Pour certains, tous les chemins mènent à Rome. Pour d’autres, tous les faits mènent au leadership. Cette fois-ci, c’est avec le Clostridium difficile qu’on s’y rend. Selon la journaliste qui commentait le rapport du coroner sur l’éclosion de la bactérie à l’hôpital Honoré-Mercier de St-Hyacinthe, c’est un manque de leadership qui a permis aux petites bibittes de s’attaquer à la vie de 16 personnes malheureusement décédées.
Soyons claires, en sa présence comme en son absence, le leadership ne tue pas. Il peut bien avoir le dos large comme on aime dire mais il y a une limite à tout. On peut l’utiliser à tord et à travers, de long en large, pertinemment ou impertinemment, toutefois, vient un moment où l’on doit cesser de croire que tout relève du leadership. Des gens qui meurent dans un hôpital, peu importe leur âge, cela n’a rien à voir avec le leadership.
Dans son rapport, le coroner parle de lacune au niveau de l’hygiène, de l’entretien ménager déficient, de la promiscuité des patients, de la désinfection et de la stérilisation d’équipement. Croyez-le ou non, tout ça n’a strictement rien à voir avec du leadership. Ça relève d’un mot que l’on semble avoir oublié : la gestion. Et oui, la gestion. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on qualifie de gestionnaire les gens sur qui reposent le fonctionnement d’organismes, d’organisations ou d’entreprises de toutes sortes. On les qualifie de gestionnaire parce qu’ils font de la gestion. Pire encore, il dirige des équipes. Eh oui, ce sont des dirigeants!
Hooo! Avez-vous eu peur? Des gestionnaires, des dirigeants! J’ai parfois l’impression que ce sont des mots honnis de notre vocabulaire. Ne me reste plus qu’à espérer que mon sacrilège ne m’enverra au fond des ténèbres. Hooo!
Trêve de plaisanterie, ce qui s’est passé à Honoré-Mercier n’est d’aucune façon attribuable au leadership. Car bien avant le leadership, il y a la collecte de données, des analyses, des constats, une vision, des objectifs, la planification, la mise en œuvre, le contrôle, les correctifs, etc. Toutes ces étapes qui relèvent de ce qu’on définit comme étant de la gestion sont généralement réalisées par des gestionnaires, des dirigeants, des patrons. Dirigeant, gestionnaire, patron. Des mots que nous avons honnis de notre vocabulaire pour mieux nous éblouir du leader.
Comme je disais, tous les chemins mènent à Rome. Dans le cas de cet hôpital par contre, ce n’est pas où le chemin mène qui nous intéresse. C’est son origine qui est plus révélateur. Et dans ce cas-ci ce n’est pas un conte de fée. On ne peut dire, il était une fois du leadership… À la lumière des circonstances, il est plus juste de dire : «Il était une fois un manque de vison et de rigueur, le tout saupoudré d’incompétence…» Non, ceci n’est pas du leadership! Avez-vous dit leadership?
dimanche 30 septembre 2007
dimanche 23 septembre 2007
Tête ou coeur?
Imaginez, personne n’a parlé de leadership suite aux élections partielles qui ont eu lieu lundi dernier. Il est vrai que les résultats ont été, d’une certaine façon, contre nature. Il serait tout de même difficile de ne pas revenir sur la suite des choses.
Trop c’est trop je dirais. Trop de courbettes pour faire croire qu’on n’a pas perdu pied. Trop d’explications vides de sens qui ne servent qu’à en mettre plein la vue. Trop de récupérations où on bombe le torse. Trop de justifications pour donner l’impression d’un quelconque contrôle de la situation. Trop de paroles qui ne servent qu’à dire une chose et son contraire. Trop d’interprétations de résultats pour tenter de sauver la face. Trop c’est trop, point.
Bien entendu, c’est parfois impressionnant de voir quelqu’un faire une dissertation sur un rien. Mais si c’est votre façon d’interagir avec vos employés, si c’est votre façon de justifier vos décisions, je vous assure que ce n’est qu’une question de temps pour que votre leadership tombe à plat. Et si cela perdure plus longtemps, je peux vous assurer que ce n’est pas votre leadership mais bien une contrainte, une dépendance, une forme de domination ou tout simplement le manque d’alternatives qui peut l’expliquer. Si votre leadership perdure et que vous avez tout de même du succès, demandez-vous ce que vous pourriez accomplir si vous étiez tout simplement sincère.
Parlant de sincérité, il y a eu un député du parti libéral qui a mentionné que Stéphane Dion était le chef du parti et que dans le cadre d’un gouvernement minoritaire, ce n’était pas le temps de lui faire la guerre. "Il est là, on va travailler avec. Après les élections, on verra". Ça ne peut être plus clair. Passer au suivant comme je vous disais la semaine dernière.
Toujours dans la sincérité, il y a eu cette entrevue de Dominique Poirier avec ce même Stéphane Dion. Wow! Quelle entrevue! Rarement voit-on un politicien tenter de faire comprendre qu’il a compris. Rare de voir quelqu’un dire qu’il a compris qu’il doit changer mais qu’il ne l’avait pas fait jusqu’à maintenant. "Je dois accepter de faire ce que je n’ai pas osé faire jusqu’à maintenant". Ses paroles se passent de commentaire.
Ce que monsieur Dion a compris s’explique assez simplement. Tout le monde le crie sur les toits et ce n’est un secret pour personne, Stéphane Dion est un intellectuel, un homme d’idées, un homme de tête. Pour un politicien, ce n’est pas mal en soi. Mais le leadership, celui qui mobilise les gens, celui qui encense les foules, c’est par le cœur qu’il passe. Comme je dis dans ma conférence Leadership et paradigmes, Monsieur Dion doit sortir de sa tête pour entrer dans son cœur.
Être dans son cœur, c’est vivre le moment présent. Ressentir nos émotions, au fur et à mesure qu’elles prennent place en nous et interagir en fonction de celles-ci. Ce n’est pas toujours facile de vivre le moment présent. Ce n’est pas facile pour les politiciens ni pour les gestionnaires. Mais pour mobiliser les gens, pour motiver nos employés, il est essentiel d’interagir avec eux au niveau des émotions et non froidement au niveau des idées.
Monsieur Dion a compris ce qu’il devait faire. Ce n’est pas un mince défi. Cela va lui demander de grands efforts. Le simple fait d’en parler le rend nerveux. On pouvait le noter à la télé. Son verre d’eau était à portée de main et à quelques reprises, on pouvait sentir sa gorge serrée. On verra dans les prochains mois s’il va surmonter cet obstacle, dans tous les sens du mot. Cet obstacle entre lui et les électeurs. Cet obstacle entre sa future élection comme premier ministre ou chef déchu du parti libéral.
La semaine dernière, je vous parlais d’un petit quelque chose… Et vous, êtes-vous plus dans votre tête ou dans votre cœur?
Trop c’est trop je dirais. Trop de courbettes pour faire croire qu’on n’a pas perdu pied. Trop d’explications vides de sens qui ne servent qu’à en mettre plein la vue. Trop de récupérations où on bombe le torse. Trop de justifications pour donner l’impression d’un quelconque contrôle de la situation. Trop de paroles qui ne servent qu’à dire une chose et son contraire. Trop d’interprétations de résultats pour tenter de sauver la face. Trop c’est trop, point.
Bien entendu, c’est parfois impressionnant de voir quelqu’un faire une dissertation sur un rien. Mais si c’est votre façon d’interagir avec vos employés, si c’est votre façon de justifier vos décisions, je vous assure que ce n’est qu’une question de temps pour que votre leadership tombe à plat. Et si cela perdure plus longtemps, je peux vous assurer que ce n’est pas votre leadership mais bien une contrainte, une dépendance, une forme de domination ou tout simplement le manque d’alternatives qui peut l’expliquer. Si votre leadership perdure et que vous avez tout de même du succès, demandez-vous ce que vous pourriez accomplir si vous étiez tout simplement sincère.
Parlant de sincérité, il y a eu un député du parti libéral qui a mentionné que Stéphane Dion était le chef du parti et que dans le cadre d’un gouvernement minoritaire, ce n’était pas le temps de lui faire la guerre. "Il est là, on va travailler avec. Après les élections, on verra". Ça ne peut être plus clair. Passer au suivant comme je vous disais la semaine dernière.
Toujours dans la sincérité, il y a eu cette entrevue de Dominique Poirier avec ce même Stéphane Dion. Wow! Quelle entrevue! Rarement voit-on un politicien tenter de faire comprendre qu’il a compris. Rare de voir quelqu’un dire qu’il a compris qu’il doit changer mais qu’il ne l’avait pas fait jusqu’à maintenant. "Je dois accepter de faire ce que je n’ai pas osé faire jusqu’à maintenant". Ses paroles se passent de commentaire.
Ce que monsieur Dion a compris s’explique assez simplement. Tout le monde le crie sur les toits et ce n’est un secret pour personne, Stéphane Dion est un intellectuel, un homme d’idées, un homme de tête. Pour un politicien, ce n’est pas mal en soi. Mais le leadership, celui qui mobilise les gens, celui qui encense les foules, c’est par le cœur qu’il passe. Comme je dis dans ma conférence Leadership et paradigmes, Monsieur Dion doit sortir de sa tête pour entrer dans son cœur.
Être dans son cœur, c’est vivre le moment présent. Ressentir nos émotions, au fur et à mesure qu’elles prennent place en nous et interagir en fonction de celles-ci. Ce n’est pas toujours facile de vivre le moment présent. Ce n’est pas facile pour les politiciens ni pour les gestionnaires. Mais pour mobiliser les gens, pour motiver nos employés, il est essentiel d’interagir avec eux au niveau des émotions et non froidement au niveau des idées.
Monsieur Dion a compris ce qu’il devait faire. Ce n’est pas un mince défi. Cela va lui demander de grands efforts. Le simple fait d’en parler le rend nerveux. On pouvait le noter à la télé. Son verre d’eau était à portée de main et à quelques reprises, on pouvait sentir sa gorge serrée. On verra dans les prochains mois s’il va surmonter cet obstacle, dans tous les sens du mot. Cet obstacle entre lui et les électeurs. Cet obstacle entre sa future élection comme premier ministre ou chef déchu du parti libéral.
La semaine dernière, je vous parlais d’un petit quelque chose… Et vous, êtes-vous plus dans votre tête ou dans votre cœur?
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