Je ne sais pas pour vous mais pour moi, la semaine a été riche en leadership! Avez-vous dit leadership? Tu parles, le festival du leadership. Rien de moins. Et comme j’ai déjà dit : «Pas facile d’exercer du leadership lorsque tout est devenu du leadership».
Ça a commencé avec les écoles qui ont perdu leur leadership dans l’implantation de l’internet dans leur milieu. Perdu leur leadership… Par rapport à quoi, à qui? Me semble qu’il aurait été plus simple de dire qu’elles ont perdu la cadence, le rythme, l’intérêt, leur dynamisme, l’énergie, l’ardeur à la limite, leur «momentum». Tout en étant plus clair, cela aurait donné l’exemple. On parle des écoles après tout. Les enfants y vont pour apprendre à parler, à bien utiliser le vocabulaire, développer leurs idées. Donner l’exemple, servir de modèle, n’est-ce pas là une réelle façon d’inspirer les autres?
Par la suite, on a eu droit à une symphonie du leadership. Une symphonie qui, j’aime mieux le préciser, n’a aucun lien avec le regretté départ de ce grand ténor qu’était Luciano Pavarotti. Parce qu’honnêtement, il serait peut-être plus juste de parler de cacophonie. Dans le premier mouvement, on nous a parlé de John Howard le leader de l’Australie. Leader de l’Australie! Pourtant, premier ministre aurait été beaucoup plus approprié en plus d’améliorer la qualité de l’information transmise.
Sur une note humoristique, alors qu’il n’y a pourtant rien de drôle en Afghanistan, on a demandé à un responsable de l’armée canadienne s’ils ont eu des pourparlers avec le leader des talibans. Euh! Vous cherchez l’humour?... Leader par ci, leader par là… Premier ministre ou terroriste! Je veux bien croire que ça rime mais lorsque l'un et l'autre sont des leaders, y a de quoi rire jaune! Faites votre choix, ce n'est pas le mien.
Et pour finir, évidemment, la totale. Lors de son discours au sommet des leaders de la zone Asie-pacifique, le premier ministre Harper a affirmé aux 100 leaders présents qu’il voulait faire du Canada le leader de la protection de l’environnement. Selon lui, le Canada doit démontrer son leadership au niveau de l’environnement. Monsieur Harper veut faire du Canada le leader mondial de la lutte contre les changements climatiques. Sans commentaires, on a le leader facile.
Eh oui messieurs dames, le leadership est à la mode. Après la bourse du carbone, on devrait partir la bourse du leadership. Le marché est à la hausse et la tendance risque de se maintenir encore longtemps.
Pour ma part, comme professionnel du leadership, ça me désole que cette utilisation à tout vent. Je veux bien admettre que c’est la saison des ouragans mais quand même, soyons sérieux. Il parait que toutes les routes mènent à Rome, n’empêche, n’y allons pas par quatre chemins : Où, qui, quand, comment un gestionnaire peut-il prendre exemple pour améliorer son leadership si tout est devenu du leadership?
Sur ce, gardez l’œil ouvert car plus tôt que tard, vous aurez le leadership à l’oreille!
lundi 10 septembre 2007
dimanche 2 septembre 2007
Quel est votre style?
Avec plus de 400 000 000, oui oui, 400 millions, d’entrées sur Internet pour les mots leader et leadership, vous comprenez qu’il s’en dit des choses sur le sujet. Bien entendu, on y trouve des conseils pour exercer du leadership et parmi ceux-ci des styles à adopter en fonction des circonstances, le fameux leadership situationnel, des événements et quoi encore. Cette semaine, l’actualité a été généreuse. Voici donc trois styles de leadership pour vous inspirer, ou le contraire.
Le premier, je le surnomme «Surfer sur la vague». Il y a des politiciens qui excellent dans cette discipline. Ici au Québec, nous avons Mario Dumont qui se distingue des autres à ce niveau. M. Dumont est un surfeur car il sait lire les tendances de l’opinion publique. Il a été parmi les premiers à parler des accommodements raisonnables il y a près d’un an. Par la suite, il a fait quelques mois sur le thème de l’immigration et lors du dernier congrès de son parti, il a sauté sur la vague des délinquants sexuels. Certes, il a un très bon flair politique et pour un politicien, c’est une compétence quasi indispensable; du moins aux yeux de certains. Pour ma part, dans mon champ d’expertise, j’appellerais ça du leadership opportuniste. On en voit à tous les jours dans les milieux politiques. Et malheureusement, si vous êtes le moindrement attentif, il y a de fortes chances que vous en voyez également dans votre environnement.
Le deuxième style, je le qualifierais de factice. Le style factice comporte une variante qui elle se joue au niveau de la séduction. À noter que certains leaders adoptent ce style lorsqu’ils voient que leurs réelles motivations ne sont plus endossées par la majorité. Alors ils nous disent qu’ils ont compris le message. Que dorénavant, ils vont être à l’écoute. Du moins, le temps de nous convaincre que dans le fond tout ce qu’ils veulent, c’est de faire leur idée maîtresse. Nouvellement promue chef du parti québécois, Pauline Marois excelle à ce niveau. Mme Marois nous dit qu’elle va être à l’écoute de la population, à l’écoute des besoins des gens, etc. Elle nous dit tout ça avec son magnifique sourire en précisant que dès que c’est possible, le parti va revenir à la promotion de la souveraineté. Vous comprenez le style factice?
Le troisième style, c’est celui que je préfère. Celui que je promeus dans ma conférence et mes ateliers. En fait, ce n’est pas vraiment un style car c’est du leadership, le vrai leadership. L’actualité nous en a donné un bel exemple cette semaine avec l’hommage que Londres a fait à Nelson Mandela. Pourquoi Mandela est-il un vrai leader? Je sais, vous le savez de vous-même. Cela saute aux yeux, c’est une évidence. Mandela a défendu ses principes, ses valeurs, contre vents et marées. Ce n’est pas quelqu’un qui a cherché à suivre les tendances ou qu’il a fait semblant d’être à l’écoute des autres en attendant que ses idées redeviennent populaires. Il a gardé le cap sachant que ses idées étaient celles qu’il devait suivre pour être intègre envers lui-même. Non, il n’y a pas de lapin dans le chapeau avec le vrai leadership!
Et vous, on vous demande d’exercer du leadership? Vous aimeriez que vos employés reconnaissent vos qualités de leader? Et bien, ne vous reste plus qu’à faire votre choix dans le style de leadership qui vous convient!
Le premier, je le surnomme «Surfer sur la vague». Il y a des politiciens qui excellent dans cette discipline. Ici au Québec, nous avons Mario Dumont qui se distingue des autres à ce niveau. M. Dumont est un surfeur car il sait lire les tendances de l’opinion publique. Il a été parmi les premiers à parler des accommodements raisonnables il y a près d’un an. Par la suite, il a fait quelques mois sur le thème de l’immigration et lors du dernier congrès de son parti, il a sauté sur la vague des délinquants sexuels. Certes, il a un très bon flair politique et pour un politicien, c’est une compétence quasi indispensable; du moins aux yeux de certains. Pour ma part, dans mon champ d’expertise, j’appellerais ça du leadership opportuniste. On en voit à tous les jours dans les milieux politiques. Et malheureusement, si vous êtes le moindrement attentif, il y a de fortes chances que vous en voyez également dans votre environnement.
Le deuxième style, je le qualifierais de factice. Le style factice comporte une variante qui elle se joue au niveau de la séduction. À noter que certains leaders adoptent ce style lorsqu’ils voient que leurs réelles motivations ne sont plus endossées par la majorité. Alors ils nous disent qu’ils ont compris le message. Que dorénavant, ils vont être à l’écoute. Du moins, le temps de nous convaincre que dans le fond tout ce qu’ils veulent, c’est de faire leur idée maîtresse. Nouvellement promue chef du parti québécois, Pauline Marois excelle à ce niveau. Mme Marois nous dit qu’elle va être à l’écoute de la population, à l’écoute des besoins des gens, etc. Elle nous dit tout ça avec son magnifique sourire en précisant que dès que c’est possible, le parti va revenir à la promotion de la souveraineté. Vous comprenez le style factice?
Le troisième style, c’est celui que je préfère. Celui que je promeus dans ma conférence et mes ateliers. En fait, ce n’est pas vraiment un style car c’est du leadership, le vrai leadership. L’actualité nous en a donné un bel exemple cette semaine avec l’hommage que Londres a fait à Nelson Mandela. Pourquoi Mandela est-il un vrai leader? Je sais, vous le savez de vous-même. Cela saute aux yeux, c’est une évidence. Mandela a défendu ses principes, ses valeurs, contre vents et marées. Ce n’est pas quelqu’un qui a cherché à suivre les tendances ou qu’il a fait semblant d’être à l’écoute des autres en attendant que ses idées redeviennent populaires. Il a gardé le cap sachant que ses idées étaient celles qu’il devait suivre pour être intègre envers lui-même. Non, il n’y a pas de lapin dans le chapeau avec le vrai leadership!
Et vous, on vous demande d’exercer du leadership? Vous aimeriez que vos employés reconnaissent vos qualités de leader? Et bien, ne vous reste plus qu’à faire votre choix dans le style de leadership qui vous convient!
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