc la laisser passer comme un timbre à la poste ou la voir comme l’eau sur le dos d’un canard. Pourquoi cette indifférence à un investissement qui déjà, joue dans la ligue des milliards $? Est-ce parce qu’on ne parle pas encore des indexations au coût de la vie et des imprévus prévisibles qui feront la joie des maîtres d’œuvre? Ou est-ce parce que je ne pourrai profiter de la manne du pic et de la pelle? Souffrirai-je du syndrome de la « pépine » comme l’aurait si bien dit il y a quelques mois, celle qui ne prévoyait pas de déficit au Québec?

Avouez que tout ça est un curieux amalgame généralisé au sein de la population. Un amalgame qui suscite l’indifférence alors qu’on aurait préféré un sentiment de fierté ou d’appartenance. Aussi bien dire un amalgame qui me laisse perplexe sous l’angle du leadership. Avez-vous dit leadership? Pourquoi?

Pourquoi ce manque d’enthousiasme dans la population pour un projet qui devrait normalement créer de l’engouement? Pourquoi le désintérêt pour un projet qui devrait normalement rassembler? Pourquoi le scepticisme au lieu du dynamisme? Pourquoi le doute alors qu’on recherche l’adhésion?

Vous l’avez compris, l’annonce du prolongement du métro m’a fait penser aux problèmes qui affligent nombre d’organisations. L’annonce du prolongement du métro est une belle démonstration de l’indifférence individuelle pour le collectif. On a beau parler de travail d’équipe et d’engament, nous sommes en général plus intéressés par ce qu’on a à y gagner. Et cela est d’autant plus vrai lorsque les projets semblent être qu’une occasion de faire bien paraître celui qui en parle.

N’est-ce pas une partie du problème de leadership dans les organisations? L’indifférence face à l’organisation? Le cynisme à l’écoute des propos des dirigeants? Le sentiment que les projets ne servent qu’à les servir et non à servir lui, l’autre et l’équipe?

Que cela déplaise ou non, il faut se rendre à l’évidence. Les problèmes de leadership sont souvent liés au désengagement des uns et des autres. Et après l’évidence, il faut admettre. Admettre que trop souvent, on se complait à multiplier les projets sans les inscrire dans une vision d’avenir. Trop souvent, on croit qu’il suffit de dire pour que les autres fassent. Et ce, sans même leur donner les moyens de faire.

Évidemment, le manque de moyen nuit au leadership. Le manque de moyen reporte les échéanciers. Le manque de moyen perpétue les échecs. Le manque de moyen fait douter des aptitudes à faire. Le manque de moyen fait perdre confiance. Le manque de moyen laisse croire qu’on ne peut y arriver avant même de commencer. Le manque de moyen donne l’impression qu’on ne sait pas gérer. On peut penser au CHUM tout en espérant que le prolongement annoncé ne viendra pas le confirmer.

Non ce n’est pourtant pas difficile le leadership. Il suffit que de proposer des projets concevables. Il suffit que d’annoncer ce qu’on est en mesure de faire. Il suffit que de se donner les moyens pour que les projets soient des succès. Il suffit que de livrer la marchandise. Autrement dit, il suffit que de mettre les gens en confiance. Et c’est lorsqu’on réussit à donner confiance à soi et aux autres qu’on entend, amenez-en des projets!

.

jeudi 27 août 2009

Marcil: Éthique et leadership

Je ne pouvais passer à côté de ce nouveau chapitre sur les conflits d’intérêts à la ville de Montréal. Je ne peux passer à côté car d’une part, il commence à y en avoir un peu trop à mon goût et si je comprends bien, également un peu trop au goût de la population. D’autre part, avec la multiplication des vous-savez-quoi qui semble sans fin, cela devient une démonstration noir sur blanc de la validité du modèle du leadership que j’ai développé. Avouez qu’un p’tit velours, c’est toujours agréable!

Je me souviens lorsque j’ai commencé à parler de leadership avec les gens du milieu de la gestion. On me regardait avec de grands yeux lorsque je mentionnais qu’un leader, ce n’est pas nécessairement quelqu’un qui fait le bien autour de lui. On me regardait avec prétention lorsque j’affirmais qu’un leader, ce n’est pas quelqu’un qui prend toujours des décisions pour servir l’organisation. On me regardait encore plus curieusement lorsque je soulignais qu’un gestionnaire, ce n’est pas nécessairement un leader.

En juin dernier lors du colloque Urgence Leadership, j’ai rencontré à nouveau ce professeur et chercheur, sommité québécoise dans le domaine du leadership, que j’avais invité à venir entendre ma conférence à mes débuts. Il m’avait dit qu’il trouvait originale mon approche. Toutefois, il se disait en désaccord avec ce que je nomme l’Orientation du leadership. En désaccord parce que selon lui, un leader fait toujours les bonnes choses.

Lors du colloque Urgence Leadership, à peine m’a-t-il salué. Remarquez, peut-être devrais-je prendre cela comme un compliment de sa part. Peut-être me perçoit-il comme un rival qui a pensé à ce qu’il n’a jamais découvert au cours de ses recherches? Comme je vous disais, c’est toujours agréable un p’tit velours! Sans prétention toutefois.

Bien sûr qu’avec les derniers événements à la ville de Montréal, pour garder intacte l’auréole du leadership, on pourrait dire que monsieur Marcil n’était pas un leader. Toutefois, nous devons être conséquents avec nous-mêmes. Effectivement, il est dorénavant implicite dans le monde des affaires qu’un haut dirigeant, c’est un leader. Est-ce réellement le cas?

Dans le modèle que je présente dans la conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership*, tout comme le fait qu’un leader ne fait pas toujours les bonnes choses pour l’organisation, un haut dirigeant n’est pas nécessairement un leader. Pour comprendre le leadership et le développer au sein des entreprises, il faut cesser de mettre sur un piédestal le leader et son leadership. Parce que ce n’est pas parce qu’on a un titre sur notre carte d’affaires qu’on est un leader ou qu’on agit constructivement pour l’organisation.

Pour autant, ne partons pas à la chasse aux sorcières. Peut-être que Monsieur Marcil n’a rien à se reprocher? Peut-être a-t-il décidé d’aller relever des défis ailleurs parce qu’il ne voulait pas affronter l’opinion publique qui regarde plus les apparences que les faits réels. Peut-être que oui, peut-être que non!

Aujourd’hui dans les médias, il est question des pertes du Régime des rentes du Québec suite à la déconfiture de la CDPQ. Je me souviens encore des paroles de Monsieur Rousseau, ce ne sont que des pertes sur papiers… Lui aussi a préféré quitter ses fonctions pour aller relever de nouveaux défis! Peut-être que oui, peut-être que non! Toutefois, les faits démontrent que les coffres du Régime des rentes pourraient être à sec en 2037 au lieu de 2050…

Ce blogue se veut un lieu de réflexion. Avec un peu de recul, peut-être comprenez-vous mieux pourquoi je consacre mes écrits à l’actualité vue sous l’angle du leadership? La raison est fort simple. Il n’y a tout simplement rien de mieux que d’apprendre des autres. Pourquoi réinventer la roue disait-il? Pourquoi refaire les mêmes erreurs renchérissait son collègue.

Avec ce qui se passe à la ville de Montréal depuis quelques mois, on comprend que contrairement au leader positif, le leader négatif, lui, ne fait pas toujours le lien entre l’éthique et le leadership.


* : Je présente Les Pouvoirs d’influence du leadership en session publique les 14 octobre (Montréal) et 20 octobre (Québec) prochain. Cliquez ici pour plus d’information sur cette conférence, cliquez ici pour un extrait sur You Tube ou cliquez ici pour vous inscrire. Profitez d’un rabais de 50% sur la deuxième inscription jusqu’au 31 août.


À lire également :
The perfect storm analysis
Éthique

.

mercredi 15 juillet 2009

La qualité des relations humaines

Comme je le dis dans ma conférence Le Secret du leadership, ne cherchez pas les solutions dans la technique, les processus, les méthodes. Cherchez les solutions dans la qualité des relations humaines. Parce que tous vos compétiteurs peuvent faire la même chose que vous. Mais là où vous allez vous distinguer des autres, c’est par la qualité des relations humaines.

Allez savoir pourquoi, la qualité des relations humaines, ça fait peur aux organisations. La qualité des relations humaines, on essaie de glisser ça sous le tapis par tous les moyens possibles. La qualité des relations humaines, on fait semblant que ça n’existe pas. Et après on se demande comment il se fait que l’entreprise ne performe pas.

Peu importe laquelle. Prenez une entreprise où les résultats ne sont pas au rendez-vous. Grattez un peu en profondeur pour voir ce qui se passe à l’interne. Vrai comme je suis, à 90% des cas ou plus, vous trouverez des problèmes de qualité des relations humaines.

Vous doutez de l’importance de la qualité des relations humaines dans le succès d’une entreprise? Dans ce cas, selon vous, comment expliquer l’insuccès du Canadien de Montréal au printemps 2009? Vous croyez réellement que c’est à cause de la technique s’il n’y a pas eu de défilé dans les rues de Montréal? Vous croyez que les joueurs ne connaissaient pas les bonnes méthodes pour se faire des passes ou pour mettre la rondelle dans les buts?

Toujours pas convaincu de l’importance de la qualité des relations humaines? Sans être moi-même un fanatique du ballon rond, sûrement que vous avez entendu dire que le Club de soccer L’Impact de Montréal ne connaît pas la meilleure saison cet été. Encore une fois, pensez-vous que cela est dû à la technique? Les processus? Les méthodes?

Dites-moi non S.V.P.! Les insuccès de L’Impact ne sont rien d’autre qu’un problème de qualité des relations humaines. Pour votre information, voilà où ça peut mener un problème de qualité des relations humaines :


Crédit photo : Jeremy Olson

La difficulté à identifier les problèmes de qualité des relations est omniprésente dans les entreprises. En 1995, le Canadien de Montréal a congédié Patrick Roy qui était en conflit avec l’entraineur Mario Tremblay. Comme je l’explique dans ma chronique Roy! Roy! Roy! Patrick Roy, l’histoire démontre qu’il aurait été plus judicieux de faire l’inverse.

Encore cette année, le Canadien a tenté le tout pour le tout en congédiant son entraîneur Guy Carbonneau. Quoique ce dernier démontrait quelques lacunes en tant qu’entraîneur, la fin de saison et les derniers changements dans l’alignement des joueurs démontrent que Carbonneau n’était pas la source des problèmes de l’organisation.

À son tour en début de saison, les dirigeants de L’Impact ont congédié l’entraîneur en pensant remédier à la léthargie que traverse l’équipe. En voyant la photo ci-dessus, je ne peux que déplorer l’incompétence des organisations à identifier les problèmes de qualité des relations humaines. Les problèmes actuels de L’Impact ne relèvent pas de l’entraîneur, ils relèvent de la qualité des relations humaines entre les joueurs.

Personnellement, j’ai moi-même croisé un collègue de travail, de surcroit un directeur assurance-qualité, qui causait des problèmes de qualité des relations humaines dans l’entreprise. Lorsqu’on discutait ensemble pour trouver des solutions, il m’invitait à me battre dans le stationnement lorsqu’il voyait que ses idées ne tenaient pas la route. Il voulait avoir raison à tout prix.

En fait, il voulait devenir le leader informel de l’entreprise mais voyait bien que ce n’était pas par le savoir qu’il pourrait prendre le dessus sur moi. Il ne lui restait plus que l’agressivité physique pour faire valoir ses idées. Un peu comme Sandro Grande de L’Impact sur la photo. Tout simplement désolant ces entreprises qui cherchent aveuglément une solution à leurs problèmes.

Et vous dans votre entreprise? Les succès sont au rendez-vous? Si ce n'est le cas, jetez donc un coup d'oeil du côté de la qualité des relations humaines.


Mise à jour (20 juillet 09) : Joey Saputo, le président de l’Impact a convoqué Sandro Grande pour lui annoncer qu’il ne faisait plus partie de l’organisation. "À mes yeux aucune autre décision n’était envisageable" a-t-il affirmé au média.

À mes yeux, c’est une excellente décision car aucun dirigeant ne devrait accepter de tels comportements dans son entreprise. Et encore moins lorsqu’il est question de leadership.

À lire : Article de Marc Tougas de la Presse Canadienne pour plus de détails.

.

dimanche 3 mai 2009

Maire Tremblay: Leader cognitif

Vendredi soir au 18 heures de TVA, le maire Tremblay a fait une sortie en règle contre les éditorialistes du journal La Presse. Entre autres, Monsieur le Maire dénonçait Nathalie Collard qui lui demande d’annoncer qu’il ne sollicitera pas un autre mandat afin que des candidats intéressés par la mairie puissent se préparer en vue de l’élection du 2 novembre prochain. "Ce n’est pas un éditorialiste de La Presse qui va décider qui sera le prochain maire de Montréal. C’est le rôle des Montréalaises et des Montréalais de choisir qui va les représenter."

Laissons les politiciens et les journalistes faire leur travail. Il y a mieux à faire de mon point de vue. Mieux à faire sous l’angle du leadership.

La question est pertinente, comment la situation à l’Hôtel de Ville a-t-elle pu dégénérer à ce point? Les scandales se multiplient les uns les autres et plus on creuse le dossier pour faire la lumière, plus le sol semble contaminé. Pour faire un parallèle, je dirais que ce qui se passe à la mairie de Montréal ressemble drôlement au prolongement de l’autoroute 25: tout est sous-évalué par un facteur 10! Sortons l’artillerie lourde.

Ce n’est pas la première fois que je parle du maire Tremblay. À mes yeux, c’est quelqu’un qui a de très bonnes aptitudes pour exercer du leadership. Monsieur Tremblay a à cœur le succès de sa ville. Toutefois, Monsieur le Maire a une faiblesse pour bien performer dans une dynamique leaderiale (interactions entre plusieurs leaders). Sa faiblesse est reliée aux Forces Leaderiales qui le caractérisent. Dans le modèle que j’ai développé, le maire Tremblay est un leader cognitif positif*.

Le problème des leaders cognitifs positifs (jusqu’à preuve du contraire) commence lorsqu’ils rencontrent des leaders affectifs négatifs; ce que sont probablement Zampino et les autres intervenants de la SHDM. Pour faire simple, disons que les leaders cognitifs n’arrivent pas à percevoir les intentions des leaders affectifs. Ceci étant donné que les cognitifs ne sont généralement pas aptes à déceler les intentions des gens qu’ils rencontrent. D’une certaine façon, les cognitifs n’ont pas de sixième sens pour ressentir les autres.

Est-il possible que le maire n’ait rien vu des bourbiers en gestation?
Ce n’est pas la première fois que j’observe des leaders cognitifs interagir avec des leaders affectifs. Ce n’est pas la première fois non plus que je voix des leaders cognitifs positifs et des leaders affectifs négatifs interagir dans le même environnement. En fait, cela se produit dans la majorité des organisations.

Et en ce sens, je ne suis pas surpris d’entendre Monsieur Tremblay dire qu’il ignorait ce qui se passait autour de lui ou que selon lui, tout a été fait selon les règles de l’art. Souvent, le leader cognitif est déconnecté de son équipe. Certes, il est en relation avec ses collègues pour tout ce qui touche les concepts, les idées mais dans les activités au jour le jour, les cognitifs sont souvent dans un autre monde.

Il faut comprendre que le leadership agit par l’entremise de jeux d’influence (ou de pouvoir) qui eux se produisent souvent à la limite du conscient et de l’inconscient. Il n’est donc pas inhabituel que les agissements des leaders affectifs passent inaperçus aux yeux des cognitifs. Pourquoi? Parce que les cognitifs sont trop déconnectés de leurs émotions (affectif). D’une certaine façon, les cognitifs ne sont pas en mesure d’utiliser leur instinct pour juger de ce qui se passe autour d’eux.

Pour exceller dans votre rôle de gestionnaire et pour avoir du leadership auprès des employés et collègues que vous côtoyez, vous devez bien vous connaître. En ce sens, Êtes-vous un leader positif ou négatif? Un leader affectif ou cognitif?


* Pour en savoir plus sur les concepts de leader cognitif/affectif, leader positif/négatif – des composantes du modèle que je nomme les Forces Leaderiales – je vous invite à participer à la présentation de ma conférence Les Pouvoirs d’influence du leadership. Cette conférence peut être présentée lors d’événements corporatifs tels que colloque, séminaire ou en formule lunch & learn. Veuillez communiquer au 514 712-1465 pour plus de détails.

.

mardi 28 avril 2009

SHDM: Problème d'éthique

Il y a quelques minutes, j’entendais le vérificateur général de Montréal à la radio. Selon Michel Doyon, la police devrait faire enquête sur la SHDM. Leadership! Avez-vous dit leadership?

Avec tout ce qu’on peut voir et entendre dans les médias concernant les problèmes de gouvernance, ne vous demandez pas pourquoi j’ai développé mon propre modèle du leadership. Les modèles présents dans les livres sur le marché ne sont bien souvent que de la poudre aux yeux pour gestionnaires à la recherche DU Pouvoir.

Les problèmes de leadership dans les organisations ne sont pas durs à comprendre. Ce sont avant tout des problèmes d’éthique. Nombreux sont-ils à la recherche du pouvoir afin de mieux s’enivrer du sentiment de puissance.

Comme je le disais, les problèmes des organisations sont relativement faciles à comprendre. Du moins, il s’explique simplement. On recherche des gens qui font avancer les choses. Généralement, ces gens aiment le pouvoir. Le problème est qu’ils l’aiment trop.

Le problème du pouvoir est que graduellement, ceux qui le détiennent finissent par croire qu’ils sont le pouvoir. En fait, ils finissent par croire qu’ils sont puissants. Avec ce sentiment de puissance, ils se croient intouchables et au-dessus des lois. Arrive alors ce qui n’arriverait pas dans un environnement éthique : des passes-passes les unes plus créatives que les autres.

.

dimanche 28 décembre 2008

Think positive!

Au moment où je griffonne ces lignes, il tombe une petite bruine sur Montréal. Dire que cela arrive pendant les vacances des Fêtes alors que nombreux auraient le goût d’aller digérer la dinde et les atocas en jouant dans la neige! Pour ma part, les soubresauts de Miss Météo, je les prends avec un grain de sel. Je me dis que c’est bon pour le ski de printemps!

Oui! oui!, c’est bon pour le ski de printemps! La pluie qui tombe s’imbibe dans la neige pour former un mélange qui, une fois le froid revenu, se transforme en un immense bloc de glace sur les pentes de ski. Ce bloc de glace, une fois le printemps arrivé, se transformera en «gros sel» pour le plus grand plaisir des adeptes des sports de glisse, dont l’auteur de ses lignes en tant que planchiste.

Évidemment, au moment où s’ingurgitent la dinde et les atocas, personne n’a le goût de parler de ski de printemps. Cela se comprend, tout le monde a l’esprit à la fête. D’ailleurs, certains vont probablement m’accuser de mettre la charrue devant les bœufs; parler du printemps alors que l’hiver a à peine donné un aperçu de ce qu’il est capable. Remarquez, je ne suis pas surpris qu’on m’accuse pour ma hâtive allusion au printemps. Plusieurs sont-ils à aimer parler de l’hiver.

D’ailleurs, ils en ont beaucoup à dire sur l’hiver. Et vous l’avez probablement remarqué lors de vos dernières soirées festives. Ils en ont beaucoup à dire après avoir eu la gorge caressée par quelques liquoreux verres. C’est justement à ce moment-là qu’ils aiment parler des aléas de la blanche saison. «Qu'est-ce qu'ils font avec nos taxes?», «Ça fait trois jours et la neige n’est pas encore enlevée dans ma rue.», «Ils ne savent pas planifier.», «Ils déblaient telle rue avant telle autre.», «Les trottoirs ressemblent à des patinoires.», «Ça n’a pas de bon sens.», «C’est scandaleux!», «Moi je ferais ça comme ça.», etc.

Ce qui est intéressant à mes yeux, c’est que plus les «hiverneux» parlent, plus ils semblent trouver des solutions; probablement des experts du «brainstorming»! Plus intéressant encore, c’est que toutes leurs idées, les unes meilleures que les autres à les entendre, ne semblent avoir aucun effet sur un compte de taxes. Bienvenue au royaume de la gratuité! Sur cette lancée, je vous invite à lire l’article de Stéphane Laporte que j’ai déniché au hasard, Il neige à Montréal.

Pour ma part, la neige, il n’y en aura jamais assez. Le désagrément qu’elle me cause – 10 minutes de pelletage tout au plus forme physique aidant je vous l’accorde – n’est rien comparé aux plaisirs qu’elle me procure. Par exemple, j’ai profité de la soi-disant tempête de dimanche dernier sur les pentes de ski. Et j’ai réitéré mon plaisir mercredi le 24 avec les quelques autres centimètres tombés au sol. Deux magnifiques journées comme je les aime : de la poudreuse, de la poudreuse et encore de la poudreuse fine et légère à perte de vue.

C’est d’ailleurs mercredi matin sur le chemin menant aux pentes enneigées que j’ai entendu le maire Tremblay à la radio. On le questionnait sur vous savez quoi. J’ai bien aimé sa façon de voir les choses : «Les citoyens sont exigeants et ils ont raison de l’être.», «Nous allons déblayer les rues pour les satisfaire.», «Les employés travaillent forts.», «Ce n’est pas parce qu’une personne se fait prendre avec une bière au travail que tous les employés sont comme ça.», «Les employés font de gros efforts, je crois que c’est normal qu’ils fêtent en famille comme tout le monde», «On va interrompre le chargement de la neige ce soir (le 24) et on va reprendre ça le 26». Très logique n’est-ce pas? On ne peut être contre la vertu : les employés travaillent fort et ils ont le droit de fêter en famille comme tout le monde.

Je vous parle de ça parce qu’il est difficile de trouver meilleur leçon de leadership. Monsieur Tremblay agit comme un leader doit le faire. Il va au front et encaisse les coups venant de ceux qui se délectent de l’incapacité de la ville à enlever la neige. Dans le détour, le Maire profite de l’occasion pour vanter les efforts des employés de la ville.

Personnellement, j’aime bien la façon de faire du maire Tremblay. J’aime également lorsqu’il va sur le terrain et qu’on le voit en train de ramasser un détritus dans le but de donner l’exemple à ses concitoyens. Ou encore, lorsqu’il explique que tous les citoyens doivent faire leur part pour que la ville soit plus propre et plus belle. C’est exactement ce que doit faire un leader : donner l’exemple, communiquer les valeurs et les comportements valorisés par l’organisation tout en protégeant son équipe des commentaires désobligeants des autres.

Bien sûr, plusieurs vont accuser le maire Tremblay de ne pas être dans son bureau à résoudre les problèmes lorsqu’il va sur le terrain. Ils vont également l’accuser d’être trop mou face à des employés qui ne donnent pas de résultat. Ou encore, ils vont se moquer de lui pour ses beaux discours dont la majorité se balance.

Sincèrement, je préfère ne pas imaginer à quoi doit ressembler le leadership de ces accusateurs. Le maire Tremblay a la bonne attitude pour instaurer une culture de leadership dans la ville. C’est en ayant de bons mots pour les employés, en les soutenants dans l’adversité, en communiquant clairement les attentes et en donnant l’exemple des comportements attendus que le leadership prend forme. Eh oui! C’est comme ça qu’on développe une culture du leadership. Trop simple pour être vrai!

Bien sûr, instaurer une culture du leadership au sein de la ville de Montréal ne se fera pas en criant ciseau. De mon point de vue, c’est une tâche titanesque compte tenu de l’historique des administrations passées. Et c’est ce qui rend l’attitude du Maire Tremblay d’autant plus remarquable, il agit sur tous les fronts. Il louange le travail des employés. Il parle des bonnes manières citoyennes à la population. Et il se présente dans les médias pour encaisser les coups des gérants d’estrade qui croient à la pensée magique. Le tout avec une attitude et une approche constructive.

À l’aube de la nouvelle année, je ne sais pas si vous allez prendre des résolutions concernant votre leadership. Si vous en avez le désir mais que vous ne savez trop par où commencer, le maire Tremblay est un exemple à suivre. Sa façon de faire est très simple. Elle se résume en deux mots : Think positive!