Après quelques semaines de cache-cache avec les journalistes, mon ami Maxime est sorti de son mutisme pour revenir sur la maintenant célèbre Affaire Couillard. Il a fait son retour dans son comté à la radio locale. En quelque sorte, il voulait remercier ses électeurs pour les nombreux appuis qu’ils lui ont manifestés depuis que son cornet double boules lui a fondu entre les mains – Je vous invite à lire mon blogue Jeux d’enfance pour mieux comprendre ma référence au cornet.
Pour ma part, après ses mésaventures plantureuses, je croyais que Maxime retournerait travailler dans le secteur privé. Je pensais qu’après avoir mis la cerise sur son sundae d’erreurs politiques, qu’il aurait tourné la page pour aller mettre à contribution son talent dans un autre domaine. Faut croire que je connaissais mal son tempérament batailleur. Mais au risque de le décevoir, je dois avouer que je commence à croire les partis de l’opposition qui le dénoncent sur toutes les tribunes pour son soi-disant manque de jugement.
À vrai dire, je commence à douter sérieusement de sa réelle intégrité face à la politique et les électeurs. Parce que voyez-vous, Maxime a annoncé sur les ondes qu’il sera de nouveau candidat lors des prochaines élections. Pourquoi osera-t-il revenir sur l’arène politique? D’une part, parce qu’il est confiant de gagner son pari étant donné les nombreux appuis qu’il a reçus de ses électeurs.
D’autre part, il est encouragé par les mots de ses collègues parlementaires : "Baisse la tête et fais-toi discret. La tempête va finir par passer et les gens vont oublier.". Oui chers électeurs, nous allons oublier! Je ne sais pas ce que ça vous fait de savoir ce que pense nos représentants politiques mais moi, ça me désole. D’une certaine façon, cela démontre le respect que nos élus nous accordent. Dit crument, cela démontre qu’ils n’ont rien à cirer de ce qu’on pense de leurs faits et gestes.
Plus le temps passe, plus je deviens sympathique aux ouï-dire de l’opposition. Voyez-vous, il faut vraiment manquer de jugement pour aller rapporter sur les ondes les mots de nos collègues : "Tout va être oublié d’ici les prochaines élections.". En général, on n’aime pas que les autres aillent dire tout haut ce qu’on pense tout bas : "Ah! les cons finiront par oublier ce que t’as fait! Et comme de bons cons, ils voteront à nouveau pour toi! Dans moins de temps que tu le penses, tu seras parmi nous dans le cercle des ministres!". Dire haut et fort ce que pensent ses collègues est tout simplement une preuve que Bernier manque de jugement. À tout le moins, cela démontre qu’il ne prend au sérieux ni ses erreurs, ni la chose politique, ni les électeurs.
La sortie à la radio de Maxime est intéressante sous l’angle du leadership. Elle montre ce que pense, parfois, un soi-disant leader des gens qui l’entourent. Elle montre l’emprise de nos ambitions personnelles sur les gestes que l’on pose – je n’ai pas à m’en faire, la population va oublier d’ici quelques semaines et je pourrai revenir à mes occupations. Leadership! Avez-vous dit leadership? Malheureusement, il y aura toujours des gens pour suivre un individu et ce, peu importe ce qu’il a à proposer.
Il faut toujours être prudent lorsqu’il est question de leadership dans une entreprise. Souvent, on coupe les coins ronds. Lorsque vient le temps de pourvoir un poste, on regarde parmi les gestionnaires celui qui a les meilleures relations avec son entourage. Souvent, on cherche celui qui sera habile à mobiliser les équipes. On croit qu’ainsi, l’organisation va pouvoir atteindre les objectifs que l’on souhaite. Après quelque temps par contre, on est parfois surpris que les résultats ne soient pas au rendez-vous. Surpris des déclarations de notre nouveau dirigeant. Il n’y a pourtant pas raison d’être surpris. C’est souvent ce qui se produit lorsqu’on ne choisit pas nos gestionnaires avec discernement.
dimanche 15 juin 2008
dimanche 8 juin 2008
Démesure
Vroum vroum vroum su mon ti-bicycle vroum vroum vroum je prends bien mon temps. Vroum vroum vroum su mon ti-bicycle vroum vroum vroum je vivrai longtemps! Les travailleurs de l’usine de GM à Oshawa n’ont pas l’esprit à fredonner du Tex Lecor ces temps-ci. Depuis une semaine, ils manifestent contre la fermeture annoncée de leur usine de production. Ils sont d’autant plus fâchés que pas plus tard qu’au mois de mai, ils avaient signé leur convention collective pour une durée de trois ans.
Je comprends leur déception. Et j’imagine qu’elle est d’autant plus grande qu’ils se sentaient protégés par leur nouvelle entente signée pour trois autres belles années. C’est toujours rassurant de savoir qu’on va faire le gros salaire pendant que l’employeur accumule les dettes. Rassurant mais peut-être pas réaliste. Pas réaliste de se croire invincible lorsqu’on évolue dans une industrie en plein chambardement. Pas réaliste de croire que notre employeur va continuer de perdre des milliards de dollars pendant qu’on se la coule douce avec des plans de pensions et autres avantages sociaux mur à mur.
En mars dernier (So!-So!-So!), j’ai parlé de l’attitude des dirigeants syndicaux de l’industrie automobile. Comme on peut le voir actuellement à Oshawa, il continue de faire croire que l’employeur n’est qu’un gros dégueulasse qui ne respecte pas sa parole. Qu’il ait perdu 54 milliards de dollars l’an dernier, on s’en fout! Nous on veut nos emplois. Il nous avait dit que l’usine resterait ouverte pour encore trois ans. Qu’il respecte sa parole. Ah les #!!&?$@$ de capitaliste!, il faut les mettre à leur place. So! So! So!
Évidemment, lorsque 1000 emplois avec un salaire moyen de 72 000$ risquent d’être perdus, cela génère de la relève aux discours syndicaux. C’est ainsi que nos Jack Layton et Stéphane Dion se sont présentés à Oshawa pour témoigner de leur soutien aux travailleurs. Aussi habile qu’à son habitude, Dion c’est fait rabrouer parce qu’il ne s’est pas montré à la hauteur de son homologue.
Jack par contre, il connaît le langage à utiliser. Il sait que les travailleurs sont habitués à entendre à peu près n’importe quoi à condition que ce soit à leur avantage. C’est ainsi qu’il a sorti sa cuillère, en a frotté le dos, et déclaré qu’il fallait défaire le gouvernement dès lundi matin pour sauver les 1000 emplois en question.
Oui mesdames messieurs. Notre super Jack propose de faire tomber le gouvernement pas plus tard que demain, lundi le 9 juin, parce que GM a décidé de fermer l’usine d’Oshawa en 2009! So! So! So! solidarité. Si ce n’est pas de la démesure, pourriez-vous S.V.P. me dire ce que c’est? Et comme si ce n’était pas assez, Layton poursuit en disant n’importe quoi. Ainsi, il accuse le gouvernement de manquer de leadership. Un classique. Avez-vous dit leadership?
Pour être honnête, le gouvernement conservateur n’y est pour rien dans la débandade du secteur automobile. Cela fait des années que les trois géants perdent des parts de marché. Si les travailleurs de l’industrie automobile perdent aujourd’hui leur emploi, c’est dommage mais c’est un peu de leur faute. Non pas individuellement mais collectivement.
C’est eux qui sont responsables de ne pas avoir fabriqué des produits de qualité. De ne pas avoir dessiné des modèles au goût du jour et non au goût de «mononcle» Gérard. Responsable de ne pas avoir pensé à des produits moins énergivores. Responsable de ne pas avoir acheté les modèles de leur employeur au lieu de faire comme la majorité en achetant ceux des Asiatiques. À l’époque, avez-vous déjà pris le temps de regarder le stationnement de la GM Boisbriand lorsque vous circuliez sur l’autoroute 15? Pour ma part, j’en étais stupéfait. Stupéfait de voir le nombre de petites asiatiques dans le paradis de la grosse nord américaine full equip.
Personnellement, je ne peux rien contre ces supposés leaders qui proposent l’impensable. Des leaders dis-je? Oui, par définition! Par définition, un leader mobilise les foules. Par définition, les gens sont prêts à suivre les leaders. Le problème est qu’on oublie trop souvent qu’un leader doit être articulé. Il doit être en mesure de proposer de bonnes idées. Pas nécessairement des idées réalistes car une société a besoin de rêves pour avancer. Toutefois, il serait bon de se rappeler qu’il y a une distinction à faire entre le rêve et la démesure. Faire tomber le gouvernement parce que 1000 travailleurs vont perdre leur emploi en 2009. C’est de la démesure.
Vous croyez que tout ça n’est qu’une bravade politique d’un chef de parti de 3e ordre? Je ne peux rien contre les leaders de l’impensable mais je peux toutefois vous dire de vous méfier. Gardez l’œil ouvert. Surveillez celui qui mobilise les autres. Assurez-vous de prendre connaissance du message qu’il véhicule. Car je suis persuadé qu’il y a au moins un Jack Layton quelque part entre les murs de votre entreprise. Il y a quelqu’un quelque part qui, juste pour se faire du capital politique, est prêt à proposer la démesure.
Comme le dit l’adage, un dirigeant averti en vaut deux!
Je comprends leur déception. Et j’imagine qu’elle est d’autant plus grande qu’ils se sentaient protégés par leur nouvelle entente signée pour trois autres belles années. C’est toujours rassurant de savoir qu’on va faire le gros salaire pendant que l’employeur accumule les dettes. Rassurant mais peut-être pas réaliste. Pas réaliste de se croire invincible lorsqu’on évolue dans une industrie en plein chambardement. Pas réaliste de croire que notre employeur va continuer de perdre des milliards de dollars pendant qu’on se la coule douce avec des plans de pensions et autres avantages sociaux mur à mur.
En mars dernier (So!-So!-So!), j’ai parlé de l’attitude des dirigeants syndicaux de l’industrie automobile. Comme on peut le voir actuellement à Oshawa, il continue de faire croire que l’employeur n’est qu’un gros dégueulasse qui ne respecte pas sa parole. Qu’il ait perdu 54 milliards de dollars l’an dernier, on s’en fout! Nous on veut nos emplois. Il nous avait dit que l’usine resterait ouverte pour encore trois ans. Qu’il respecte sa parole. Ah les #!!&?$@$ de capitaliste!, il faut les mettre à leur place. So! So! So!
Évidemment, lorsque 1000 emplois avec un salaire moyen de 72 000$ risquent d’être perdus, cela génère de la relève aux discours syndicaux. C’est ainsi que nos Jack Layton et Stéphane Dion se sont présentés à Oshawa pour témoigner de leur soutien aux travailleurs. Aussi habile qu’à son habitude, Dion c’est fait rabrouer parce qu’il ne s’est pas montré à la hauteur de son homologue.
Jack par contre, il connaît le langage à utiliser. Il sait que les travailleurs sont habitués à entendre à peu près n’importe quoi à condition que ce soit à leur avantage. C’est ainsi qu’il a sorti sa cuillère, en a frotté le dos, et déclaré qu’il fallait défaire le gouvernement dès lundi matin pour sauver les 1000 emplois en question.
Oui mesdames messieurs. Notre super Jack propose de faire tomber le gouvernement pas plus tard que demain, lundi le 9 juin, parce que GM a décidé de fermer l’usine d’Oshawa en 2009! So! So! So! solidarité. Si ce n’est pas de la démesure, pourriez-vous S.V.P. me dire ce que c’est? Et comme si ce n’était pas assez, Layton poursuit en disant n’importe quoi. Ainsi, il accuse le gouvernement de manquer de leadership. Un classique. Avez-vous dit leadership?
Pour être honnête, le gouvernement conservateur n’y est pour rien dans la débandade du secteur automobile. Cela fait des années que les trois géants perdent des parts de marché. Si les travailleurs de l’industrie automobile perdent aujourd’hui leur emploi, c’est dommage mais c’est un peu de leur faute. Non pas individuellement mais collectivement.
C’est eux qui sont responsables de ne pas avoir fabriqué des produits de qualité. De ne pas avoir dessiné des modèles au goût du jour et non au goût de «mononcle» Gérard. Responsable de ne pas avoir pensé à des produits moins énergivores. Responsable de ne pas avoir acheté les modèles de leur employeur au lieu de faire comme la majorité en achetant ceux des Asiatiques. À l’époque, avez-vous déjà pris le temps de regarder le stationnement de la GM Boisbriand lorsque vous circuliez sur l’autoroute 15? Pour ma part, j’en étais stupéfait. Stupéfait de voir le nombre de petites asiatiques dans le paradis de la grosse nord américaine full equip.
Personnellement, je ne peux rien contre ces supposés leaders qui proposent l’impensable. Des leaders dis-je? Oui, par définition! Par définition, un leader mobilise les foules. Par définition, les gens sont prêts à suivre les leaders. Le problème est qu’on oublie trop souvent qu’un leader doit être articulé. Il doit être en mesure de proposer de bonnes idées. Pas nécessairement des idées réalistes car une société a besoin de rêves pour avancer. Toutefois, il serait bon de se rappeler qu’il y a une distinction à faire entre le rêve et la démesure. Faire tomber le gouvernement parce que 1000 travailleurs vont perdre leur emploi en 2009. C’est de la démesure.
Vous croyez que tout ça n’est qu’une bravade politique d’un chef de parti de 3e ordre? Je ne peux rien contre les leaders de l’impensable mais je peux toutefois vous dire de vous méfier. Gardez l’œil ouvert. Surveillez celui qui mobilise les autres. Assurez-vous de prendre connaissance du message qu’il véhicule. Car je suis persuadé qu’il y a au moins un Jack Layton quelque part entre les murs de votre entreprise. Il y a quelqu’un quelque part qui, juste pour se faire du capital politique, est prêt à proposer la démesure.
Comme le dit l’adage, un dirigeant averti en vaut deux!
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