Après One small step for a man et We chose to…, voilà la fin d’une autre trilogie avec le retour de Julie Payette sur le plancher des vaches. Dans environ un an, les navettes spatiales seront mises au rancard. À ce moment, les regards se tourneront à nouveau vers la lune afin de mieux voir Mars. Canne à la main, peut-être aurai-je la chance de voir le premier pas sur la petite sœur d’à côté?
Ce soir à Découverte (de Radio-Canada), on présentait le dernier épisode de la série Conquérir l’espace, l’histoire de la NASA (IV): vivre dans l’espace. Encore une fois j’ai été fasciné. Sincèrement, je suis impressionné lorsque je vois les images d’une navette ou d’une Saturn V au décollage. Comment pourrait-il en être autrement devant les prouesses dont est capable l’humain lorsqu’il se permet de travailler à la hauteur de son talent?
Au-delà des images, des prouesses et du talent, j’ai aimé voir les interventions des acteurs de l’exploration spatiale. J’ai aimé voir leur regard allumé alors qu’ils commentaient leur travail. J’ai aimé voir leur fébrilité pour le travail accompli. Indéniablement, ils étaient tous fiers d’avoir participé pleinement à ces projets réalisés dans le firmament.
À défaut de l’avoir ressenti, après avoir vu l’apesanteur, il me serait difficile de ne pas vous proposer un parallèle entre notre quotidien et celui des explorateurs de l’espace. Après tout, pourquoi ne pourrions-nous pas être fébriles ici sur la terre dans nos projets plus terre-à-terre? Pourquoi nos employés et collègues ne pourraient-ils pas avoir un regard empli de passion pour ce qu’ils font?
Parce que ce qu’on leur propose n’est pas aussi spectaculaire? Parce que ce qu’on leur demande n’est ce qu’on n’aime faire? Parce que ce qu’on leur suggère n’est que du laissez-faire? À moins que nous-mêmes n’ayons pas la passion que nous leur demandons?
Non ce n’est pas difficile le leadership. Il se construit au quotidien. Il se construit pas par pas. Il se construit lorsqu’on reconnaît l’effort de l’autre.
Le leadership se construit lorsqu’on est capable de féliciter ceux qui font des efforts. Il se construit lorsqu’on accorde à l’autre le mérite de ses efforts. Il se construit lorsqu’on accepte de féliciter les autres pour leurs efforts quelque soit l’effort. Parce que chaque effort est un pas de plus vers l’objectif qu’on se donne comme collectif.
Tous les jours, les employés font des efforts. Tous les jours, celui qui aspire au leadership se doit de reconnaître ces efforts. Parce que sans reconnaissance, il ne peut y avoir prise de conscience. Sans reconnaissance, il est difficile de savoir si ce qu’on fait a du sens. Sans reconnaissance, on perd le goût de donner toute notre essence.
Pourquoi si peu de leadership dans les organisations? Peut-être parce qu’au quotidien, on oublie de reconnaître les efforts des autres? Peut-être parce qu’au quotidien, on a peur de louanger l’effort des autres? Peut-être parce qu’au quotidien, suite aux efforts des autres, on omet de dire des choses aussi simples que, comme par exemple, Bravo Julie!
À lire:
Le dossier de Cyberpresse
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dimanche 2 août 2009
samedi 1 août 2009
Culture du leadership
Hier soir au bulletin de nouvelles de Radio-Canada, on mentionnait que Rio Tinto Alcan (RTA) allait investir 5,8 milliards de dollars au Cameroun. Quelques minutes plus tard, il était question des 34 milliards $ versés en prime aux employés des banques américaines; au moment où le gouvernement injectait dans cette industrie 175 milliards $. Avec un peu de recul, faut-il réellement se demander pourquoi il est si difficile d’avoir du leadership! Avez-vous dit leadership?
Dans le reportage de Radio-Canada, il y avait l’intervention d’Alain Gagnon, le président du syndicat des employés de RTA. Il se disait choqué de voir l’entreprise investir des sommes importantes à l’étranger alors qu’elle demande à son personnel du Québec de faire des concessions et de se serrer la ceinture. Personnellement, je ne suis pas un sympathisant syndicaliste mais je peux toutefois comprendre que les employés peuvent se sentir lésés suite aux dernières annonces de leur employeur.
Du côté américain, la journaliste de Radio-Canada précisait dans son intervention que près de 5000 conseillers financiers avaient reçu une prime de 1 000 000 $ alors que les deniers publics servaient à renflouer leurs employeurs. Rien pour améliorer l’image des politiciens auprès des payeurs de taxes. Par la suite, on se dira surpris de constater que les citoyens ne vont pas voter. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Il y a déjà quelques années, on m’avait embauché pour améliorer les processus de production dans une usine de distribution. Mon directeur avait des idées plein la tête. Par contre, les employés voyaient les choses autrement. Je croyais alors que la réaction de ces derniers n’était que de la résistance au changement.
Après quelques semaines de travail, j’ai toutefois réalisé qu’en réalité, changement signifiait coupures de poste dans la tête des employés. Certains m’ont fait part que toutes les fois où ils avaient collaborés à améliorer les processus, la mise en œuvre des changements s’était conclue par des mises à pied de leurs collègues. J’ai alors compris pourquoi les employés n’étaient pas motivés par le changement. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Dans plusieurs organisations, on cherche à développer le leadership des gestionnaires avec plus ou moins de succès. Avec les dernières manchettes, faut-il s’en surprendre? Faut-il se surprendre du manque de motivation des individus lorsqu’ils se sentent lésés?
Le leadership, c’est comme une fleur. On a beau avoir une graine entre les mains, on ne verra ses pétales se déployer sous le soleil que si on la pose en terre et qu’on l’arrose convenablement.
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Dans le reportage de Radio-Canada, il y avait l’intervention d’Alain Gagnon, le président du syndicat des employés de RTA. Il se disait choqué de voir l’entreprise investir des sommes importantes à l’étranger alors qu’elle demande à son personnel du Québec de faire des concessions et de se serrer la ceinture. Personnellement, je ne suis pas un sympathisant syndicaliste mais je peux toutefois comprendre que les employés peuvent se sentir lésés suite aux dernières annonces de leur employeur.
Du côté américain, la journaliste de Radio-Canada précisait dans son intervention que près de 5000 conseillers financiers avaient reçu une prime de 1 000 000 $ alors que les deniers publics servaient à renflouer leurs employeurs. Rien pour améliorer l’image des politiciens auprès des payeurs de taxes. Par la suite, on se dira surpris de constater que les citoyens ne vont pas voter. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Il y a déjà quelques années, on m’avait embauché pour améliorer les processus de production dans une usine de distribution. Mon directeur avait des idées plein la tête. Par contre, les employés voyaient les choses autrement. Je croyais alors que la réaction de ces derniers n’était que de la résistance au changement.
Après quelques semaines de travail, j’ai toutefois réalisé qu’en réalité, changement signifiait coupures de poste dans la tête des employés. Certains m’ont fait part que toutes les fois où ils avaient collaborés à améliorer les processus, la mise en œuvre des changements s’était conclue par des mises à pied de leurs collègues. J’ai alors compris pourquoi les employés n’étaient pas motivés par le changement. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Dans plusieurs organisations, on cherche à développer le leadership des gestionnaires avec plus ou moins de succès. Avec les dernières manchettes, faut-il s’en surprendre? Faut-il se surprendre du manque de motivation des individus lorsqu’ils se sentent lésés?
Le leadership, c’est comme une fleur. On a beau avoir une graine entre les mains, on ne verra ses pétales se déployer sous le soleil que si on la pose en terre et qu’on l’arrose convenablement.
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Mots clés :
Comprendre le leadership,
Psychologie,
Société
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