Déjà 400 ans que l’illustre Samuel posait le pied à Québec. Difficile d’imaginer plus belle occasion pour se mettre à la fête. En ce début mai, de La Rochelle aux plaines d’Abraham, le vent est dans les voiles pour que les célébrations commencent. Sortez vos ceintures fléchées et plus beaux atours afin de commémorer ce moment d’histoire. Partagez votre joie dans l’héritage de ces courageux navigateurs du passé. Soyez de la fête avec le bonheur que nous procure la terre d’accueil. Venez autour du feu où petits et grands chanteront, danseront, main dans la main à la mémoire de nos ancêtres.
Si la vie était comme ça, on n’aurait pas besoin… de politiciens! Au lieu de ce tableau idyllique, de Québec à Ottawa, on s’époumone sur l’odieux de la tournure des événements. Monsieur le Président, le 400e, c’est la fête de la ville de Québec et des Québécois… Monsieur le Président, comment se fait-il qu’on laisse la place… Monsieur le Président, c’est clair que le premier ministre n’a pas de… Leadership! Avez-vous dit leadership?
À l’ordre S.V.P.! Monsieur le Président… se pourrait-il que tout cela ne soit qu’une guerre de clocher? Monsieur le Président, pourquoi une guerre de clocher? Tout simplement parce qu’on a peur! Oui, on a peur. Peur de perdre la face. Peur de perdre de l’importance. Hô! Peur de perdre notre pouvoir d’influence sur les autres. Peur de perdre du territoire sur l’échiquier organisationnel. Ha! Peur de ne pas être en mesure de justifier sa raison d’être. Depuis près de 30 ans qu’on argumente sur la place du Québec dans le Canada. Pourrions-nous passer à autre chose?
Remarquez, je ne me considère ni fédéraliste, ni souverainiste. Je suis tout simplement quelqu’un qui, comme bien d’autres, croit qu’il serait plus avantageux de chercher des solutions pour les nombreux problèmes auxquels notre société est confrontée que de ressasser une sempiternelle crise identitaire. Autrement dit, pourquoi ne pas chercher des solutions à de réels problèmes au lieu de chercher des querelles sans fin?
Côté solution, j’ai aimé la réaction du maire de Québec, Régis Labeaume. Je devrais d’ailleurs dire agréablement aimé car j’avais entendu son nom à quelques reprises auparavant. Certes dans les médias, également lors des conférences que j’ai présentées à Québec. J’interagis à quelques occasions avec les participants et les gens m’ont parlé de leur maire avec un sourire en coin. Chaque fois, l’auditoire réagissait avec un rire bien senti. Sur le coup, je ne savais trop quoi en penser. Dans la controverse de La Rochelle, j’ai eu la chance de comprendre.
En fait, j’ai eu la chance de l’entendre réagir à l’insistance des journalistes pour qu’il commente la guéguerre de clocher. "Je peux comprendre que la controverse est bonne pour vos cotes d’écoute mais ce n’est pas moi qui va l’alimenter. Les gens de La Rochelle nous font un cadeau, pourquoi ne pas célébrer? Tout le monde a le cœur à la fête ici, je suis touché par leur générosité. Pourrait-on oublier la petite politique et prendre le temps de célébrer?" Il m’excusera si je n’ai pas rapporté ses propos mot à mot mais cela donne une très bonne idée de sa vision des choses.
Le maire Labeaume est un gars de terrain. Quelqu’un qui n’a rien à faire des guéguerres de clocher. Quelqu’un qui regarde les choses pour aller de l’avant et non pour tourner en rond ou alimenter des intérêts personnels. Je ne peux pas le juger sur l’ensemble de ses actions et décisions. Mais de l’extérieur, avec mon expérience des organisations, j’avoue sans réserve que l’attitude du maire Labeaume ressemble à celle que j’attribue aux réels leaders. Il ne fait pas dans la dentelle mais il ne se laisse pas aveugler par les Hô et les Ha des uns et des autres.
Je ne sais pas comment ça se passe dans votre entreprise mais par expérience, je suis certain qu’il y en a des Hô et des Ha. Il y en a un qui veut plus de budgets parce que son projet est meilleur que celui de son voisin. Il y a l’autre, qui veut plus d’employés parce que lui a son budget. Et l’autre encore qui veut plus d’espace parce que si les autres revendiquent, il doit le faire également s’il ne veut pas se faire damer le pion. Avez-vous déjà pris le temps de réfléchir à quoi servent réellement ces demandes territoriales? Ne jouez pas à l’autruche et surtout, sachez que les vrais leaders ne perdent pas leur temps dans des guerres de clocher.
dimanche 11 mai 2008
dimanche 4 mai 2008
Insubordination!
Cette semaine, je dois avouer que l’actualité me laisse bouche bée, pantois. Le sujet est pourtant intéressant : l’insubordination. Mais l’histoire, on ne peut plus insipide. En fait, encore une fois, tout ce qu’on entend d’un côté n’est que du camouflage, de la diversion et de l’autre, de la politicaillerie de bas étage. Ce qu’a réellement fait Bruno Fortier, ex-délégué général du Québec à New York, on le saura au plus tôt, la semaine des quatre jeudis. Comme leadership, j’ai déjà vu mieux!
L’insubordination! On se croirait à la petite école alors que madame la professeure envoyait les petits comiques dans le coin pour réfléchir. Avouez que le parallèle est sympathique! Mais sincèrement, je n’en crois pas mes yeux, ni mes oreilles. À vrai dire, sous l’angle du leadership, il n’y a rien à comprendre. Un délégué général qui n’écoute pas ses supérieurs! ALLO! il y a quelqu’un? On ne parle pas d’un jeune ado dans son premier emploi. On ne parle pas d’un mal léché frustré de la société. On parle d’un individu qui devait représenter le Québec dans le plus important pôle économique de la côte est américaine. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Souvent, les gens me demandent quel est le lien entre l’ingénierie et le leadership. À l’occasion, on me demande comment un ingénieur a-t-il pu mettre de côté sa profession pour s’intéresser au leadership. Le cas Fortier n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et donne à ma réponse toute sa profondeur : À quoi cela sert de faire de la technique si le fond du problème relève de l’humain!
Je m’intéresse au leadership parce j’ai vu nombre de situations où les dirigeants en place n’étaient aptes à comprendre ce qui se passait réellement autour d’eux. Je m’intéresse au leadership parce que nombreux sont les gestionnaires qui n’arrivent pas à percevoir les jeux de pouvoir auxquels ils sont confrontés. Je m’intéresse au leadership parce que trop d’entreprises embauchent les mauvaises personnes. Le cas Fortier en est qu’un exemple de plus.
Bien sûr, les problèmes de leadership des organisations ne sont pas tous aussi critiques que le cas Fortier. Mais c’est un bel exemple du principe de Peter’s – s’élever à son niveau d’incompétence. Certains avancent que le poste de délégué général a monté à la tête de Fortier. Ça ne me surprendrait pas. Cela arrive assez régulièrement. Une fois élevés au niveau de cadre, certains deviennent tout simplement gagas. Par exemple, il y en a qui se transforment en maître de la délégation.
Cela m’est arrivé de voir un directeur prendre plus de temps à expliquer une tâche à faire que de la faire lui-même. Comble de la fainéantise, un jour, un autre m’a dit que je ne me comportais pas en directeur parce qu’à l’occasion, je transportais des boîtes au lieu de demander à mes employés de le faire! Curieusement, on ne voyait pas le travail d’équipe de la même façon. Cherchez l’erreur!
Des gens dont le titre leur monte à la tête, il y en a généralement un ou deux dans les entreprises. Et cela est bien dommage car leur attitude contamine l’ensemble de l’organisation. Leur présence nuit au développement d’une synergie forte et constructive. Et cela est facile à comprendre : personne n’aime faire le travail des autres, même si c’est un supérieur qui le demande. Les employés ne sont pas dupes. Ils sont capables de déterminer si leur supérieur délègue plus qu’il ne travaille. Lorsque les gens ont l’impression qu’on leur délègue des tâches que l’on pourrait faire soi-même, ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils développent des sentiments négatifs face à l’équipe de gestion.
Est-ce que Fortier a rencontré sur son chemin une personne qui ne voulait pas s’en laisser imposer? Est-ce qu’on lui a passé une commande et laissé tomber lorsqu’on a réalisé que ça n’allait pas comme prévu? Est-ce qu’il a eu une main baladeuse? Est-ce qu’il est devenu la grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf?
Je n’en sais rien mais avant d’embaucher un gestionnaire, assurez-vous que c’est une personne compétente. Faites preuve de discernement sur l’attitude qu’il pourrait développer. Soyez certains de bien comprendre ses motivations. Et surtout, assurez-vous qu’il partagera les valeurs et la culture organisationnelle de l’entreprise. Parce que si cette personne cause de l’insatisfaction chez vos employés, les chances sont grandes pour que vous vous retrouviez avec un cas d’insubordination!
L’insubordination! On se croirait à la petite école alors que madame la professeure envoyait les petits comiques dans le coin pour réfléchir. Avouez que le parallèle est sympathique! Mais sincèrement, je n’en crois pas mes yeux, ni mes oreilles. À vrai dire, sous l’angle du leadership, il n’y a rien à comprendre. Un délégué général qui n’écoute pas ses supérieurs! ALLO! il y a quelqu’un? On ne parle pas d’un jeune ado dans son premier emploi. On ne parle pas d’un mal léché frustré de la société. On parle d’un individu qui devait représenter le Québec dans le plus important pôle économique de la côte est américaine. Leadership! Avez-vous dit leadership?
Souvent, les gens me demandent quel est le lien entre l’ingénierie et le leadership. À l’occasion, on me demande comment un ingénieur a-t-il pu mettre de côté sa profession pour s’intéresser au leadership. Le cas Fortier n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et donne à ma réponse toute sa profondeur : À quoi cela sert de faire de la technique si le fond du problème relève de l’humain!
Je m’intéresse au leadership parce j’ai vu nombre de situations où les dirigeants en place n’étaient aptes à comprendre ce qui se passait réellement autour d’eux. Je m’intéresse au leadership parce que nombreux sont les gestionnaires qui n’arrivent pas à percevoir les jeux de pouvoir auxquels ils sont confrontés. Je m’intéresse au leadership parce que trop d’entreprises embauchent les mauvaises personnes. Le cas Fortier en est qu’un exemple de plus.
Bien sûr, les problèmes de leadership des organisations ne sont pas tous aussi critiques que le cas Fortier. Mais c’est un bel exemple du principe de Peter’s – s’élever à son niveau d’incompétence. Certains avancent que le poste de délégué général a monté à la tête de Fortier. Ça ne me surprendrait pas. Cela arrive assez régulièrement. Une fois élevés au niveau de cadre, certains deviennent tout simplement gagas. Par exemple, il y en a qui se transforment en maître de la délégation.
Cela m’est arrivé de voir un directeur prendre plus de temps à expliquer une tâche à faire que de la faire lui-même. Comble de la fainéantise, un jour, un autre m’a dit que je ne me comportais pas en directeur parce qu’à l’occasion, je transportais des boîtes au lieu de demander à mes employés de le faire! Curieusement, on ne voyait pas le travail d’équipe de la même façon. Cherchez l’erreur!
Des gens dont le titre leur monte à la tête, il y en a généralement un ou deux dans les entreprises. Et cela est bien dommage car leur attitude contamine l’ensemble de l’organisation. Leur présence nuit au développement d’une synergie forte et constructive. Et cela est facile à comprendre : personne n’aime faire le travail des autres, même si c’est un supérieur qui le demande. Les employés ne sont pas dupes. Ils sont capables de déterminer si leur supérieur délègue plus qu’il ne travaille. Lorsque les gens ont l’impression qu’on leur délègue des tâches que l’on pourrait faire soi-même, ce n’est qu’une question de temps pour qu’ils développent des sentiments négatifs face à l’équipe de gestion.
Est-ce que Fortier a rencontré sur son chemin une personne qui ne voulait pas s’en laisser imposer? Est-ce qu’on lui a passé une commande et laissé tomber lorsqu’on a réalisé que ça n’allait pas comme prévu? Est-ce qu’il a eu une main baladeuse? Est-ce qu’il est devenu la grenouille qui voulait être plus grosse que le bœuf?
Je n’en sais rien mais avant d’embaucher un gestionnaire, assurez-vous que c’est une personne compétente. Faites preuve de discernement sur l’attitude qu’il pourrait développer. Soyez certains de bien comprendre ses motivations. Et surtout, assurez-vous qu’il partagera les valeurs et la culture organisationnelle de l’entreprise. Parce que si cette personne cause de l’insatisfaction chez vos employés, les chances sont grandes pour que vous vous retrouviez avec un cas d’insubordination!
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