Vous m’excuserez pour ce vlan! dans les dents. Mais vous en conviendrez avec moi, quoi de mieux qu’un titre percutant pour attirer l’attention? Parce que depuis le temps qu’on se connaît, vous m’en auriez voulu si j’avais omis de vous parler de cet épineux problème. Et entre nous, ce n’est toujours bien pas de ma faute si vos employés s’emmerdent au travail. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Leadership ou pas, si vous n’aimez pas le sujet du jour, inutile de vous en prendre à moi. Après tout, je ne suis que le messager. Le message, lui, provient du sondage de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés. Et selon le sondage, « 34 % des travailleurs québécois estiment que leur employeur n’utilise pas pleinement leur potentiel ou leurs compétences ». Toujours selon le sondage, le pourcentage passe à 44 % pour les Montréalais. Ce qui entre nous, n’est vraiment pas loin de la moitié de l’équipe!
Avouez que l’information est intéressante lorsqu’on pense à la pénurie de main-d'œuvre qui va revenir hanter les recruteurs au fur et à mesure que les effets de la récession vont s’atténuer. D’autant plus intéressante lorsqu’on pense que le mot d’ordre au sein des entreprises est motivation, rétention, mobilisation, travail d’équipe, leadership! Encore une fois leadership? Leadership!
Mais l’humain étant ce qu’il est, quoiqu’il serait plus juste de dire dans ce cas-ci, le gestionnaire étant ce qu’il est, certains vont dire que de toute façon, ce 34 % n’est rien d’autre que la mesure des éternels insatisfaits. Ce qui selon moi, est une façon comme une autre de ne pas prendre le taureau par les cornes. Une façon qui vous l’aurez compris, je n’endosse pas.
Mais au-delà du taureau et des insatisfaits, la vraie question est bien entendu de se demander comment se fait-il que 34 % des employés ont le sentiment que leur plein potentiel n’est pas utilisé? Personnellement, je dirais que le problème s’explique en deux mots : confiance et contrôle. Le manque de confiance envers les employés. Le contrôle que l’on veut garder pour soi-même souvent par peur ou par ambition.
J’ai encore souvenance de ce temps en début de carrière, s’en était devenu un running-gag, combien ça coûte? Combien de fois les employés se font dire de ne pas utiliser leur imagination ou de ne pas mettre à profit leur créativité par ce trop bien connu, combien ça coûte? Si je me fie à ce 34 % des statistiques, peut-être plus qu’on le pense!
Pourquoi ne pas faire confiance aux employés lorsqu’ils ont des idées? Pourquoi ne pas leur dire : "Wow! ça me semble intéressant. Je ne suis pas entièrement convaincu, j’ai des réserves, mais si tu y crois, vas-y, essaye-le."
Mon impression est que trop souvent, on n’ose donner notre accord parce qu’on a peur de perdre le contrôle; le contrôle des finances, le contrôle de pouvoir dire oui, de pouvoir dire non, le contrôle qui permet d’être celui qui sait, à moins que ce ne soit que le contrôle de nos propres peurs.
Évidemment, d’autres vont préférer croire que le sondage doit être erroné ou qu’il ne s’applique pas à leur entreprise puisque tout le monde est débordé dans leur département. Cela est fort possible qu’ils soient débordés, mais justement, peut-être le sont-ils à faire les mauvaises choses! Peut-être sont-ils débordés à cause de l’inefficacité des procédures? De la paperasserie? Des façons de faire qu’ils pourraient optimiser en utilisant leur plein potentiel? Mais je sais, combien ça coûte!
La solution pour optimiser le potentiel des employés est selon moi l’implantation de ce que j’appelle, une Culture du leadership; un sujet dont il est question dans le volume 3 de mon infolettre, Le Meneur! Le mensuel du leadership. Une culture du leadership, ça favorise la mise en œuvre des talents de lui, l’autre et chacun. La culture du leadership canalise les efforts vers le bien commun dont entre autres et principalement, le succès de l’organisation.
Avec les départs à la retraite des baby-boomers dans les prochaines années, la pénurie de main-d'œuvre due à la courbe de natalité, la compétitivité de plus en plus grande des économies émergentes, la pression à la hausse pour le coût des matières premières, la protection de l’environnement sans oublier l’arrivée d’un nouveau compétiteur au coin de la rue, il est temps plus que jamais d’agir pour développer une culture du leadership au sein des entreprises.
Il est temps d’agir et de prendre les choses en main. Il est plus que jamais temps d’agir et la meilleure chose à faire, c’est de s’assurer que les employés cessent de s’emmerder!
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dimanche 28 mars 2010
mardi 23 mars 2010
Obama: Leader positif
Voilà une autre belle leçon de leadership: les résultats du vote sur le système de santé dimanche soir à la Chambre des représentants. Une autre belle leçon parce qu’elle a tout pour nous rendre perplexes. D’autant plus perplexe lorsqu’on pense que le leader est celui qui mobilise tout le monde. Tout autant perplexe lorsqu’on croit que le leader est quelqu’un qui est à l’écoute des autres. Perplexe, car on peut se demander si le résultat du vote – 219 pour, 212 contre – est tributaire ou non du leadership! Avez-vous dit leadership?
Avouez qu’avec seulement 7 voix de majorité, le résultat du vote semble être gagné beaucoup plus par la peau des fesses que par un quelconque leadership confirmé. Et avec toutes les manifestations contre le projet de réforme du système de santé proposé par Barack Obama, on se dit qu’en ce qui à trait à l’écoute de la population, nos politiciens ici même au Canada peuvent en faire tout autant. Perplexe donc parce qu’à bien y penser, on serait loin de la leçon de leadership.
Malgré les apparences, malgré la faible majorité dans le résultat du vote, malgré les nombreuses manifestations contre le projet de loi, comment peut-on admettre que Barack Obama a fait preuve de leadership?
Je sais qu’il est tentant de répondre qu’Obama a fait preuve de leadership parce que le projet de loi est historique. Ou encore, qu’il a fait preuve de leadership parce que plusieurs présidents avant lui ont tenté la même chose, mais qu’ils ont échoué. Le dernier à avoir tenté d’implémenter la réforme sans succès est d’ailleurs Bill Clinton. Cela dit, ce n’est pas le fait historique qui explique qu’Obama a agi comme un leader dans le cadre de la réforme du système de santé.
La raison qui explique notre impression de leadership de la part du premier président noir des États-Unis, c’est ce que j’appelle l’Orientation du leadership. Avec son projet de réforme de la santé, Obama a agi comme un leader positif.
Le leader positif, c’est celui qui agit pour le bien commun. Le leader positif prend des décisions pour le bien-être du groupe. Le leader positif est au service des autres. Il n’est pas là pour se servir. Et c’est exactement ce que fait Obama avec le projet de loi qui crée autant l’espoir que la controverse actuellement aux États-Unis.
Plusieurs admirent le courage d’Obama pour avoir maintenue sa ligne directrice afin que 35 millions d’Américains puissent acquérir une assurance-maladie. Mais ce qui est encore plus admirable, c’est qu’il l'a maintenu au détriment de sa réélection dans un peu plus de deux ans. Son geste est courageux parce qu’il a mis de côté ses ambitions personnelles afin de faire ce pour quoi il a été élu : Servir la population.
La question est maintenant de savoir comment devient-on un leader positif. C’est relativement facile. Il faut simplement faire abstraction de ses propres désirs et besoins. Le leader positif fait abstraction de lui-même afin de mieux servir les gens qu’il dessert.
Nous sommes plusieurs à espérer que nos politiciens québécois et canadiens puissent avoir cette même capacité d’abstraction. Et vous dans votre milieu, êtes-vous celui qui pense plus souvent à sa promotion au lieu de penser au bon fonctionnement de l’équipe? Autrement dit, êtes-vous un leader négatif ou un leader positif?
Je présente le concept de leader positif et de leader négatif dans ma conférence Les Pouvoirs d'influence du leadership. Communiquez au 514.712.1465 pour plus d'informations.
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Avouez qu’avec seulement 7 voix de majorité, le résultat du vote semble être gagné beaucoup plus par la peau des fesses que par un quelconque leadership confirmé. Et avec toutes les manifestations contre le projet de réforme du système de santé proposé par Barack Obama, on se dit qu’en ce qui à trait à l’écoute de la population, nos politiciens ici même au Canada peuvent en faire tout autant. Perplexe donc parce qu’à bien y penser, on serait loin de la leçon de leadership.Malgré les apparences, malgré la faible majorité dans le résultat du vote, malgré les nombreuses manifestations contre le projet de loi, comment peut-on admettre que Barack Obama a fait preuve de leadership?
Je sais qu’il est tentant de répondre qu’Obama a fait preuve de leadership parce que le projet de loi est historique. Ou encore, qu’il a fait preuve de leadership parce que plusieurs présidents avant lui ont tenté la même chose, mais qu’ils ont échoué. Le dernier à avoir tenté d’implémenter la réforme sans succès est d’ailleurs Bill Clinton. Cela dit, ce n’est pas le fait historique qui explique qu’Obama a agi comme un leader dans le cadre de la réforme du système de santé.
La raison qui explique notre impression de leadership de la part du premier président noir des États-Unis, c’est ce que j’appelle l’Orientation du leadership. Avec son projet de réforme de la santé, Obama a agi comme un leader positif.
Le leader positif, c’est celui qui agit pour le bien commun. Le leader positif prend des décisions pour le bien-être du groupe. Le leader positif est au service des autres. Il n’est pas là pour se servir. Et c’est exactement ce que fait Obama avec le projet de loi qui crée autant l’espoir que la controverse actuellement aux États-Unis.
Plusieurs admirent le courage d’Obama pour avoir maintenue sa ligne directrice afin que 35 millions d’Américains puissent acquérir une assurance-maladie. Mais ce qui est encore plus admirable, c’est qu’il l'a maintenu au détriment de sa réélection dans un peu plus de deux ans. Son geste est courageux parce qu’il a mis de côté ses ambitions personnelles afin de faire ce pour quoi il a été élu : Servir la population.
La question est maintenant de savoir comment devient-on un leader positif. C’est relativement facile. Il faut simplement faire abstraction de ses propres désirs et besoins. Le leader positif fait abstraction de lui-même afin de mieux servir les gens qu’il dessert.
Nous sommes plusieurs à espérer que nos politiciens québécois et canadiens puissent avoir cette même capacité d’abstraction. Et vous dans votre milieu, êtes-vous celui qui pense plus souvent à sa promotion au lieu de penser au bon fonctionnement de l’équipe? Autrement dit, êtes-vous un leader négatif ou un leader positif?
Je présente le concept de leader positif et de leader négatif dans ma conférence Les Pouvoirs d'influence du leadership. Communiquez au 514.712.1465 pour plus d'informations.
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Mots clés :
Comprendre le leadership,
International
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