Lecteurs, lectrices, électeurs, électrices! J’avoue que cette fois-ci, il m’aurait été difficile de vous surprendre avec mon sujet hebdomadaire. Sans contredit, la victoire de Barack Obama aux élections présidentielles américaines est l’événement de la semaine. Y a-t-il plus belle démonstration de leadership que cette victoire faisant désormais partie de l’histoire? Partout à travers le monde on parle d’Obama. Tout simplement mémorable!
Bien entendu, l’engouement est également présent ici au Québec. Et avec le déclenchement des élections provinciales cette semaine, certains ont voulu en prendre avantage. C’est ainsi qu’on a pu entendre Mario Dumont se proclamer l’Obama québécois. Pour sa part, Pauline Marois a parlé du vent de changement chez nos voisins du Sud qui pourrait franchir la frontière.
Avec l’ampleur du phénomène Obama chez nos voisins et à travers le monde, il est intéressant de se demander si les dires de nos aspirants premiers ministres sont réalistes. Essayons donc de mieux comprendre la Barackomanie planétaire.
À tout seigneur tout honneur, Barack Obama est un orateur hors pair. Il a le sens de la répartie. Il sait communiquer aux foules. Indéniablement, c’est quelqu’un qui est capable de ressentir l’énergie d’un groupe. Il est capable de se mettre au diapason des rassemblements afin de communier ses idées et ainsi créer l’adhésion. Son langage non verbal fait preuve d’une assurance confirmée. Ses mouvements sont d’une telle élégance qu’ils donnent confiance à son auditoire. Irréfutablement, Barack Obama fait partie d’une classe à part. Mais est-ce suffisant pour expliquer la Barackomanie?
Ce qui est surprenant dans la vague Obamienne, c’est l’adhésion de la population au projet de changement qui est proposé. Je dis surprenant car comme tout le monde sait, en général, les gens se cachent sous leur bureau lorsqu’ils entendent le mot changement. Pourquoi alors la population des États-Unis c’est-elle enflammée autour de l’idée de changement proposé par Obama?
En février, alors que l’engouement prenait forme, j’ai fait un blogue intitulé Gestion du changement. J’expliquais alors que la population adhérait aux idées d’Obama parce que dans le changement qu’il proposait, il y avait de l’espoir. Avec un peu de recul, je comprends que cet espoir est en réponse à l’actuel désespoir de la population américaine. Désespoir, le mot peut sembler démesuré mais dans l’inconscient collectif, la population américaine est effectivement anesthésiée par une forme de désespoir.
De quoi est fait le désespoir américain? C’est un amalgame de la crise financière dont le tumulte approche le paroxysme. L’embourbement du pays dans la guerre du golf et l’autre en Afghanistan. La peur de la prochaine attaque terroriste symbolisée par les mesures de sécurité omniprésentes et de plus en plus contraignantes. Sans oublier la perte de confiance de la population envers Georges W. Bush.
C’est important de le reconnaître, Barack Obama a gagné l’accès à la présidence parce que le changement qu’il proposait était ce dont la population américaine désirait. Barack Obama a gagné l’élection américaine parce qu’il a éveillé l’espoir chez ses concitoyens. Il a incarné le renouveau grâce à ses talents de communicateur exemplaires. Barack Obama sera le prochain président des États-Unis parce qu’il y a une complémentarité entre sa personne et les besoins démesurés d’une population. Barack Obama fera dorénavant partie de l’histoire parce que rares sont les moments où un Homme peut répondre favorablement à la détresse d’une population qui désire se reprendre en main.
Aurons-nous une Barackomanie ici au Québec? Certes, nous avons des entreprises qui en arrachent et d’autres qui ferment leurs portes faute de marché. Mais cela n’est en rien comparable à ce qui se passe chez voisins du Sud. Nous n’avons pas été attaqués de façon historique par le terrorisme. Nous n’avons pas des milliers de compatriotes morts dans des guerres que nous avons initiées sans savoir réellement les conséquences qui en découleraient. Et nous n’avons pas non plus un marché financier qui s’effondre tout comme la valeur de nos maisons.
Ici au Québec, nous n’aurons pas notre Obamanie parce qu’il n’y a pas de vent de changement dans l’air. Nos politiciens se chamaillent sur un déficit ou non selon la façon qu’ils alignent les chiffres. Ils s’accusent d’être un menteur ou d’être un con. Les uns comme les autres lancent des idées qui relèvent de la petite gestion quotidienne et tentent de nous faire croire que cela va changer nos vies. D’autres avancent que l’ère de la Révolution tranquille a fait son temps et que nous sommes prêts à passer à autre chose. Pour autant, ils n’ont rien de mieux à proposer que les sempiternels oui mais moi vous et nous.
Ici au Québec, nous ne sommes pas sous l’anesthésie d’un désespoir comme nos voisins du Sud. Nous n’avons pas de problèmes qui nous pousseraient à espérer un changement salutaire. Nous n’avons pas d’orateurs hors pair qui savent se mettre au diapason de la population. Ici au Québec, on a que quelques taloches à se donner parce qu’un candidat a été mis de côté dans une circonscription. Ce qui avouons-le, n’est en rien comparable à la prestance de Barack Obama.
En fait, ici au Québec, on n’a rien qui ressemble de près ou de loin à ce qui se passe chez nos voisins du Sud. C’est dommage, mais lorsqu’on se comporte comme de vulgaires paroissiens, on ne peut réalistement espérer voir poindre le crépuscule d’une petite lueur d’un semblant d’Effet Obama.
lundi 10 novembre 2008
dimanche 2 novembre 2008
Tout est relatif – Le Blogue
Bonjour chers lecteurs, lectrices, navigateurs, navigatrices, webteurs, webtrices. Comme vous le savez probablement, c’est la fin du dossier « Tout est relatif » du mensuel du leadership que l’auteur de ses lignes dénomme Le Meneur! Certains disent que l’occasion fait le larron et c’est ce qui explique que cette semaine, mon blogue et mon infolettre joignent leurs forces pour illustrer par des faits tangibles que, « Tout est relatif ». Joindre leurs forces, le mot est faible. Il me semble que, comme je l’ai déjà dit, que la totale de la relativité serait plus appropriée. Vous êtes sceptiques? Voyez ce que je vous ai préparé cette semaine…
Commençons avec notre ex-Gouverneur générale, la sympathique tchique tchique, Madame Thibault. Tchique tchique, vous la pigez? – anciennement la publicité d’une quelconque carte de crédit dois-je préciser pour ceux qui aiment les traits gras au crayon rouge. Avouez qu’avec 700 000$ de dépenses personnelles sur le dos des contribuables, notre ex-Gouverneur devait avoir la gâchette facile sur la tchique tchique. Une gâchette probablement comparable à l’un de mes héros d’enfance qui lui disait-on, était plus vite que son ombre.
En commission parlementaire, Madame Thibault a expliqué que ses dépenses étaient tout à fait justifiées. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ses déclarations, c’est lorsqu’elle dit que si elle voyait une personne de son âge devant une commission parlementaire, elle dirait : « Pauvre vieille ». Pour ce qui est de la vieille, c’est elle qui l’a dit. Quant à la pauvre, on n’a plus les pauvres qu’on avait. Pour paraphraser un autre de nos héros d’enfance, "je dirais même plus", on peut se demander ce qu’il lui faut pour être riche!
Mais revenons à cette « Pauvre vieille ». Avouez que c’est une belle façon d’appeler la sympathie des gens. Je ne devrais probablement pas en parler mais avec une telle déclaration, on peut croire qu’à l’époque, Madame Thibault a dû se dire, qui donc osera accuser une personne handicapée d’avoir abusé des fonds publics! Mais comme vous le savez, « Tout est relatif ».
Maintenant, il semblerait que le déclenchement des élections provinciales ici au Québec est imminent. Dans les circonstances, on retrouve les partis d’opposition qui accuse le gouvernement. Entre autres, on l’accuse de penser à son avenir et non à l’avenir des Québécois alors qu’une crise financière se transforme graduellement en crise économique. De son côté, le gouvernement accuse l’opposition qui refuse de s’engager à ne pas le renverser dans les prochains mois. Que c’est beau la démocratie! Eh oui chers partisans, partisanes, lecteurs, lectrices, électeurs, électrices, le pouvoir nous rend on ne peut plus subjectifs et notre regard sur les événements ne peut être plus transparent qu’un « Tout est relatif ».
Et que dire du gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, qui parle des jambes maigrichonnes du probable futur Président des États-Unis. Dans une ultime tentative pour faire pencher la balance en faveur du républicain McCain, l’ex-monsieur muscle propose de faire faire quelques exercices pour biceps afin de muscler les petits bras décharnés du démocrate Obama. Tout en restant dans la testostérone et les stéroïdes, Schwarzi mentionne que Barack pourrait également mettre un peu de viande autour de ses idées. Tout ça, évidemment, pour le plus grand plaisir des partisans républicains de l’Ohio. N’est-ce pas une autre belle démonstration que « Tout est relatif »?
Comme mentionné les semaines dernières, Le journal Les Affaires a lancé le programme Urgence Leadership. Je suis entièrement d’accord avec cette idée d’urgence autour du leadership. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la mise sur pied de mon entreprise où j’offre des réflexions sur le leadership par l’entremise de conférences, mon infolettre Le Meneur! et ce blogue.
Pourquoi y a-t-il Urgence Leadership? Parce que nombreux sommes-nous à aimer l’expression « Tout est relatif ». D’accord, peut-être ne l’aimons-nous pas mot à mot mais à l’usage, avouez qu’elle nous est aussi utile que pour d’autres, la tchique tchique.
Lecteurs, lectrices, webteurs, webtrices, leaders, leadrices, il faut se rendre à l’évidence, il n’est pas rare que notre regard sur les événements embellisse nos faits et gestes à notre avantage. Qui n’a jamais fait un peu de propagande pour se valoriser aux yeux des autres? Qui n’a jamais omis quelques détails afin de ne pas compromettre sa crédibilité? Qui n’a jamais joué sur les mots dans le but de mettre en valeurs ses idées?
Je ne sais pas qui, mais avouez que l’actualité de la semaine est un belle exemple que l’expression « Tout est relatif » fait partie intégrante de notre quotidien. Ainsi, la prochaine fois que vous aurez l’impression que votre leadership bat de l’aile, pour vous sortir de cette impasse, rappelez-vous ce bref moment d’anthologie : « Tout est relatif » - Le blogue!
Commençons avec notre ex-Gouverneur générale, la sympathique tchique tchique, Madame Thibault. Tchique tchique, vous la pigez? – anciennement la publicité d’une quelconque carte de crédit dois-je préciser pour ceux qui aiment les traits gras au crayon rouge. Avouez qu’avec 700 000$ de dépenses personnelles sur le dos des contribuables, notre ex-Gouverneur devait avoir la gâchette facile sur la tchique tchique. Une gâchette probablement comparable à l’un de mes héros d’enfance qui lui disait-on, était plus vite que son ombre.
En commission parlementaire, Madame Thibault a expliqué que ses dépenses étaient tout à fait justifiées. Ce que j’ai particulièrement aimé dans ses déclarations, c’est lorsqu’elle dit que si elle voyait une personne de son âge devant une commission parlementaire, elle dirait : « Pauvre vieille ». Pour ce qui est de la vieille, c’est elle qui l’a dit. Quant à la pauvre, on n’a plus les pauvres qu’on avait. Pour paraphraser un autre de nos héros d’enfance, "je dirais même plus", on peut se demander ce qu’il lui faut pour être riche!
Mais revenons à cette « Pauvre vieille ». Avouez que c’est une belle façon d’appeler la sympathie des gens. Je ne devrais probablement pas en parler mais avec une telle déclaration, on peut croire qu’à l’époque, Madame Thibault a dû se dire, qui donc osera accuser une personne handicapée d’avoir abusé des fonds publics! Mais comme vous le savez, « Tout est relatif ».
Maintenant, il semblerait que le déclenchement des élections provinciales ici au Québec est imminent. Dans les circonstances, on retrouve les partis d’opposition qui accuse le gouvernement. Entre autres, on l’accuse de penser à son avenir et non à l’avenir des Québécois alors qu’une crise financière se transforme graduellement en crise économique. De son côté, le gouvernement accuse l’opposition qui refuse de s’engager à ne pas le renverser dans les prochains mois. Que c’est beau la démocratie! Eh oui chers partisans, partisanes, lecteurs, lectrices, électeurs, électrices, le pouvoir nous rend on ne peut plus subjectifs et notre regard sur les événements ne peut être plus transparent qu’un « Tout est relatif ».
Et que dire du gouverneur de la Californie, Arnold Schwarzenegger, qui parle des jambes maigrichonnes du probable futur Président des États-Unis. Dans une ultime tentative pour faire pencher la balance en faveur du républicain McCain, l’ex-monsieur muscle propose de faire faire quelques exercices pour biceps afin de muscler les petits bras décharnés du démocrate Obama. Tout en restant dans la testostérone et les stéroïdes, Schwarzi mentionne que Barack pourrait également mettre un peu de viande autour de ses idées. Tout ça, évidemment, pour le plus grand plaisir des partisans républicains de l’Ohio. N’est-ce pas une autre belle démonstration que « Tout est relatif »?
Comme mentionné les semaines dernières, Le journal Les Affaires a lancé le programme Urgence Leadership. Je suis entièrement d’accord avec cette idée d’urgence autour du leadership. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la mise sur pied de mon entreprise où j’offre des réflexions sur le leadership par l’entremise de conférences, mon infolettre Le Meneur! et ce blogue.
Pourquoi y a-t-il Urgence Leadership? Parce que nombreux sommes-nous à aimer l’expression « Tout est relatif ». D’accord, peut-être ne l’aimons-nous pas mot à mot mais à l’usage, avouez qu’elle nous est aussi utile que pour d’autres, la tchique tchique.
Lecteurs, lectrices, webteurs, webtrices, leaders, leadrices, il faut se rendre à l’évidence, il n’est pas rare que notre regard sur les événements embellisse nos faits et gestes à notre avantage. Qui n’a jamais fait un peu de propagande pour se valoriser aux yeux des autres? Qui n’a jamais omis quelques détails afin de ne pas compromettre sa crédibilité? Qui n’a jamais joué sur les mots dans le but de mettre en valeurs ses idées?
Je ne sais pas qui, mais avouez que l’actualité de la semaine est un belle exemple que l’expression « Tout est relatif » fait partie intégrante de notre quotidien. Ainsi, la prochaine fois que vous aurez l’impression que votre leadership bat de l’aile, pour vous sortir de cette impasse, rappelez-vous ce bref moment d’anthologie : « Tout est relatif » - Le blogue!
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